S’envoler sans tracas pendant les Fêtes

Carolyne Parent
Collaboration spéciale
Aux parents ou aux grands-parents voyageant avec un enfant en bas âge, Mélanie Guilbault, agente de bord chez Air Transat, conseille de n’apporter que le strict minimum à bord.
Photo: Getty Images Aux parents ou aux grands-parents voyageant avec un enfant en bas âge, Mélanie Guilbault, agente de bord chez Air Transat, conseille de n’apporter que le strict minimum à bord.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Des agents de bord donnent leurs astuces pour que les envolées des prochaines semaines se déroulent au mieux pour tous.

Rien n’indique que le chaos qui a sévi dans les aéroports du monde entier l’été dernier se reproduira en décembre. D’une part, les administrations aéroportuaires et les compagnies aériennes gèrent mieux les problèmes de l’heure, l’effet de surprise s’étant dissipé ; d’autre part, l’inflation aura peut-être raison des envies de voyage que la pandémie aura exacerbées.

Le temps des Fêtes demeurant traditionnellement une période de fort achalandage, il y a tout de même lieu d’être prévoyant. Quatre agents de bord d’expérience de quatre lignes aériennes différentes donnent donc ici leurs conseils pour des départs fluides ces prochaines semaines et un plus grand confort à bord.

Précautions en amont

Les voyageurs auront certainement retenu la leçon estivale, mais Duygu Eren Tosya, cheffe de cabine chez Turkish Airlines, leur rafraîchit la mémoire : choisissez des vols directs autant que possible, surtout si vous voyagez avec des enfants, et évitez d’enregistrer des bagages en soute. « Vos déplacements à l’aéroport seront plus rapides, dit-elle, et il est aussi moins stressant de n’avoir qu’un seul bagage à l’oeil. »

Afin d’accélérer le passage à l’aéroport, Jean Stipanicic, steward chez Air France, rappelle l’importance de s’enregistrer auprès de sa compagnie aérienne la veille du départ — on a alors plus de choix parmi les sièges non encore attribués et on obtient sur-le-champ notre carte d’embarquement. Il recommande aussi de s’informer auprès du transporteur du format et du poids des bagages de cabine qu’il autorise et… de s’y conformer ! Mais qu’on enregistre ou pas sa valise,celle-ci ne doit pas contenir d’articles emballés. « Si jamais elle était inspectée, les cadeaux de Noël seraient déballés », prévient Mme Tosya.

Au fait, doit-on tenir compte de la durée du vol dans le choix de sa destination quand on envisage de partir avec des enfants ? De l’avis de la cheffe de cabine, « plus les enfants sont jeunes, plus ils dormiront, mais six heures est un maximum ». Elle précise toutefois que l’horaire du vol compte davantage que sa durée : en général, les enfants dorment lors d’un vol de nuit.

En prévision d’une envolée avec des bambins, M. Stipanicic a de plus cette super idée pour les y préparer et les rassurer : « Associez leur doudou ou leur peluche au voyage familial. »

C’est un départ !

Combien de temps à l’avance faut-il se présenter à l’aéroport pour un vol international ? « Trois heures avant le décollage, cela me semble impératif, affirme le steward d’Air France, et ce n’est pas du temps perdu, bien au contraire : on franchira plus aisément les contrôles d’immigration et de sécurité, et le niveau de stress s’en trouvera réduit. »

Aux parents ou aux grands-parents voyageant avec un enfant en bas âge, Mélanie Guilbault, agente de bord chez Air Transat, conseille de n’apporter que le strict minimum à bord. « Lorsqu’on a trop de valises (en plus du sac à couches), il devient alors difficile de sortir de l’avion, surtout lorsque le petit dort », fait-elle valoir.

Mais ce minimum devrait toujours inclure des collations. « Lors de turbulences, le service de nourriture risque d’être plus long, et quand les petits ont faim, ils ont faim ! » dit Mme Guilbault. En outre, selon M. Stipanicic, donner à bébé son biberon au décollage et à l’atterrissage est une bonne chose : « Cela le fait déglutir, active l’oreille interne et lui évite de possibles douleurs. »

Mais que faire quand les enfants se mettent à pleurer ? « Certains parents sont tellement stressés par le regard des autres passagers que cela augmente le stress de l’enfant et occasionne souvent plus de pleurs. Or, calme et “zénitude” sont des comportements à adopter pour un voyage réussi », estime l’agente de bord d’Air Transat, qui est aussi instructrice à la formation. Une anecdote : « Je me souviens d’un parent qui avait offert aux passagers autour de lui des bouchons pour les oreilles au cas où son bébé serait trop bruyant. J’avais trouvé ça drôle et audacieux ! »

Enfin, un sage conseil de Marie-Claude Bourgeois, directrice de vol chez Sunwing, aux vacanciers de retour d’un voyage dans le Sud : « Nous comprenons que vous revenez d’une destination tropicale, mais il est préférable de prévoir des vêtements adéquats plutôt que des shorts et des sandales : il peut faire froid à bord de l’avion… »

Noël dans le ciel

Agente de bord chez Air Transat depuis 1994, Mélanie Guilbault entend souvent de jolis mots d’enfants. Ainsi, dans le temps des Fêtes, il n’est pas rare que de petits passagers lui demandent si elle a déjà croisé le père Noël dans le ciel. Sa réponse n’est pas moins jolie : « Mais bien sûr, il était sur son traîneau et, avec Rudolf, il a même fait la course avec nous ! » Les voyages en famille peuvent aussi être l’occasion d’une visite du cockpit (à la fin du vol, en sortant de l’avion). Selon le steward d’Air France Jean Stipanicic, « ce sont les parents qui en font la demande au nom de l’enfant, mais ils semblent bien tout aussi intéressés et curieux qu’eux ! »

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.



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