Exotisme vert et luxe abordable

Les arbres fantastiques des Gardens by the Bay forment un décor féerique d’activités nocturnes.
Photo: Singapore Tourist Board  Les arbres fantastiques des Gardens by the Bay forment un décor féerique d’activités nocturnes.
Singapour. Ici, c’est l’Asie, bien sûr, mais le choc culturel va dans le sens contraire de ce à quoi nous sommes habitués en Asie du Sud-Est. Techniquement, économiquement, Singapour est en avance sur l’Occident. Tout ici est calibré, mesuré, étudié. La cité-État, surnommée « la Suisse de l’Asie du Sud-Est », est une destination parfaite pour les Occidentaux qui recherchent du dépaysement sans risques alimentaires ou autres désagréments exotiques. Plaque tournante majeure du trafic aérien, Singapour est idéale pour lancer un voyage en Asie.

Singapour — Alimentée depuis 150 ans par les tendances économiques, Singapour s’est spécialisée récemment dans l’élaboration et l’implantation de technologies vertes.
 

La ville-État exporte ce savoir-faire un peu partout en Asie, surtout en Chine, par l’entremise de partenariats public-privé comme l’EcoCity de Tianjin, près de Pékin.

L’aéroport Changi de Singapour est un des plus verts au monde, et plusieurs bâtiments de la ville repoussent les limites du possible en matière de développement durable. Ils peuvent le faire grâce à une réglementation innovante et étonnante : tout arbre ou mètre carré de verdure éliminé par un projet de construction doit être remplacé, sur place, par les dirigeants de ce projet. C’est pourquoi les terrasses et les toits verts sont ici légion et qu’on y retrouve des arbres, des jardins et des espaces verts plantés à des endroits incroyables, parfois au flanc de nouveaux édifices !

Ainsi, le nouveau 5-étoiles Parkroyal on Pickering, en plein centre-ville, abrite une série de terrasses vertes qui enjolivent la vue depuis ses chambres. Bien sûr, une telle réglementation coûte cher, mais Singapour est une des villes les plus riches au monde. Et ses dirigeants savent que la prospérité à venir passera par l’innovation.

Nouveau symbole visuel

Le nouveau symbole visuel de Singapour est le Marina Bay Sands, un immense hôtel et centre commercial formé de trois gigantesques piliers de 57 étages, qui soutiennent une longue plate-forme aux bouts arrondis, à l’allure d’un paquebot et qui recèle un grand jardin et une piscine de rêve.

Au coût de huit milliards de dollars, cette merveille architecturale contemporaine est encore plus impressionnante sur place qu’en photo.

On peut monter gratuitement au bar, mais la vue y est partielle. Mieux vaut payer les quelque 20 $ pour l’ascenseur et avoir droit à des vues fantastiques, notamment du côté jardin où se dresse une forêt métallique sans équivalent en Occident — les Gardens by the Bay —, bâtis sur un vaste terrain qui était auparavant un secteur industriel pollué. Il s’agit d’un parc d’attractions lié aux beautés naturelles du monde.

Sentosa, Little India et Malaisie

À Singapour, le quartier ethnique le plus intéressant est Little India, qu’on peut explorer sans aucun risque ou enquiquinement. C’est merveilleux, surtout le dimanche soir, alors que le quartier vit une ébullition bollywoodienne.

À un saut de puce au nord de Singapour, la ville-frontière de Johore Bahru, en Malaisie, s’avère très exotique et abordable. C’est un peu moins réglementé et encadré, mais quand même bien sympathique. Et tout y est moins cher, notamment les hôtels.

Au sud de Singapour se trouve l’île de Sentosa, une île-parc d’amusement comportant des plages chaudes et accueillantes toute l’année.

Certes, aucun Occidental ne prévoit de longues vacances sur des plages aussi urbanisées. Mais ce combo ville-plage est fort intéressant si on est de passage à Singapour.

 

Hébergement et cuisine pour tous

Certes, la riche Singapour propose tout le luxe du monde. D’ailleurs, le Four Seasons Hotel y est particulièrement bien coté. Mais l’aspect le plus original de la ville-État est de faire remarquablement bien aussi en matière d’hébergement économique. Par exemple, le Wink Hostel du Chinatown offre des pods, de mini-espaces privatifs, simples ou doubles, beaux et confortables, à des prix remarquables.

Il y a aussi le Hangout Hotel, à deux pas de Little India, une auberge de jeunesse haut de gamme membre d’Hostelling International. Ses espaces communs sont pratiques et conviviaux. Et les chambres affichent une élégance étonnante.

Nul besoin de débourser beaucoup, non plus, pour bien manger à Singapour. Les immigrants chinois, malais et indiens ont apporté avec eux des cuisines de rue dont le métissage est remarquable, toujours sous l’égide vigilante de la proprette Singapour, où on peut hériter d’une amende de 500 $ pour avoir craché un chewing-gum dans la rue…

En vrac

Singapour a longtemps eu la réputation d’être ennuyeuse, mais sous ses airs disciplinés se cache l’un des nouveaux quartiers les plus cool du monde : Tiong Bahru. C’est un secteur chargé d’histoire qui regorge maintenant de cafés tendance, de bars à la mode et de boutiques éclectiques qui vendent des vêtements surprenants, dans des environnements étonnants.

La ville-État est vraiment aux antipodes géographiques et il est pénible de prendre trois ou quatre vols pour s’y rendre, transitant parfois par le Japon et les États-Unis. Quelques lignes aériennes européennes permettent d’aller à Singapour en deux bonds. Je suis allé du Canada à Paris, puis à Singapour, avec Air France. Après avoir passé une semaine à Paris, le décalage horaire à Singapour m’a semblé minime, d’autant qu’on arrive en soirée, prêts à dormir.

Oui, le coquetel Singapore Sling vient de Singapour. Sa version la plus célèbre demeure mixée au grand palace historique Raffles Hotel.

Renseignements : greensingapore.com pour le côté écologique, yoursingapore.com pour l’aspect touristique, et tourism.gov.my pour la Malaisie.
1 commentaire
  • Michel Lemay - Inscrit 18 octobre 2014 11 h 24

    Hébergement

    A quelques pas de Raffles, vous pouvez loger au "Cozy Corner Backpackers".
    Economique et carrefour des nationalités .

    Michel Lemay