Planète sauvage, collectif

Célèbre pour ses guides d’aventures et de voyages en format poche, Lonely Planet s’offre un tour du monde tout en images dans un luxueux gabarit auquel l’éditeur ne nous a pas vraiment habitués. Du Botswana au Chili en passant par New York, l’imposant ouvrage se lance, à en croire le service de presse, sur les traces « des plus beaux animaux du monde, dans leur milieu naturel ». À y bien regarder, nous retiendrons une idée plus large du milieu naturel car si les animaux sont effectivement nombreux et fort bien mis en images, de simples paysages sont également abondants et tout aussi grandioses. Quant à l’homme, ce drôle d’animal, il se manifeste ici et là, toujours pour la bonne raison : donner l’échelle d’une nature majestueuse et sauvage à laquelle il se mesure avec recul et modestie. Ici, donc, un minuscule pêcheur s’active en double page sur fond de mer démontée ; plus loin, deux fourmis « anorakées » escaladent une colossale paroi de glace. C’est beau. C’est bien fait. On ne se lasse pas.


Planète sauvage

Collectif Lonely Planet, 2016, 258 pages