Partir en randonnée... sous la pluie !

Nathalie Schneider
Collaboration spéciale
Marcher sous la pluie peut avoir un charme incomparable pour peu que l’on soit bien équipé.
Nathalie Schneider Marcher sous la pluie peut avoir un charme incomparable pour peu que l’on soit bien équipé.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

En automne, les averses ne sont pas rares. Pas question, pour autant, de renoncer à la randonnée.

Le ciel est menaçant ? Ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui vont vous arrêter ! Un conseil d’ami : n’annulez jamais une randonnée sous prétexte que votre application annonce des précipitations ; la plupart du temps, on passe entre les gouttes et, généralement, les averses sont passagères et localisées. Et ce n’est rien face à la déception qu’on aura si on a annulé sa sortie, alors qu’il se met à faire beau. Pour certains, marcher sous la pluie a même un charme incomparable : les parfums de sous-bois sont exacerbés et, entre deux ondées, les éclaircies renvoient sur le paysage une lumière très photogénique. Et si on est chanceux, on a droit à un arc-en-ciel ! En prime, on est certain que les sentiers ne seront pas très fréquentés. La condition : choisir le bon équipement et préférer les sous-bois aux crêtes exposées. Voici trois sentiers à tester à la prochaine averse. Période de chasse oblige, ils sont situés dans des parcs auxquels les chasseurs n’ont pas accès.

Parc régional des Grandes Coulées

 

Deux secteurs composent ce parc situé dans le Centre-du-Québec : celui de la Grande Tourbière de Villeroy, qui propose un circuit de 3 km, dont une passerelle de bois, mais on optera plutôt pour celui de la Forêt ancienne, qui offre 10 km de sentiers interconnectés le long de la rivière Noire. Le faible dénivelé en fait un parcours pour tous, même pour les familles. Si la pluie s’intensifie, direction l’abri, situé à 2 km du stationnement, où l’on pourra attendre la fin de l’averse et prendre son lunch. Un refuge est également accessible à proximité, et on peut même y passer la nuit, car il est équipé pour accueillir quatre personnes.

Infos pratiques : l’accès est gratuit pour les randonneurs et les cyclistes. Location du refuge : 85 $ par nuit. Chiens admis en laisse.

Parc national du Mont-Orford

 

Dans les parcs nationaux, on recommande de choisir un sentier large, muni d’un bon système de drainage, dans le cas où le ciel est menaçant. Ils sont généralement plus courts et situés près du Centre de découverte et de services, ce qui permet un « rapatriement » plus rapide pour se mettre à l’abri si la pluie redouble. Dans le parc national du Mont-Orford, dans les Cantons-de-l’Est, on opte donc pour la Boucle des Trois-Étangs (5,5 km) qui démarre au Centre de découverte et se situe sur une piste cyclable moins sujette à s’inonder qu’une surface de terre. En deux heures, le randonneur enchaîne les points de vue sur les lacs de l’Ours, de la Cuvette et Martin. Si le temps le permet — et pour un peu plus de défi —, direction le sentier Le Pékan, plus long (9,4 km) et avec plus de dénivelé, notamment sur les collines des Pins et de la Serpentine, et toujours accessible depuis le Centre de découverte.

Infos pratiques : le Centre de découverte et de services est accessible par Orford (secteur du Lac-Stukely). Tarif d’accès : 9,25 $ (gratuit pour les 17 ans et moins).

Parc national de la Mauricie

 

Avec plus de 100 km de sentiers de randonnée, ce parc fédéral situé, comme son nom l’indique, dans la région de la Mauricie, est un haut lieu pour marcher en nature entre Québec et Montréal. Pour une sortie courte, mais remplie de charme, on choisit le sentier Les Cascades, classé facile, une petite boucle de 2 km qui démarre tout près de l’aire de pique-nique Shewenegan. Il « mouille à siaux » ? Retour à l’abri. Le ciel se dégage ? On enchaîne avec Les Falaises, une boucle de 3,8 km qui comprend trois belvédères pour prolonger l’émerveillement.

Infos pratiques : ces sentiers sont accessibles par l’entrée de Saint-Mathieu-du-Parc. Tarif d’accès : 8,50 $ (gratuit pour les 17 ans et moins).
À noter: Ce site est maintenant fermé jusqu’au 14 décembre 2022, pour l'ouverture de la saison hivernale. 

Pour une randonnée pluvieuse réussie

• Porter les bons vêtements :  une coquille rigide, déperlante et respirante type Gore-Tex en haut (avec capuchon réglable qui protège le visage des gouttes), un pantalon imperméable en bas.

• Porter de bonnes bottes de randonnée : en automne, mieux vaut opter pour une paire recouverte d’une membrane imperméable. Si vos bottes sont en cuir, veillez à les imperméabiliser avant chaque sortie. Les guêtres sont aussi une bonne option pour maintenir le bas du pantalon au sec.

• Utiliser deux bâtons de marche pour consolider votre appui sur des sentiers, des blocs de pierre et des souches qui peuvent s’avérer glissantes.

• Réimperméabiliser vêtements et bottes avec des produits adaptés, vendus en boutique spécialisée.

• Privilégier un sac à dos imperméable ou s’assurer qu’il comprend une housse hydrofuge. Placer ses appareils électroniques dans un étui étanche.

• Prévoir des bas et un haut de rechange dans son sac à dos. Privilégier le mérinos, qui évacue l’humidité et régule la température du corps.

• Une fois de retour, veiller à brosser légèrement les bottes avec de l’eau et du liquide à vaisselle, et à déloger tout ce qui s’est glissé sous les semelles : herbes, feuilles, gravier, etc. Ne jamais les faire sécher près d’une source de chaleur, mais plutôt à température ambiante. Un bon entretien permet de faire durer vos bottes bien plus longtemps !


Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part. 



À voir en vidéo