Grosse-Île, navette nature et patrimoine religieux

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
Le lac Monroe, au parc national du Mont-Tremblant
Photo: Nathalie Photographie Le lac Monroe, au parc national du Mont-Tremblant

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Entre la visite du lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial- des-Irlandais et la (re)découverte de lieux de culte intrigants, on s’offre un grand bol d’air en pleine nature sans voiture !


 

Dernier appel pour la Grosse-Île !

Si vous n’avez encore jamais visité le lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais, dans l’archipel de l’Isle-aux-Grues, il vous reste trois week-ends pour vous y rendre cette année. Plus pertinent que jamais, le site, où ont transité des dizaines de milliers d’immigrants entre 1832 et 1937, propose une incursion dans l’immigration au pays, mais aussi dans la médecine… et les épidémies.

En remontant le temps, on plonge également dans l’univers des croyances. Inaugurée à une époque où on redoutait la propagation du choléra qui décimait alors l’Europe, la station de quarantaine nous ramène à l’époque du Haut-Canada, quand l’Empirebritannique faisait la promotion de la vie dans les colonies du Nouveau Monde. En plein cœur du Saint-Laurent, la Grosse-Île est apparue idéale par son emplacement et sa forme, qui permettaient d’isoler les malades. Comme l’air impur — les miasmes — était à l’époque tenu pour responsable de la propagation des maladies, l’épidémie de choléra n’a pas été stoppée à la Grosse-Île et a rapidement voyagé jusqu’à Québec et Montréal.

Après une quarantaine d’années d’improvisation, la médecine moderne a peu à peu fait ses preuves. On souligne également la tragédie des 5000 Irlandais décédés du typhus après avoir fui la Grande Famine en 1847.

Captivante, la balade à travers les bâtiments et les époques permet de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de se rendre compte à quelpoint on ne sait pas toujours quand on croit savoir… Mention spéciale aux fantastiques guides de Parcs Canada. Croisières Lachance propose des départs depuis Berthier-sur-Mer les jeudis, samedis et dimanches jusqu’au 27 septembre. Au retour, il faut absolument aller prendre un verre — ainsi qu’une poutine au porc effiloché et des côtes levées, pourquoi bouder son plaisir ? — chez Théo BBQ, tout près du quai, d’où on a une magnifique vue sur le fleuve.

La navette nature est de retour

La navette nature — NaNa pour les intimes — a permis à 10 500 passagers d’aller passer une journée en pleine nature sans voiture au départ de Montréal depuis son lancement en 2016. N’ayant pas accès à la subvention accordée à d’autres transporteurs, NaNa vient tout juste de reprendre ses activités. « Nous avons réduit de 25 % la capacité d’accueil, explique Catherine Lefebvre, cofondatrice. Les passagers peuvent cet automne réserver des banquettes et non des sièges. Les prix sont ajustés en conséquence. Cela permet auxgens qui voyagent seuls de ne pasêtre assis à côté d’un inconnu s’ils le souhaitent et de se sentir en sécurité. Le port du masque est bien sûr obligatoire. »

Jusqu’au 12 octobre, cinq parcs de la SEPAQ sont au programme les samedis et dimanches : le parc national du Mont-Orford, le parc national du Mont-Tremblant, le parc national de la Yamaska et le parc national du Mont-Saint-Bruno.

Quand on demande à Catherine Lefebvre lequel est son favori, elle hésite, puis répond : « Peut-être Yamaska ? La forêt a une sorte “d’âme positive”. C’est dur à expliquer. C’est un beau parc de découverte pour les gens qui connaissent peu le plein air. »

Dix-huit banquettes sont disponibles à bord de l’autobus jaune. Les départs se font de la gare d’autocars de Berri-UQAM. 

Dans les coulisses des églises

Pour leur troisième édition, les Journées du patrimoine religieux nous invitent à pousser la porte de 138 lieux de culte dans 85 villes et municipalités du Québec les 12 et 13 septembre. Parmi les plus intrigants, notons la synagogue Shaar Hashomayim à Westmount, l’Espace le vitrail à Thetford Mines, dans Chaudière-Appalaches, la cathédrale Holy Trinity, qui témoigne de l’héritage britannique à Québec, et l’église Sainte-Augustine, à Saint-Bruno-de-Montarville, signée Victor Prus, l’architecte du Grand Théâtre de Québec et de la station de métro Bonaventure.

Quinze concerts sont également offerts aux quatre coins de la province ainsi que des visites guidées. « Ça va au-delà de la foi », dit Caroline Tanguay, responsable du patrimoine et de l’art sacré au diocèse de Montréal à propos des églises. « Ce sont aussi des lieux qui appellent au silence. » Et c’est gratuit !

À surveiller

• Labyrinthes de maïs
Alors que celui de la Ferme BM Forget de Laval accueille les visiteurs jusqu’au 30 septembre (dans le noir les vendredis soir !), les Labyrinthes de maïs géants du verger Labonté, à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, en Montérégie, proposent des jeux d’énigme jusqu’au 8 novembre. Dans Charlevoix, la ferme Marie-Noëlle Beaulieu invite aussi les adeptes d’intrigues à se perdre dans les dédales de maïs selon différents thèmes tous les week-ends jusqu’au 26 octobre.

• Pommes et pique-nique 
À Oka, Labonté de la pomme propose de faire l’autocueillette de fruits et légumes, mais aussi de déguster de délicieux pique-niques gourmets, sur place ou à emporter. Un superbe site à visiter en couple ou en famille.