Jouer dehors au parc Frontenac

Cet environnement naturel considéré comme l’une des 18 réserves de la biosphère par l’UNESCO nous fait décrocher du stress de la vie urbaine, sans toutefois nous épuiser.
Photo: Rob Stimpson Ontario Parks Cet environnement naturel considéré comme l’une des 18 réserves de la biosphère par l’UNESCO nous fait décrocher du stress de la vie urbaine, sans toutefois nous épuiser.

À pied, en camping, en canot, en ski ou en raquettes, le parc Frontenac est un petit paradis du plein air à découvrir.

Niché dans un coin particulièrement bucolique du sud de l’Ontario, le parc Frontenac recèle une véritable mine de trésors cachés pour les amateurs de plein air.

Avec ses 100 kilomètres de sentiers en boucle faits pour les courtes et les longues randonnées, ses lacs canotables et ouverts à la pêche, ses sites de camping tranquilles et l’hiver, ses pistes de ski de fond et de raquette, cette forêt de 5355 hectares à un peu plus de trois heures de Montréal est une escale recommandée pour les vacanciers qui aiment marcher, grimper, photographier, observer les oiseaux et mettre au défi leur sens de l’orientation.

La piste Bufflehead ou l’Arkon Lake Loop ? Entre ces deux sentiers, notre cœur balance, et nous optons pour le premier, nous disant que les 11 kilomètres de marche que nous réserve cette piste de difficulté intermédiaire suffiront amplement pour nous offrir un bon bol d’air frais.

En fin de matinée, après avoir payé le ticket de stationnement et repéré le « corridor » qui nous mène vers cette piste (selon notre carte), nous nous élançons pour une rando qui nous tiendra occupés et en haleine jusqu’à la fin de l’après-midi.

Une balade au milieu de cet environnement naturel classé comme l’une des 18 réserves biosphère de l’UNESCO nous fait décrocher immédiatement des stress de la vie urbaine, sans toutefois nous épuiser. Avec quelques collines à grimper et quelques racines à enjamber, une expédition d’un jour dans le parc Frontenac relève davantage de la marche de santé que de la randonnée sportive.

La faune et la flore ontariennes

Situé du côté sud du Bouclier canadien, le parc Frontenac est aussi un préféré des ornithologues amateurs. Le parc est en effet un site d’observation idéal pour observer la rarissime paruline azurée, le garrulaxe de Louisiane, la paruline à ailes dorées et autres espèces menacées et recherchées pour leur beauté. D’une extrême tranquillité et en retrait de l’activité urbaine, le parc est aussi l’habitat de plusieurs espèces animales.

Lors de notre dernière visite, nous avons été salués au départ par d’élégants chevreuils qui ne semblaient pas du tout apeurés par notre présence.

Lors d’une randonnée précédente, un ours noir a fait irruption sur notre route. Une compagne de route qui s’était bien renseignée sur les us et coutumes des ours a réussi à l’éloigner en faisant de grands gestes dans les airs et en fredonnant une chanson.

Autrement, toutes nos sorties au parc Frontenac ont été de mémorables journées immortalisées par de jolies images de feuillages rougis, de bucoliques bords de l’eau et de pauses « sandwichs » à teneur méditative. Vivement la neige pour attaquer ces sentiers raquettes aux pieds !