Rio de Janeiro, Le Petit futé, Minas Gerais

Le petit futé porte mal son nom : le guide 2016-2017 de Rio de Janeiro prête à confusion. Il s’ouvre sur une section des Jeux olympiques, avec un calendrier des événements et des « stars » à suivre. Ç’aurait été intéressant si les Jeux n’étaient pas terminés et si on avait inclus l’héritage des festivités et compétitions. Après des informations sommaires sur le Brésil et sur Rio vient une large section où on décrit les quartiers et les attractions de la Cidade Maravilhosa, la « ville merveilleuse ». Mais aucune de ces descriptions ne renvoie aux cartes du guide. Et aucune de ces cartes n’est découpée en secteurs permettant de repérer un point précis. Alors, si le Christ rédempteur intéresse le touriste, le soi-disant Petit futé le laisse chercher dans quel quartier, sur quelle carte et à quelle page il peut le repérer. C’est long, inefficace et frustrant. Aux futés qui souhaiteraient utiliser l’index, une autre mauvaise surprise : les noms y sont en portugais. Rien ne sert d’y chercher le « Christ », donc : mieux vaut fouiller pour trouver le Corcovado. Ou la praia (la plage), ou une igreja (une église). Le guide ne propose pas de lexique des mots et des phrases de base en portugais. Pour tenter de discuter, il faudra donc s’acheter un autre ouvrage ou s’en remettre à la gentillesse et à la patience des Cariocas…

Rio de Janeiro. Le Petit futé

Minas Gerais, Petit futé, 2016

1 commentaire
  • Jean Richard - Abonné 29 octobre 2016 15 h 06

    Au Brésil, on parle surtout portugais

    « Aux futés qui souhaiteraient utiliser l’index, une autre mauvaise surprise : les noms y sont en portugais. Rien ne sert d’y chercher le « Christ », donc : mieux vaut fouiller pour trouver le Corcovado »

    Il faut savoir que le guide du Petit futé portant sur Rio et sur le Minas Gerais est sorti en librairie en mai alors que les Jeux olympiques ont eu lieu en août. Le guide pouvait donc s'adresser à des gens qui se rendraient à Rio pour ces jeux car après sa parution, il restait encore trois mois pour fignoler son voyage.

    Le Petit futé n'est pas la bible, mais il n'est pas non plus une simple synthèse des agences touristiques nationales. Ce n'est probablement pas par hasard que le guide suggère de commencer la visite de Rio par une montée au sommet du Corcovado sans trop parler du Cristo Redentor, mais pour avoir une vue d'ensemble de la ville. Qu'on ait classé cette statue géante comme merveille du monde, même si son histoire est plutôt courte (moins de 100 ans) ne suffit pas à en faire une destination incontournable. Rio a sans doute bien d'autres choses à montrer à ces gens qui n'y passeront que deux ou trois semaines. C'est comme si on faisait de l'oratoire Saint-Joseph et de Sainte-Anne-de-Beaupré des incontournables pour la visite de Montréal et de Québec.

    Et le portugais ? Visiter une ville et un état sans au moins apprendre quelques mots de la langue de ses hôtes est une forme d'impolitesse, du moins quand il s'agit de langues aux nombreuses racines communes et à la syntaxe quasi identique. O Cristo Redentor, a praia, as igrejas, ça n'a rien de si sorcier à retenir. Alors, en quoi l'idée de retenir les noms d'origine des lieux et des choses est-il une mauvaise surprise ?