Australie, l'île-continent, Olivier Grunewald et Bernadette Gilbertas

Lui, il a vu certaines de ses oeuvres couronnées par le World Press Photo de 1995, 2004 et 2008 ; elle, elle est géomorphologue et journaliste spécialisée en nature et écologie. Ensemble, Olivier Grunewald et Bernadette Gilbertas signent des reportages dans Géo, Focus et National Geographic, et ils viennent de jeter un regard jeune sur le plus vieux continent de la planète, l’Australie, dans un ma-gni-fi-que ouvrage que lui consacrent les éditions de La Martinière. Entièrement dédié à la nature de cette fabuleuse île-continent, ce beau livre en révèle l’extraordinaire diversité minérale, aquatique et végétale : plages rouges, lacs rosâtres, pinacles de grès blonds, dunes ocre, jungles densément diaprées, lagons de la Grande Barrière de corail aux teintes aigue-marine insensées… Une Grande Barrière qui est condamnée à l’étouffement pour cause de changements climatiques, d’élévation du niveau des océans et du boom minier de la côte est australienne, qui lui envoie des tonnes de produits toxiques en pleine poire.

Les auteurs ne manquent justement pas de mettre en lumière les périls environnementaux qui guettent ce colossal territoire — parcs protégés menacés de ne plus l’être, forêts qui se réduisent comme peau de chagrin, pollution, désertification… — et où évoluent des créatures uniques au monde. Et pour arriver à sensibiliser quiconque à cette triste réalité, quoi de mieux que de révéler par la force des images la splendeur et l’unicité de ce qui est fragilisé ?

Australie, l’île-continent

Olivier Grunewald et Bernadette Gilbertas, éditions de La Martinière, Paris, 2014, 264 pages