Vues sur le fleuve

Marie-Julie Gagnon
Journaliste et chroniqueuse voyage
À une vingtaine de minutes de bateau de Rivière-du-Loup, l’île aux Lièvres est l’endroit tout indiqué pour une pause d’humains.
Photo: Marie-Julie Gagnon À une vingtaine de minutes de bateau de Rivière-du-Loup, l’île aux Lièvres est l’endroit tout indiqué pour une pause d’humains.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

D’une île refuge à un chalet perché, le Bas-Saint-Laurent se vit au rythme des marées. Quelques pistes à Rivière-du-Loup et les environs pour profiter pleinement du Saint-Laurent.


 

Appuyer sur « pause » à l’île aux Lièvres

Il m’a suffi d’apercevoir les petits pingouins en vol pour tout oublier. En regardant ces drôles d’oiseaux un peu gauches frôler le fleuve, pendant la traversée qui mène à l’île aux Lièvres, un rire surgi de l’enfance a fait taire la litanie de choses à faire de l’adulte préoccupée. Il y avait bien des goélands, des mouettes tridactyles, des guillemots à miroir et des eiders à duvet, mais je ne voyais qu’eux agitant leurs ailes nageoires en contournant le phare du Pot-à-l’Eau-de-Vie. Impossible de ne pas sourire !

Photo: Studio Giovanelli La chroniqueuse voyage Marie-Julie Gagnon

À une vingtaine de minutes de bateau de Rivière-du-Loup, l’île aux Lièvres est l’endroit tout indiqué pour une pause d’humains. On en croise peu en empruntant les différents sentiers balisés, qui totalisent une quarantaine de kilomètres. Les occupants des neuf chambres de l’Auberge du Lièvre, dont nous faisions partie le jour de sa réouverture après d’importants travaux de rénovation, ne croisent que quelques campeurs et randonneurs d’un jour.

Géré par Duvetnor, qui veille à sa conservation, ce petit coin de paradis s’est vu attribuer le statut de réserve de biodiversité protégée par le gouvernement du Québec en 2013. De notre fenêtre, les teintes aigues-marines nous donnaient l’impression d’avoir accosté très loin, bien plus loin que sur l’île aperçue de la rive avant de quitter Rivière-du-Loup. Le gros plus ? L’absence de voitures. On s’y balade avec le bruissement du vent dans les arbres et le chant des oiseaux. La (vraie) sainte paix.

Prix d’un forfait à l’auberge, par personne en occupation double : à partir de 245 $. Les (délicieux) repas sont inclus. L’île est accessible jusqu’au 11 octobre.

Les tableaux mouvants du parc côtier Kiskotuk

On trouve des mini-chalets perchés un peu partout dans la province. Ce qui distingue ceux du parc côtier Kiskotuk, dans le secteur des Passereaux, à Cacouna ? La vue imprenable sur le Saint-Laurent, depuis leur terrasse sur le toit.

Ici, marais et îles mystérieuses composent le paysage. On se surprend à contempler l’horizon moiré sans regarder l’heure… jusqu’à ce que les moustiques voraces nous rappellent nos limites. Le coucher du soleil hypnotise malgré tout jusqu’à ce que les tons orangers se dissolvent complètement dans les eaux sombres du fleuve.

Photo: Marie-Julie Gagnon Des mini-chalets perchés dans le parc côtier Kiskotuk se distinguent avec leur vue imprenable sur le Saint-Laurent.

En plus des deux cabanes perchées, qui peuvent accueillir jusqu’à quatre personnes, le camping des passereaux compte 13 sites de camping aménagés, dont quatre plateformes à flanc de montagne, et deux autres chalets. Ces derniers, tout comme ceux sur pilotis, sont équipés de matelas, de vaisselle et d’ustensiles, mais n’ont ni eau, ni électricité, ni literie. Des toilettes sèches se trouvent à proximité. Les douches sont au pavillon d’accueil, très invitant.

Prix d’une nuitée dans un mini-chalet perché : à partir de 85 $.

L’âme de la Maison du restaurateur

De son ancienne vie de restaurateur, Adrien, 73 ans, a conservé le sens de l’accueil. Dans sa maison avec vue sur le fleuve, sur la route de l’Anse-au-Persil, il reçoit les visiteurs dans une seule suite, à l’étage. Le gîte de ce collectionneur d’antiquités a un côté bric-à-brac fort sympathique. Dans le salon, la bibliothèque cache la porte qui mène à la chambre. Ici aussi, la vue sur le fleuve est imprenable.

Photo: Marie-Julie Gagnon Dans le salon, la bibliothèque cache la porte qui mène à la chambre. Ici aussi, la vue sur le fleuve est imprenable.

Notre hôte prend plaisir à préparer de gargantuesques déjeuners à ses invités, inclus dans le prix. À partir de 150 $ la nuit en été.

 
 

Notre journaliste était l’invitée de Tourisme Rivière-du-Loup.

À surveiller

• Nous avons adoré La Porte arrière, rue Lafontaine, à Rivière-du-Loup, tant pour les plats dégustés que pour l’entrain des deux couples d’amis qui l’ont inaugurée il y a deux ans. La carte de ce sympathique resto qui se veut « évolutive et spontanée » met de l’avant les produits régionaux dans un cadre chaleureux et festif.

• Si vous passez par Rimouski, escale obligatoire à la Cantine côtière — Chez Saint-Pierre, qui propose pour un second été des plats à savourer sur place ou à emporter. On repère facilement les conteneurs rouges près de l’église du Bic.

• Il reste toujours des disponibilités à l’Auberge du Lièvre en août et septembre. Les réservations se font uniquement par téléphone : 418-867-1660 ou 1-877-867-1660. Il est aussi possible de louer des chalets et des terrains de camping.

Le parc côtier Kiskotuk compte sept secteurs à Cacouna, L’Isle-Verte et Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

• À garder à portée de la main : Explorez la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent de Marie-Ève Blanchard, publié chez Guides Ulysse.



À voir en vidéo