Quelques nuits en camping de très grand luxe

Marie-Julie Gagnon
Collaboration spéciale
L’une des tentes du Clayoquot Wilderness Lodge
Marie-Julie Gagnon L’une des tentes du Clayoquot Wilderness Lodge

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Une grande occasion à célébrer en famille, entre amis ou en amoureux ? Pourquoi ne pas terminer cette escapade dans le golfe par un séjour glamping au Clayoquot Wilderness Lodge, sur l’île de Vancouver ?

Le Clayoquot Wilderness Lodge a des airs de colonie de vacances haut de gamme. Vingt-cinq tentes sontdisséminées un peu partout sur le site de 600 acres racheté par Baillie Lodges en 2021. Chacune est équipée d’un lit confortable, d’une salle de bain avec plancher chauffant et d’une douche extérieure. La formule inclut aussi les repas et plusieurs activités. Entre le latte, qui n’a rien à envier à ceux des cafés de la troisième vague, la coupe de mousseux Cipes de Summerhill Pyramid Winery siroté devant le coucher de soleil et lesmets gastronomiques concoctés à partir d’ingrédients locaux, sky is the limit… ou presque.

Dans l’air vivifiant flotte un mélange de pétrichor, de conifères et de terre humide. Le chant des oiseaux se fond à celui de la rivière Bedwell. À peine quelques heures après l’arrivée, la respiration se fait plus profonde. François Le Mouel et Julie Mathieu-Tremblay reviennent d’une matinée de pêche au saumon, tout sourire. Ce séjour, le couple de Québécois mariés depuis deux décennies en rêvait depuis une dizaine d’années.
« Nous sommes toujours à la recherche d’une expérience différente », raconte la quarantenaire. Amateur de bons vins et de gastronomie, leduo souhaite prendre part à des activités uniques. La pluie diluvienne des derniers jours ne l’a pas empêché d’aller observer des ours noirs en bateau ni de faire de l’équitation dans la forêt.

Pendant l’été, 81 employés de différentes origines veillent à rendre le séjour des visiteurs inoubliable. Si, pendant la haute saison, une cinquantaine de privilégiés peuvent vivre l’expérience simultanément, le printemps et l’automne sont l’occasion de profiter du site et de ses multiples activités — randonnée, équitation, kayak, vélo de montagne, massothérapie… — dans un cadre encore plus intime. Il faut cependant s’attendre à devoir composer avec les humeurs changeantes de Dame Nature.

Une clientèle aussi discrète qu’éclectique

Depuis son premier contrat en 2016, la Québécoise Marie-Christine Poulin, gérante du restaurant, a croisé des rois, des célébrités hollywoodiennes, des gens d’affaires… « Il y a aussi bien des nouveaux couples en lune de miel que des gens qui viennent célébrer leur cinquantième anniversaire de mariage, raconte-t-elle. Nous voyons aussi beaucoup de personnes âgées avec leur famille. Récemment, une dame âgée dont le mari venait de décéder a invité tous ses enfants et petits-enfants. Chacun pouvait faire les activités qui lui convenaient et ils se retrouvaient pour les repas. C’est un bon endroit pour être ensemble, sans être “pognés” ensemble. »

La transformation notable qui s’effectue entre l’arrivée et le départ des vacanciers, peu importe la durée de leur séjour, continue d’étonner la jeune femme. « Le premier souper, nous avons l’impression de servir dans un restaurant de Vancouver. Les gens ont leurs habitudes, ils sont plus habillés. […] Le premier lunch, après la première activité, nous percevons déjà un changement. C’est encore plus flagrant au souper. Plus leur séjour avance, plus la transformation est visible. En trois ou quatre jours, c’est impressionnant. »

Bon à savoir

• Clayoquot Wilderness Lodge accueille les visiteurs jusqu’au 25 octobre.

• Différents forfaits de 3, 7 et 10 nuits sont proposés. Prix : à partir de 2900 $ par tente la nuit.

• Les enfants de moins de 6 ans ne sont pas admis sur le site.

• Des ours noirs sont régulièrement aperçus, mais les grizzlys sont absents de la région.

• Pour plus d’info : clayoquotwildernesslodge



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