Le paradis Tiki d’Elvis retrouvera son lustre d’antan

Dans les années 1960, les amoureux de partout dans le monde con­vergeaient au Coco Palms pour la même cérémonie de mariage que celle d’Elvis dans le film Blue Hawaii (1961). Le radeau y est toujours...
Photo: Émilie Folie-Boivin Le Devoir Dans les années 1960, les amoureux de partout dans le monde con­vergeaient au Coco Palms pour la même cérémonie de mariage que celle d’Elvis dans le film Blue Hawaii (1961). Le radeau y est toujours...

Bien que le radeau soit toujours là, orné de fleurs artificielles, il est désormais amarré à l’entrée du célèbre lagon, condamné à observer la nature reprendre ses droits sur l’hôtel mythique. Les gens ne s’y marient plus. Pas depuis que le passage de l’ouragan Iniki l’a mis K.O. en 1992.

Mais, d’ici deux ans, cet hôtel bâti en 1953 et qui a été construit sur les terres de la dernière reine de Kauai, Deborah Kapule Kekaiha’akulou, retrouvera toute sa gloire d’antan. « Les propriétaires se sont succédé depuis la fermeture, mais celui-ci a enfin pu trouver le projet approprié aux terres sacrées et à ce lieu historique », explique notre guide de Roberts Hawaii, l’un des rares tours guidés qui ont le droit d’entrer sur la propriété, interdite au public et barricadée derrière de hautes clôtures.

Ce projet, c’est de restaurer le Coco Palms tel qu’il était à l’époque. L’architecte Ron Agor, qui travaille de concert avec les développeurs sur le design du nouveau Coco Palms — qui portera le nom Coco Palms by Hyatt —, expliquait récemment au journal Honolulu Star-Advertiser que « ce projet n’est pas une question d’architecture. Il tient dans l’idée de ramener et respecter la culture et l’histoire du Coco Palms ». L’ouverture du resort, qui comptera 350 chambres, est prévue pour le printemps 2017.

Pour encore quelque temps, les visiteurs qui se joignent aux tours de Roberts Hawaii peuvent faire comme les poulets sauvages et marcher près de la carcasse de l’hôtel, et jeter un oeil au bungalow d’Elvis, caché derrière les hautes herbes et les arbres de la célèbre palmeraie de 17 acres, qui a également servi de lieu de tournage à l’un des chapitres de Pirates des Caraïbes.

À défaut d’un tour, les curieux peuvent toujours apercevoir le fantôme de l’hôtel — et les cicatrices que lui a laissées un incendie en 2014 — à partir de la route 56, derrière d’épais cocotiers, en attendant qu’il renaisse de ses cendres et que retentisse de nouveau la cérémonie du coucher du soleil.

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