Magnifique Guadeloupe

Baie de la Basse-Terre
Photo: Gabriel Anctil Baie de la Basse-Terre

Il est impossible de ne pas tomber sous le charme de cet archipel francophone des Caraïbes. Les montagnes vertes y sont hautes et nombreuses ; les plages, larges et délicieuses ; l’eau, turquoise et transparente, et les gens, assurément sympathiques.

Mais plus que la nature luxuriante des lieux, c’est le mélange des influences caribéennes et européennes qui en fait un endroit unique qu’il est très agréable de parcourir et de découvrir.

La Guadeloupe représente certainement une destination de rechange aux « capitales » touristiques du Sud que sont Varadero, Cancún et autre Punta Cana, qui attirent année après année les touristes par centaines de milliers. Ses attraits culturels et historiques y sont nombreux et riches. Tournée de « l’île papillon » en quelques coups de cœur qu’il ne faut surtout pas manquer.

Pirates, Colomb et Napoléon

Visitées par plusieurs peuples amérindiens à partir de 3000 av. J.-C., les îles de l’archipel seront habitées par le peuple autochtone Caraïbes à partir du VIIIe siècle. La Guadeloupe tombera ensuite sous contrôle espagnol peu après le passage de Christophe Colomb dans les environs en 1493. Elle appartiendra ainsi au roi d’Espagne jusqu’en 1635, année où les Français s’en empareront. Dès 1654, ceux-ci y imposeront le système esclavagiste.

Cette main-d’œuvre importée de force d’Afrique est mise au travail dans les plantations de tabac et de cannes à sucre.

Elle marquera à jamais la Guadeloupe, dont la majorité des habitants sont des descendants directs de ces milliers d’esclaves.

Ce système économique perdurera jusqu’en 1848, année où l’esclavagisme est définitivement aboli dans les colonies françaises. Les Français puis les Anglais s’affronteront à de nombreuses reprises en mer au cours du XVIIIe siècle, devenant à tour de rôle les propriétaires des lieux, jusqu’à ce que les Britanniques quittent définitivement les îles en 1816 pour les laisser à la France.

L’archipel est aujourd’hui un département français d’outre-mer faisant partie de l’Union européenne. Ses citoyens ont donc la citoyenneté française et utilisent l’euro comme unique monnaie.

Cette histoire mouvementée s’observe mieux que nulle part ailleurs aux Saintes, espèce d’avant-poste constitué de neuf petits îlots situés au sud des deux îles principales de la Guadeloupe, les bien nommées Basse-Terre et Grande-Terre.

Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter le traversier qui relie les Saintes au port de la ville de Trois-Rivières, situé au sud de Basse-Terre.

Une trentaine de minutes plus tard, vous découvrirez une magnifique baie où se laissent bercer nonchalamment les voiliers et où le temps semble s’être arrêté.

Photo: Gabriel Anctil La plage de Grande-Anse

Les toits des maisons sont rouges, les rues étroites, les voitures rares et les petites plages de sable blanc, nombreuses et accessibles à pied.

Le décor paradisiaque vaut à lui seul le déplacement, mais il est aussi très intéressant de visiter le fort Napoléon, qui surplombe l’île principale et offre une vue à couper le souffle des environs.

À l’intérieur du musée, qui occupe désormais ses espaces, vous apprendrez que ce bâtiment de fonction militaire terminé en 1867 n’a jamais servi lors d’un conflit et que Napoléon, à qui cet impressionnant fort fut dédié, n’a jamais posé les pieds en Guadeloupe…

L’on y découvre également la fascinante histoire des Saintes, qui ont vu défiler pendant des siècles pirates, négriers et voiliers des grandes puissances européennes qui ont toutes, à un moment ou à un autre, désiré s’approprier ces magnifiques bouts de terre.

Plages et farniente

La Guadeloupe s’explore facilement en voiture. Les routes y sont en excellent état et permettent d’admirer les beautés qui se cachent aux quatre coins de son territoire.

Raison de plus pour profiter de ses belles plages qui se jettent un peu partout dans les eaux chaudes et turquoises de la mer des Caraïbes. La plage la plus spectaculaire de l’archipel est celle de Grande-Anse, qui se trouve au nord de l’île de la Basse-Terre.

Bordée de raisiniers, de cocotiers et de lolos, petites cases où l’on peut acheter de quoi boire et manger, elle s’étire sur plus d’un kilomètre et donne l’impression d’être isolée du reste de la civilisation.

Son sable beige, doux et confortable, ensorcelle et se transforme en un agréable lit d’où il est extrêmement difficile de s’extirper, une fois bien installé. Vous trouverez peut-être la motivation pour vous lever uniquement pour goûter aux caresses des vagues salées, pour vous procurer une bière Gwada bien fraîche ou un ti-punch bien arrosé de rhum blanc ou doré.

Photo: Gabriel Anctil Des épices au marché de Sainte-Anne

Une autre option de baignade se situe au sud de l’île de la Grande-Terre, à la plage de Sainte-Anne. Plus petite, elle a par contre l’avantage d’héberger le sympathique marché du même nom où s’étalent des produits locaux en grandes quantités. Les épices antillaises y côtoient les bouteilles de rhum, les chapeaux de paille et les vêtements multicolores.

C’est également l’endroit parfait pour observer les féeriques couchers de soleil qui colorent les fins de journées de ce petit bourg authentique et sans prétention.

Volcan et écrevisses

Les amoureux de la nature et des randonnées seront servis en Guadeloupe. De nombreux sentiers, particulièrement sur Basse-Terre, permettent d’explorer une grande diversité de paysages dans des parcs naturels. Qu’ils bordent la mer ou une rivière, qu’ils plongent dans la forêt tropicale ou mènent au sommet d’une montagne, ils sont tous bien aménagés et faciles à suivre.

L’ascension de la Soufrière, un volcan toujours en activité qui culmine à 1467 mètres, est un incontournable. La vue offerte du sommet de « la vieille dame », plus haute montagne de Guadeloupe, offre un panorama à 360 degrés qui permet d’admirer les îles de l’archipel, mais également ses voisines, qui semblent flotter entre les verts et les bleus de l’immensité liquide.

Pour les moins aventuriers, une marche d’à peine quelques minutes à partir de la route mène à la cascade aux Écrevisses. Cette chute haute de 10 mètres, entourée d’une épaisse forêt, tombe dans un bassin dans lequel les plus courageux pourront se baigner. Avec 200 000 visiteurs par an, c’est le lieu le plus visité de la Basse-Terre.

Puis, avant de revenir pour de bon dans nos terres enneigées, n’oubliez surtout pas de déguster un poulet boucané, spécialité créole des Antilles, accompagné d’une sauce chien (à base d’ail et d’oignon), de légumes et de riz.

Marinée et épicée, la viande s’imprègne pendant des heures de la fumée créée par la braise de cannes à sucre et de feuilles de bananes, qui lui donne son goût sucré et unique.

Demandez aux locaux où en trouver et ils vous dirigeront vers le meilleur boui-boui des environs. Vous pourrez alors fraterniser avec ces héritiers d’une culture unique en Amérique, creuset de l’Europe, des Antilles et de l’Afrique, où le son des vagues se mélange à ceux des rires vibrants et contagieux des Guadeloupéens.

Gabriel Anctil était l’invité d’Air Transat et du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe.

Vols vers la Guadeloupe

Air Transat propose au départ de Montréal deux vols directs par semaine, les mercredis et dimanches, du 19 décembre 2019 au 7 avril 2020.