Oui, je le veux, mais… ailleurs!

Un mariage des plus exotiques en Thaïlande
Photo: Anantara Hotels Resorts Un mariage des plus exotiques en Thaïlande

Selon un sondage réalisé par les magazines Mariage Québec et Wedding Bells auprès de 2300 répondantes, un mariage sur quatre prévu entre novembre 2014 et avril 2015 allait se dérouler à l’étranger, alors que, pour toute l’année 2015, cela allait s’avérer pour 14 % des unions entre Canadiens.

En 2014, cette enquête révélait, de plus, que le nombre d’unions de Canadiens à l’étranger avait plus que doublé depuis 2009.

S’il y a toujours eu des stars pour s’unir conjugalement à Venise, tel George Clooney, le phénomène est relativement récent pour le commun des mortels. Selon Suzanne Bouvrette Hurst, la toute première rédactrice en chef de Mariage Québec et une pionnière de la planification d’épousailles, la popularité de cette option tiendrait au fait que, « depuis des années, le mariage religieux est moins populaire que l’union civile ». En 2014, il représentait moins d’une cérémonie sur deux au Québec.

Mais pourquoi, tout de même, choisir de se dire « oui » loin de chez soi ? « Parce que c’est une bonne façon de se marier à meilleur compte, surtout en République dominicaine, estime la spécialiste. J’ai déjà organisé le mariage de Texans qui avaient choisi Montréal pour son côté européen, mais aussi afin de limiter le nombre d’invités. Ici, ils étaient 95 ; au Texas, ils auraient été 400, m’avaient-ils confié ! »

Photo: Groupe Le Germain Une table de desserts digne d’une noce telle qu’imaginée par Vincent Coulange, le chef-pâtissier de l’établissement de Baie-Saint-Paul

Rappelons qu’au pays, en 2015, le coût moyen d’un mariage, incluant le voyage de noces, s’élevait à 30 717 $, toujours selon le fameux sondage.

Pour d’autres, poursuit Suzanne Bouvrette Hurst, s’unir ailleurs permet de combiner le mariage, la lune de miel et les vacances ; de passer plus de temps avec ses proches ; ou encore de mettre toutes les chances de son côté en ce qui a trait à la température, en plus de s’assurer d’un cadre spectaculaire pour la séance de photographie. « C’est le cas des hôtels Velas, au Mexique, dont le Grand Velas sur la Riviera Maya. »

Une noce à l’étranger comporte néanmoins son lot d’inconvénients. « Des membres de la famille et d’autres invités ne pourront peut-être pas y assister en raison de leur horaire ou de leur budget, et seront déçus, dit la planificatrice. Il y a aussi la question de la validation du mariage, des annulations de vols l’hiver, et le fait de devoir organiser le tout à distance. »

Ailleurs, dans la province

Les hôteliers québécois qui rêveraient d’un engouement pour le mariage automnal ou même hivernal, histoire de remplir leurs propriétés en arrière-saison, ne sont pas sur le point d’être exaucés : six mariages sur dix sont encore célébrés entre juin et septembre, selon l’Institut de la statistique du Québec.

Ces mois-là, les Montréalais qui choisissent de s’unir hors de la ville optent pour un vignoble de l’Estrie comme Chapelle Saint-Agnès, le pittoresque du Vieux-Québec ou encore le charme de Charlevoix. « Ce sont les options le plus souvent évoquées », souligne Mme Hurst.

Photo: Groupe Le Germain Cortège nuptial à l’hôtel Le Germain Charlevoix

À Baie-Saint-Paul, Le Germain Charlevoix, l’ex-hôtel La Ferme, une propriété primée pour son aménagement intérieur, entend bien se positionner comme « destination de mariages ».

« Globalement, les établissements du Groupe Germain ont un côté sexy qui attire naturellement les gens souhaitant célébrer un événement spécial, dit Sylvie Dionne, la directrice générale de l’établissement de Baie Saint-Paul. Et Le Germain Charlevoix a tout ce qu’il faut pour ça, en plus d’être un centre de villégiature qui s’inscrit dans la grande tendance rustico-chic en vogue présentement. »

Chose certaine, aux invités d’un mariage, il offre plusieurs catégories de chambres, dont Les dortoirs de la gare (on n’a plus les dortoirs qu’on avait !). Ces chambres pour quatre personnes, dotées de rangement et d’une salle de bain conçus également pour quatre, pourraient très bien héberger un groupe d’amis du marié ou de la mariée.

Aux mariés, il propose des chambres au cachet particulier, évoquant la vie à la ferme, une grande salle où 250 personnes peuvent manger assis, une table renommée et un spa avec vue sur le fleuve, à l’horizon.

Mais la marque d’un bon hôtel, c’est encore le service. « Et, mariage ou pas, on veut que tous nos clients se sentent comme des princes et des princesses ! » dit Mme Dionne.

Renseignements : galleriamontreal.com ; velasweddings.com ; legermainhotels.com ; carolyneparent.com.