Le Québec intimiste

Le Devoir Collaboration spéciale
La pointe Tracadigash, à Carleton-sur-Mer
Photo: Pascaline David La pointe Tracadigash, à Carleton-sur-Mer

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

La province regorge de ces endroits, découverts au hasard des pas, où l’on se promet de revenir, de parcs et de rives parfaites pour se prélasser au soleil, de villes, de villages et de routes de campagne qui appellent à l’évasion… Les collaborateurs des cahiers spéciaux du Devoir vous proposent leurs coups de cœur.


 

Montréal
Le café presque secret de l’Elena

Quand il fait chaud, mais pas trop, j’aime faire rouler mon vélo jusqu’au quartier Saint-Henri. Dans la ruelle derrière le restaurant Elena, un incontournable et très cool resto italien du coin, on trouve un minuscule café adjacent à l’établissement coloré. Assis sur les escaliers en bois qui surplombent les quelques tables affublées de parasols gigantesques, on peut boire du vin nature (la spécialité de l’endroit), manger une salade César à la fameuse sauce tahini ou encore boire un latté au soleil. La cuisine du café est partagée avec celledu restaurant et vice-versa. Et commeelle est plus qu’approuvée par ma tendre moitié italienne, je ne peux qu’accoler un sceau d’authenticité aux plats incroyables que façonne l’Elena dans ses fourneaux du sous-sol. Descendre la volée de marches qui mène au comptoir du café, c’est le secret bien gardé du Sud-Ouest.

Gabrielle Tremblay-Baillargeon


Carleton-sur-Mer
Calme et magie à la pointe Tracadigash

Sur terre et dans la mer, entre montagne et océan, la pointe Tracadigash est un lieu atypique. Un phare, de rouge et de blanc vêtu, réplique du premier bâtiment lumineux bâti en 1872 sur le barachois de Carleton-sur-Mer, fait face à la baie des Chaleurs et au Nouveau-Brunswick. À quelques mètres de là, sur la petite grève, un vieux conteur sculpté dans le bois est assis sur son banc, luiaussi de bois. Chaque été depuis 2012 (sauf malheureusement cette année, pandémie oblige), il est possible de se tirer une bûche à côté de cet étrange monsieur pour écouter son homologue de chair et d’os, Patrick Dubois, conter la Gaspésie des années 1800 autour du feu. En journée, il se dégage de cet endroit un calme olympien. On peut s’asseoir à côté de la statue, ou bien s’allonger sur les transats de bois pour observer paisiblement la baie. Et si l’on attend jusqu’au crépuscule, l’on devient spectateur d’un des plus saisissants couchers de soleil que la Gaspésie ait à offrir. Un spectacle à jamais gravé en moi !

Pascaline David