Rome. Portrait of a City, Giovanni Fanelli

Même sale, même abîmée, même pauvre, Rome a toujours fait rêver l’Américain du Nord en mal de douceurs tomatées et de ruines superbes. Dans l’ouvrage Rome. Portrait of a City, 180 ans de photos italiennes découvrent celle qu’on surnomme la Ville éternelle.

Des grands rassemblements sous la fenêtre de Mussolini à la victoire du futur Muhammad Ali aux Jeux de Rome, on assiste à l’Italie qui migre vers les villes, aux touristes qui affluent, aux papes qui se succèdent.

On y perçoit aussi la photographie qui se transforme. Des daguerréotypes des débuts au numérique contemporain, les photographes choisis sont parfois des étrangers en visite, parfois des locaux, mais leur oeil converge clairement dans l’adoration d’une Rome complexe.

L’historien Giovanni Fanelli signe les textes, qui offrent juste assez de contexte pour comprendre où l’on se situe. Ceux-ci sont en trois langues, anglais, allemand et français, ce qui alourdit la lecture, mais soyons francs : dans ce cas-ci, on peut affirmer haut et fort qu’on le feuillette uniquement pour les images.

Rome. Portrait of a City

★★★

Giovanni Fanelli, Taschen, 2018, 485 pages