Qui veut de nous, et à quelles conditions?

Carolyne Parent Collaboration spéciale
L’aéroport international Marrakech-Menara, au Maroc
Photo: Carolyne Parent L’aéroport international Marrakech-Menara, au Maroc

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Une carte interactive répertorie les pays qui accueillent présentement les Canadiens. Une autre spécifie leurs exigences d’entrée. Voilà deux outils utiles pour prendre une décision éclairée.


 

Hellosafe, un comparateur en ligne de produits d’assurance,dont l’assurance voyage, a créé une carte du monde qui permet de dresser un état des lieux des pays accessibles aux Canadiens en temps de COVID-19. Pour l’heure, ils sont une soixantaine.

Même s’ils ne sont pas du tout recommandés, les voyages à l’étranger ne sont pas pour autant interdits, sauf par voie terrestre, aux États-Unis. Mais au moment où Montréal est en zone rouge, et alors qu’Ottawa prolonge la quatorzaine imposée aux voyageurs qui rentrent au pays jusqu’au 31 octobre prochain, loin de nous l’idée de promouvoir le tourisme international. D’autant plus que fin septembre, Pauline Gravel révélait dans les pages du Devoir que 247 personnes ayant voyagé à l’extérieur du pays pendant la semaine de relâche ont engendré au Québec plus de 66 000 cas de COVID-19, selon une analyse génétique des virus prélevés chez les premiers cas québécois.

On peut tout de même rêver en parcourant les cartes… Et déchanter aussi. Ainsi, parmi les cinq pays qui nous font envie, à savoir l’Italie, l’Afrique du Sud, l’Australie, la France et le Japon, selon le récent sondage qu’ont réalisé auprès de leurs clients les membres de Virtuoso, un réseau de plus de 20 000 agents de voyages, seul l’Hexagone veut de nous ! L’Italie nous ouvrira les bras, nous renseigne Hellosafe, mais uniquement au terme d’une quatorzaine à l’arrivée.

Quant aux destinations soleil préférées des Québécois, soit Cuba, la République dominicaine, le Mexique et le Costa Rica, elles disent toutes bienvenidos aux Canadiens.

Entrées conditionnelles

Pour connaître les exigences d’entrée des pays de la planète, c’est le site (en anglais) de l’Association internationale du transport aérien (IATA) qu’il faut consulter. Et voici ce qu’on y apprend en ce qui concerne ces populaires destinations du Sud.

Cuba n’accueille les Canadiens que sur certains de ses cayos (Largo, Coco, Guillermo, Santa Maria et Cruz). Les touristes font l’objet d’un dépistage médical à l’arrivée et doivent remplir une déclaration médicale.

La République dominicaine, de son côté, demande aussi aux ressortissants canadiens de remplir une déclaration médicale. Selon Cosette Garcia, directrice de l’Office du tourisme de la Républicaine dominicaine à Montréal, « le système interne du Québec [les paliers d’alerte] n’affecte les Québécois qu’au moment de décider de planifier un voyage de plaisir ». En d’autres termes, le système n’a pas d’influence sur leur accueil au pays, qui a mis en place sa propre assuranceanti-COVID-19 pour touristes. « L’objectif de tous est d’éviter la propagation du virus et d’assurer la sécurité des voyageurs », assure la directrice.

Le Mexique et le Costa Rica leur demandent de remplir une déclaration médicale qu’ils peuvent se procurer à l’adresse Web donnée sur le site de l’IATA. Le pays d’Amérique centrale leur demande en sus d’avoir en leur possession un certificat de dépistage négatif à la maladie datant de tout au plus 72 heures avant leur départ et de détenir la preuve, en anglais ou en espagnol, d’une assurance médicale assortie d’une couverture COVID-19.

Quant à la Floride, une destination prisée par les snowbirds, elle accueille les Canadiens qui y atterrissent sans contraintes. Par contre, les États-Unis leur interdisent l’entrée et même le transit s’ils ont, dans les 14 jours précédant leur arrivée, séjourné dans la plupart des pays européens qui les accueillent présentement librement, tels l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et la Suisse.

Si la décision de voyager ou pas revient à chacun, ces outils s’avèrent utiles pour la prendre en toute connaissance de cause.