Parcs, musées et autocueillette

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
Le parc national des Grands-Jardins, dans Charlevoix
Photo: Steve Deschênes / SEPAQ Le parc national des Grands-Jardins, dans Charlevoix

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Photo: Mélanie Crête Marie-Julie Gagnon

Que peut-on faire et ne pas faire en ces temps de (dé)confinement quand l’appel du large se fait sentir ? Chaque semaine, l’autrice, chroniqueuse et journaliste voyage Marie-Julie Gagnon survole les actualités du monde touristique, question de vous aider à bien profiter de l’été.


 

Alors que la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) permet aux visiteurs de s’aérer les esprits dans certains de ses sentiers depuis le 20 mai, Parcs Canada accueille les randonneurs dans une partie des siens depuis le 1er juin.

Possible… mais pas recommandé

Bien que les déplacements interrégionaux ne soient pas recommandés par la Santé publique, « il n’y a pas d’interdiction par décret », a reconnula ministre du Tourisme Caroline Proulx le 27 mai dernier. Toutefois, les résidents de la Communauté métropolitaine de Montréal sont toujours invités à préparer leurs escapades afin de minimiser les contacts avec les populations des régions visitées.

Une bonne planification est également conseillée à tous ceux qui souhaitent profiter d’une journée dans un parc afin de ne pas se retrouver devant un secteur fermé. « Dans le parc de la Mauricie, par exemple, toutes les salles de bain ne sont pas encore accessibles, souligne Ed Jager, directeur de l’expérience du visiteur de Parcs Canada. Certains sentiers sont aussi aménagés en sens uniques, alors qu’avant, c’était optionnel. » Il recommande d’apporter sa nourriture, suffisamment d’eau, ainsi que des lingettes désinfectantes.

Photo: Steve Deschênes / SEPAQ Depuis le 1er juin, la SEPAQ a obtenu toutes les autorisations nécessaires pour rouvrir progressivement ses emplacements de camping. 

Les équipes de la SEPAQ et de Parcs Canada pourraient par ailleurs restreindre l’accès à certains secteurs dans le cas d’un achalandage trop important. « Il faut s’attendre à certains réajustements, selon la situation, explique Ed Jager. Notre priorité reste la santé de notre personnel et des visiteurs. »

À la SEPAQ, Simon Boivin, responsable des relations avec les médias, rappelle aux visiteurs d’utiliser la billetterie virtuelle et de consulter la section du site consacrée à la COVID-19 afin de connaître les mesures sanitaires, mais aussi les meilleurs comportements à adopter sur place.

Camper dans les parcs

La SEPAQ a obtenu toutes les autorisations nécessaires pour rouvrir progressivement, à partir du 1er juin, ses emplacements de camping, ses chalets, ses unités de prêt-à-camper, ses yourtes et ses camps rustiques. Toutefois, comme il est possible d’effectuer des réservations un an à l’avance et que le site Web a été pris d’assaut sitôt l’annonce de la reprise du camping effectuée, les disponibilités sont réduites. « Il faudra être flexible sur les dates et la destination », croit Simon Boivin.

Au moment où ces lignes étaient écrites, Parcs Canada n’avait toujours pas annoncé la date d’ouverture des campings, des tentes oTENTik et des chalets. On sait néanmoins que toutes les installations resteront fermées au moins jusqu’au 21 juin.

Tous au musée… mais pas tous en même temps

Depuis le 29 mai, les musées et autres établissements muséaux reprennent progressivement leurs activités. Le Musée national beaux-arts du Québec a par exemple rouvert seulement le pavillon Pierre Lassonde, où est notamment présentée la populaire exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain. Seules 80 personnes par heure sont admises et l’achat des billets en ligne, qui permet aussi de choisir sa plage horaire, est fortement encouragé. Un parcours de visite a été préétabli et la distanciation physique doit être respectée.

Prendre la clé des champs

L’autocueillette de fruits et de légumes est aussi permise cet été. Ça tombe bien : c’est le temps des fraises et des framboises ! On peut repérer un producteur maraîcher dans sa région par l’entremise du site Les fraîches du Québec.

À surveiller

Depuis le 1er juin, les campings, les marinas, les hébergements dans les parcs de la SEPAQ, les zecs et les pourvoiries sont autorisés à ouvrir dans toute la province.

Depuis le 1er juin, les résidences de tourisme comme les chalets et les « Airbnb » peuvent ouvrir partout au Québec, sauf dans la Communauté métropolitaine de Montréal et la MRC de Joliette.

Transports Canada souligne que « les navires à passagers menant des activités essentielles, tels que les traversiers et les bateaux-taxis, doivent continuer à être exploités en utilisant des mesures d’atténuation ». Par exemple, le nombre de passagers pourrait être réduit et ces derniers devraient rester dans leur véhicule.

Le ministre des Transports, Marc Garneau, a également annoncé que la circulation des navires de croisière offrant de l’hébergement et autorisés à transporter plus de 100 personnes est interdite dans les eaux canadiennes jusqu’au 31 octobre 2020.