Dans les Alpes, les Menuires, porte d’entrée des 3 Vallées

Gary Lawrence
Collaboration spéciale
Départ de la pointe de la Masse, aux Menuires
Photo: Gary Lawrence Départ de la pointe de la Masse, aux Menuires

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Au coeur des 3 Vallées, plus grand domaine skiable de la planète, Les Menuires forment le camp de base idéal pour profiter de toutes les stations sans se ruiner, y compris en famille.

Du haut de la pointe de la Masse, au sommet des Menuires, les panoramas qui décoiffent ne manquent pas, même lors des jours sans vent. Droit en face, le massif de la Chambre est dominé par l’auguste silhouette du mont Blanc, au loin ; sur la droite, l’aiguille de Péclet (3561 mètres) perce l’horizon et marque la présence de Val Thorens ; derrière, la vallée des Encombres offre la promesse d’infinies possibilités de ski hors-piste. Mais rien ne laisse deviner la présence de la très huppée Courchevel, de la pittoresque Saint-Martin-de-Belleville ou de la chic Méribel, pourtant limitrophes.

En fait, toutes ces stations — ainsi que deux petits hameaux, Orelle et Brides-les-Bains — sont interreliées et forment ensemble le plus démesuré de tous les domaines skiables du globe : les 3 Vallées. Peu importe où l’on pose ses valises dans ce vaste territoire blanc de 600 km de glisse, de 339 pistes et de 160 remontées, on a accès à son entièreté avec un seul et unique billet multistations. Et c’est souvent aux Menuires que bien des skieurs préfèrent prendre leurs quartiers pour rayonner d’une vallée à l’autre.

D’abord, de toutes les grandes stations des 3 Vallées, c’est la première qu’on rencontre en arrivant de Lyon ou de Genève, principaux accès aéroportuaires du domaine. Ensuite, le choix d’hébergement y est le plus vaste, le plus abordable et le plus approprié pour la famille, et presque toujours de type « skis aux pieds » : on enfile ses skis à l’hôtel, on part skier et on revient le soir, directement depuis les pentes.

En outre, quand tous les hôtels et chalets affichent complet partout ailleurs dans les 3 Vallées, il reste toujours de la place aux Menuires, même s’il faut louer un appartement au « Paquebot », ce grand immeuble brutaliste qui domine la station. Et si, de la Croisette au Grand Reberty, les différents quartiers des Menuires n’ont pas le cachet de Saint-Martin ou du hameau du Bettex, ils grouillent de vie et de services.

Enfin, à défaut d’être le plus exaltant du lot, le domaine skiable des Menuires — une grande vallée ouverte, exempte d’arbres et sillonnée de larges pistes — est bien exposé au soleil, compte plusieurs espaces ludiques (parcs à neige, parcours à obstacles, etc.) et demeure le plus approprié pour les néophytes et les gambettes fragiles : des 76 pistes, l’essentiel est de niveau débutant.

Photo: Gary Lawrence L'étonnante bibliothèque-salle de jeu de l'hôtel L'Ours blanc, aux Menuires

Ailleurs dans le domaine

Si on ne trouve plus son compte aux Menuires, on n’a qu’à emprunter les remontées et filer vers la dernière des 3 Vallées côtoyer les vedettes et skieurs friqués de Courchevel et zieuter les fresques des façades de son ravissant village, ou alors s’engager dans la bellissime vallée de Méribel, fort prisée des Britanniques. Mais on peut surtout explorer Val Thorens, à portée de spatules et de remontées depuis les Menuires.

Non seulement est-ce le secteur le plus haut perché des 3 Vallées, mais c’est aussi le plus éblouissant et le plus trépidant. Entre la cime Caron (3200 mètres) et la pointe du Bouchet (3416 mètres), sous laquelle part la plus haute tyrolienne du monde, les pistes défilent entre des sommets délirants ou dans de sublimes vallées encaissées — la Lory s’étire ainsi dans une sorte de long canyon blanc flanqué de rocs noirs.

Val Thorens peut aussi se targuer d’offrir l’après-ski le plus endiablé des 3 Vallées, qu’on participe à un barbecue bien arrosé en plein air, qu’on se trémousse en terrasse extérieure ou qu’on dérape dans une boîte comme la Malaysia, une discothèque souterraine pouvant accueillir 1000 fêtards, et d’où on rentre en 15 minutes de taxi, une fois la nouba terminée.

Photo: Gary Lawrence Le Roc Seven, l'un des nombreux restos de montagne des Menuires

À table

L’une des plus grandes satisfactions qu’on retire à skier aux 3 Vallées, c’est d’avoir accès à tous ces restaurants de montagne où il est possible de dignement casser la croûte le midi, directement sur les pistes. Un magret de canard aux morilles ou une truite au fromage Beaufort sur la terrasse ensoleillée de l’Antigel ; une pizza au jambon de parme ou un poulpe grillé à la ventricina au son du DJ du Roc Seven : les bons petits plats y sont légion, qu’on les serve dans un cadre design, un chalet rustique ou une ancienne montagnette — une maison de berger — reconvertie.

Le soir, de retour au village, le choix est encore plus vaste : une raclette ou une tartiflette décadente au Comptoir, une souris d’agneau qui défie les lois de la tendreté à la Maison de Savoy ou une truite aux poireaux pêchée sur place le matin même chez Pépé Nicolas, un resto champêtre bourré de charme et directement planté sur la ferme d’où il tire les produits servis à sa table. Les fines bouches qui n’hésitent pas à délester leur gousset ne sont pas en reste : même sans se rendre à Courchevel, on peut s’offrir des agapes princières à La Bouitte, seule table étoilée Michelin de la vallée des Belleville, à quelques minutes des Menuires.

Car peu importe le type de ski qu’on pratique, on ne badine pas avec la bonne chère, dans les 3 Vallées : après tout, 600 km de pistes, ça finit toujours par creuser…

Bon à savoir

• On skie parfois jusqu’en mai dans les 3 Vallées, surtout aux Menuires et à Val Thorens. Prix du billet : à partir de 72 euros (104 $) par jour.
• Durant l’hiver, Air Canada relie Montréal à Lyon et à Genève plusieurs fois par semaine, sans escale.
• Pour dormir, l’Ours blanc, ravissant 4 étoiles skis aux pieds et fraîchement rénové, inclut une surprenante bibliothèque-salle de jeu, une épatante piscine intérieure/extérieure avec un joli spa et d’excellents petits-déjeuners roboratifs. À compter de 215 euros (310 $) par
nuit, petit déjeuner inclus pour 2 personnes. Parfait pour les fauchés, l’« hostel » minimaliste HO36 offre chambres et dortoirs à partir de 20 euros (29 $). Le hic : le bruit des dameuses la nuit.

L’auteur était l’invité d’Air Canada et de l’Office de tourisme des Menuires.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.



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