Le mythique Train Bleu remis sur les rails

L’architecture du lieu, construit dans le cadre de l’Exposition universelle de 1900, est luxuriante: or, stuc, fresques picturales.
Photo: Éric Piermont Agence France-Presse L’architecture du lieu, construit dans le cadre de l’Exposition universelle de 1900, est luxuriante: or, stuc, fresques picturales.

Coco Chanel, Colette, Cocteau, Gabin et Pagnol avaient leurs habitudes dans le mythique restaurant de la gare de Lyon à Paris, Le Train Bleu. Situé au premier étage, face aux quais, l’établissement centenaire a terminé un vaste chantier de rénovation, pour une somme de plus de six millions $CAN.

Plus de deux mois de travaux d’embellissement et de modernisation, cet été, ont été nécessaires pour redonner à cette brasserie de luxe son aspect d’autrefois.

L’architecture du lieu, construit dans le cadre de l’Exposition universelle de 1900, est luxuriante: or, stuc, fresques picturales.

Pour ce projet hors normes, le restaurant «a été entièrement refait, les fresques et peintures nettoyées, les stucs et dorures rénovés, les 1000 mètres carrés de parquet remplacés, les 800 mètres carrés de cuisine rénovés, les murs avec les boiseries et les plafonds nettoyés, et l’électricité remise aux normes. Le logo a lui aussi été repensé pour lui donner les couleurs bleu roi et doré», explique Gérard d’Onofrio, directeur général de SSP France (Select Service Partner), société chargée de la restauration d’une grande partie de la gare de Lyon.

Les clients peuvent maintenant découvrir un nouveau décor mêlant des éléments de la Belle Époque, avec du mobilier en bois massif, à du mobilier contemporain, au sein de cet établissement qui s’appelait jadis Le Buffet de la gare de Lyon.

«Pour une question de coût, on s’est limité à faire un nettoyage des fresques, car il ne faut pas oublier que 100 ans d’existence, c’est aussi la trace de 90 ans de fumée [de cigarettes, autorisées en salle jusqu’à la fin de 2007]», raconte M. d’Onofrio.

Ce lieu centenaire où ont été notamment tournées des scènes de Nikita, de Luc Besson, et qui accueille chaque jour 1000 clients répartis à égalité entre les deux salons et le restaurant, compte 40 fresques marouflées référentes des villes traversées par le train.

Côté restauration, «c’est plutôt une brasserie haut de gamme qu’un restaurant gastronomique, insiste M. d’Onofrio. Il n’y a pas dans cet établissement de 120 employés de prétention à décrocher une étoile; c’est un service traditionnel, avec des niveaux élevés de standards et de qualité», affirme-t-il toutefois.

La nouvelle carte a été élaborée par Jean-Pierre Hocquet, chef du Train Bleu, Éric Leautey, consultant et formateur chez Lenôtre, ainsi que Christophe Adam, ancien chef pâtissier de Fauchon.

 

Le personnel, lui, s’est doté de nouvelles tenues bleu et or pour accueillir la clientèle, pas uniquement composée de voyageurs. «De nombreux voyagistes, notamment asiatiques, inscrivent dans leur parcours un passage au Train Bleu pour un dîner», poursuit M. d’Onofrio.

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