Quelques escapades pour prolonger l’été…

La chute Montmorency, à quelques minutes du centre-ville de Québec, et la rivière Bonaventure, en Gaspésie
Photo: Julie Audet / Pascaline David La chute Montmorency, à quelques minutes du centre-ville de Québec, et la rivière Bonaventure, en Gaspésie

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Ce n’est pas parce que la cloche a sonné et que l’automne est à nos portes qu’il faut s’encabaner pour autant ! La province regorge de ces endroits, découverts au hasard, où l’on se promet de revenir, de parcs et de rives parfaites pour se prélasser au soleil, de villes, de villages et de routes de campagne qui appellent à l’évasion le temps d’un après-midi ou d’une fin de semaine… Les collaborateurs des cahiers spéciaux du Devoir vous proposent leurs coups de coeur.


 

1. Québec. Vertigineuse chute

Haute de 83 mètres, la chute Montmorency impressionne et attire toujours les touristes du monde entier. C’est aussi là que j’ai grandi. Passerelle, téléphérique, escalier panoramique : rien de tout cela n’était construit dans les années 1980. On aimait y aller en famille, la maison familiale se trouvant à proximité, je ne me lasse pas d’y retourner marcher avec ma mère. Je m’arrête toujours aux mêmes endroits pour admirer la force de la chute, le manoir Montmorency, ainsi que la vue sur le Saint-Laurent et sur le pont de l’Île-d’Orléans. L’été, la fraîcheur, l’automne, les couleurs et l’hiver, on observe le pain de sucre formé par la vapeur qui gèle au pied de la chute. Courir sur le site est aussi un incontournable : le sentier qui longe la rivière est magnifique et souvent peu achalandé. L’entraînement ne serait pas complet sans monter les 487 marches accrochées au flanc de la falaise. La chute dans toute sa splendeur est une belle excuse pour s’arrêter quelques fois en chemin et en profiter pour reprendre son souffle !

 

Martine Letarte


 

2. Magog. Entre charme et verdure

Promenades le long du lac, maisons anciennes et points de vue sur le mont Orford font partie du charme de Magog, une destination poétique et romantique à moins de deux heures de Montréal. Avant d’aller vers la ville, j’aime commencer par une randonnée au parc national du Mont-Orford ou me perdre dans le joli paysage de bocage vallonné qui entoure la ville. Les sentiers et les passerelles en bois du marais de la rivière aux Cerises permettent de profiter d’un écosystème ravissant et de croiser tortues, écureuils et oiseaux. Au centre-ville, la promenade le long du lac Memphrémagog offre une vue splendide sur le site, ses voiliers et les sommets au loin. De quoi se plonger dans une douce rêverie avant de flâner dans les rues résidentielles aux charmantes maisons anciennes. Je quitte rarement la ville sans un bon repas assorti d’une dégustation de bières à la chaleureuse microbrasserie La Memphré, en m’attablant près du bar ou en terrasse. Une excellente adresse.

 

Isabelle Delorme


 

3. Gaspésie. Un classique qui ne prend pas une ride

Lorsque je pense à un moment où j’ai eu le sentiment de goûter à la vraie liberté, c’est sans aucun doute la descente en kayak de la cristalline rivière Bonaventure qui me vient à l’esprit. Pagayer au ras des pierres et des galets, se baigner dans une crique ou simplement contempler la beauté environnante en écoutant le chant des oiseaux et le ruissellement de l’eau est un plaisir qui se refuse difficilement. Longue de 150 km, elle prend sa source au cœur du massif des monts Chic-Chocs, traverse fièrement la Haute-Gaspésie pour terminer son périple dans le barachois-de-Bonaventure, sur la rive nord de la baie des Chaleurs. « Alors, ça mord ? » peut-on demander aux quelques pêcheurs de saumon qui, debout, vous regardent terminer votre expédition. Ce n’est pas un hasard si les Micmacs appelaient la rivière Bonaventure la « Wagamet », ce qui signifie « eau claire ». Sa limpidité exceptionnelle, ses rapides qui prennent leur temps ainsi que ses paysages grandioses et peu altérés par l’humain font d’elle un rendez-vous incontournable du tourisme gaspésien.

 

Pascaline David


 

4. Montréal. Une oasis de calme

Le minuscule parc Simonne-Monet-Chartrand est niché aux abords des bouillonnantes rues Ontario et Sherbrooke, dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal. Pour y parvenir, on traverse quelques mètres de la charmante rue Saint-Christophe, parsemée de maisons aux couleurs pastel. Dans cette oasis biscornue étrangement tranquille nommée en l’honneur de la militante féministe et syndicaliste, on trouve très peu de verdure : quelques arbres tout au plus, un bac à fleurs çà et là. Au cœur de ce parc, un escalier de fer et de béton qui permet de grimper vers le Plateau-Mont-Royal sans trop d’efforts. Juste à côté, une rampedonne aux moins téméraires la chance de hisser sans trop de mal leur vélo jusqu’à la rue et une glissoire permet aux enfants de s’amuser en rentrant de l’école. Une fois le parc traversé et l’escalier monté, on peut se retourner pour dire bye-bye au centre-ville.

 

Gabrielle Tremblay-Baillargeon