Train-trains quotidiens, illuminations et espoir urbain

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
Le train de Charlevoix est de nouveau sur les rails dans la région, entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie.
Caroline Perron Le train de Charlevoix est de nouveau sur les rails dans la région, entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Il était une fois un été aux airs d’un jeu de serpents et échelles. Un été où, après avoir lancé le dé, on avançait parfois de quelques cases avant de redescendre brusquement… ou de grimper beaucoup plus haut qu’on ne l’aurait cru.


  

D’un train à l’autre

Le train de Charlevoix est de nouveau sur les rails ! Le convoi touristique se concentre cette année sur des excursions dans la région de Charlevoix, entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie. « Les touristes restent plus longtemps dans la région et ils cherchent des activités, indique Nancy Belley, directrice générale. Le trajet dure une heure et demie, on descend, on va se promener pendant environ trois heures et on revient. » En fin de journée, les vacanciers peuvent également prendre l’apéro sans quitter leur siège.

Bien que la COVID-19 ait entraîné la suspension du Canadien de Toronto à Vancouver et de l’Océan de Montréal à Halifax, la majorité des trains de VIA Rail continuent de circuler. Les sièges sont attribués lors de l’embarquement et un nombre limité de billets est vendu.

Alors que des compagnies aériennes se targuent d’utiliser des filtres qui capturent 99,99 % des virus et bactéries, qu’en est-il des trains de passagers qui circulent sur le réseau canadien pendant de longues heures ? « Le système de ventilation de nos trains n’est pas conçu pour utiliser les mêmes filtres que les avions, mais nous permet de continuer d’utiliser l’air conditionné à bord des trains de façon sécuritaire, explique Karl-Philip Marchand Giguère, conseiller en relations publiques chez VIA Rail. Nous continuons toutefois d’évaluer de façon proactive toutes les options possibles pour améliorer nos filtres existants, tandis que le port du masque est obligatoire dans les gares et les trains et que nous renforçons les bonnes pratiques d’hygiène et d’éloignement physique à bord, comme recommandé par les autorités de santé publique, et nous appliquons un processus de nettoyage renforcé. » 


  

Parcours Lumina

Si la pandémie pose de nombreux défis aux entreprises touristiques, force est d’admettre que dans certains cas, l’expérience des visiteurs s’en trouve améliorée. Au parc de la Gorge de Coaticook, où les sentiers s’illuminent une fois la nuit tombée pendant l’été, l’aspect plus intimiste de Foresta Lumina s’avère fort agréable. « Lors des éditions précédentes, 326 personnes partaient toutes les 30 minutes, indique Carolane Tremblay, gérante de Foresta Lumina. Cette année, c’est 30 personnes toutes les 10 minutes. »

Le parcours signé Moment Factory a été repensé afin de faciliter le respect des deux mètres entre les participants. Certains détails ont également été modifiés afin d’éviter la manipulation d’objets.

À Chandler, en Gaspésie, les étoiles sont en vedette tout l’été avec Nova Lumina et à Mont-Tremblant, dans les Laurentides, Tonga Lumina nous entraîne sur la piste du géant de la montagne. Le zoo sauvage de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, a pour sa part pris la décision de suspendre Anima Lumina cette année.


  

Ressusciter Montréal

Spectacles déambulatoires et performances artistiques pourront-ils redonner vie à Montréal ? D’Atwater à Papineau et de Sherbrooke jusqu’au fleuve, les rues s’animent pour convaincre les Montréalais comme les visiteurs de s’approprier l’espace public cet été et cet automne.

Dans le Quartier des spectacles, les badauds peuvent déjà prendre place dans une oasis de verdure, dont la musique d’ambiance est signée Patrick Watson. Pilotées par Massivart, des haltes de détente conçues par neuf artistes et designers montréalais baptisées Placott’arts risquent aussi d’attirer l’attention. De grandes terrasses publiques aménagées dans des secteurs névralgiques seront par ailleurs accessibles dès le 31 juillet.

À surveiller

• Détente en famille aux îles de la Madeleine : jusqu’au 20 août, le parc de Gros-Cap propose de combiner massage et activités familiales grâce au forfait « Massothérapie Aventure », imaginé par Caroline Cazes, elle-même mère de deux enfants. Avis à ceux qui rêvent de camping dans un certain confort : il est possible de louer de coquettes maisonnettes inspirées des cabanes de pêcheurs appelées « salines » en formule prêt-à-camper sur le site. 

• Dormir à l’Île-du-Prince-Édouard : au moment où ces lignes sont rédigées, il est possible de s’arrêter dormir à l’Î.-P.-E. en route vers les îles de la Madeleine, mais seulement en dernier recours. Pour connaître les derniers développements de ce dossier, rendez-vous sur le site de Tourisme îles de la Madeleine

• Un nouvel hôtel à Montréal : le Griffintown hôtel vient d’ouvrir ses portes dans le quartier du même nom. On y trouve des appartements tout équipés dotés de vues exceptionnelles, notamment sur l’emblématique Farine Five Roses.