Glace, expériences autochtones et chalet chic

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
Un Igloft, sur le lac Saint-Jean
Photo: Igloft Un Igloft, sur le lac Saint-Jean

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Au royaume du Bonhomme Hiver, mieux vaut embrasser la glace que la briser. Faute de pouvoir voyager à notre guise en ce moment, on en profite aussi pour soutenir des entreprises autochtones. Et si, plutôt que de chercher un chalet, on s’offrait LE chalet ? Trois pistes pour célébrer l’hiver.

Un musée de la glace ?

Après avoir imaginé le concept de l’Igloft, minichalet posé sur le lac Saint-Jean accessible été comme hiver, Stéphan Tremblay développe actuellement un autre projet qui risque de piquer la curiosité : un Musée de la glace. « J’habite devant le lac Saint-Jean», raconte celui que plusieurs ont connu quand il a succédé à Lucien Bouchard dans la circonscription de Lac-Saint-Jean en 1996, alors qu’il était âgé de 22 ans. «L’été, c’est fantastique. L’hiver, mon terrain s’agrandit. Ça fait des années que je réfléchis à des façons de mieux habiter le territoire en hiver. »

C’est cette réflexion qui a mené à l’élaboration de l’Igloft, contraction des mots « igloo » et « loft ». Avant de se lancer, comme c’était prévu, dans la construction d’autres lofts — le site en compte trois —, il a plutôt choisi d’aller de l’avant avec l’idée d’un musée en plein air, en collaboration avec ses comparses de la coopérative Désert de glace. « Avec la COVID, nous nous sommes dit qu’il pouvait y avoir une occasion de sortie culturelle et scientifique pour les familles, notamment. »

Le musée éphémère se trouvera dans le même secteur que les hébergements, près de l’Auberge des îles, à Saint-Gédéon, et sera accessible dès que la glace sera suffisamment épaisse, vers la mi-janvier. L’exposition Sous zéro permettra non seulement de voir le lac sous un angle différent, mais aussi d’aborder une foule de questions, dont la glaciologie, les changements climatiques et l’histoire des marchands de glace — pas ceux qui nous font saliver l’été, mais ceux qui nous permettaient jadis de conserver nos aliments.

À quelle expérience s’attendre d’un musée sans murs ? L’image du parcours de golf lui semble la plus éloquente. Pendant environ deux heures, les visiteurs, qui partiront toutes les dix minutes avec leur « bulle », s’arrêteront dans sept stations à pied, chaussés de skis de fond ou de raquettes. Une cinquantaine de thématiques seront abordées sur les 27 panneaux d’interprétation du circuit. « Il faudra respecter l’horaire de réservation… comme au golf », lance Stéphan Tremblay.

Il est déjà possible de se procurer différents forfaits sur La Ruche, puisqu’une campagne de financement participatif vient d’être créée. Les informations se trouvent aussi sur la nouvelle page Facebook du musée. 

Expériences autochtones pour tous

Décidément, le sociofinancement semble séduire de plus en plus d’entreprises liées au monde du voyage. Tourisme autochtone Québec et Vaolo nous invitent pour leur part à soutenir les entreprises des Premières Nations en nous offrant (ou en offrant) dès maintenant des expériences à prix réduit à vivre plus tard.

Dans la vidéo de présentation de la campagne lancée le 8 décembre, Dave Laveau, directeur général de Tourisme autochtone Québec, souligne qu’une bonne partie des 250 entreprises disséminées dans 17 régions et issues de 55 communautés ont dû temporairement cesser leurs activités à cause de la COVID-19. Les entrepreneurs, note-t-il, « ont très hâte de garnir leur carnet de réservations ».

Des forfaits offerts en quantité limitée sont ainsi prévendus à plus de 50 % de rabais. Des cartes-cadeaux, dont la valeur est doublée grâce aux partenaires, peuvent également être utilisées pour différentes expériences au moment souhaité.

Noël en campagne au Château Montebello

Si les chalets sont pris d’assaut depuis le début de la pandémie aux quatre coins de la province, les hôtels restent les meilleures pistes à explorer pour s’offrir des vacances à la dernière minute. Et si on s’offrait les deux ? Plus grand « chalet » en bois rond au pays, le Château Montebello, reste une valeur sûre. Tout illuminé, l’hôtel a concocté trois forfaits pour le temps des Fêtes, qui comprennent les petits-déjeuners et les soupers, ainsi qu’une foule d’activités.

Au programme : traîneau tiré par des chevaux, soirées patino-disco, glissade sur tubes, cinéma, rendez-vous privé avec le père Noël, sentier des saveurs, où des produits locaux seront à l’honneur… Au moment où ses lignes étaient écrites, la MRC de Papineau se trouvait en zone orange. Bien que les résidents des zones rouges ne soient pas encouragés à se déplacer vers un secteur moins touché, ceux qui s’y rendent devraient respecter les règles en vigueur chez eux. « Ils pourront facilement se procurer leurs repas via notre Service à l’étage ou notre menu pour emporter du restaurant Aux Chantignoles », souligne Nathalie Beauchamp, directrice des ventes et marketing de l’établissement.

À surveiller

• Rappelons-nous que si les déplacements non essentiels sont déconseillés dans la majorité des régions à l’heure actuelle, il est toujours possible de visiter notre propre zone en prenant toutes les mesures nécessaires. La règle de base à garder en tête : rester « dans sa bulle » !

• En plus d’inviter les Montréalais à pratiquer raquette et ski de fond dans les parcs montréalais, la Ville a aménagé des sentiers pour vélos à pneus surdimensionnés dans les parcs de l’Anse-à-l’Orme, du Cap-Saint-Jacques et de Pointe-aux-Prairies.