Le Musée royal de l’Ontario célèbre ses 100 ans

Les nouveaux aménagements du musée s’inscriront dans un effort d’améliorer la lisibilité de ses collections pluridisciplinaires, de l’histoire naturelle aux cultures du monde.
Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld Les nouveaux aménagements du musée s’inscriront dans un effort d’améliorer la lisibilité de ses collections pluridisciplinaires, de l’histoire naturelle aux cultures du monde.

Le Musée royal de l’Ontario (ROM) a célébré ses 100 ans le 19 mars dernier en annonçant l’aménagement d’un espace vert et d’un théâtre de verdure extérieurs, rue Bloor, puis la réfection de son hall d’entrée et une nouvelle galerie sur les origines de la vie.

 

Le paysagisme sera confié à Claude Cormier, confirmant ainsi l’histoire d’amour entre Toronto et le Montréalais, qui a dessiné plusieurs espaces publics dans la Ville Reine.

 

C’est toutefois le cabinet d’architectes torontois Hariri Pontarini qui signera l’ensemble de l’aménagement extérieur et la réfection du hall d’entrée.

 

Ces projets s’inscrivent dans un effort du ROM d’améliorer la lisibilité de ses collections pluridisciplinaires, de l’histoire naturelle aux cultures du monde.

 

Ils s’inscrivent dans le sillage d’une nouvelle identité visuelle du musée, dévoilée l’an dernier, et d’une refonte de l’organigramme des collections autour de huit centres de découverte : Cultures anciennes, Biodiversité, Culture contemporaine, Le Canada, La Terre et l’espace, Les fossiles et l’évolution, La mode et les textiles, Les arts et cultures du monde. L’institution a renouvelé aussi son titre d’appel : « Share the wonder/Enchanter – Éblouir – Partager ».

 

Notre vision de la préhistoire

 

Les réaménagements tentent aussi de rectifier le tir après l’expansion, en 2007, réalisée par l’architecte Daniel Libeskind, certes spectaculaire mais dont les lacunes intérieures et extérieures se sont imposées avec le temps.

 

L’espace vert extérieur et le petit théâtre de verdure viendront ainsi adoucir la façade austère et anguleuse du Cristal, alors que la rénovation intérieure offrira un accueil plus chaleureux.

 

Enfin, la nouvelle galerie sur les origines de la vie (dévoilée d’ici fin 2015 ou début 2016) « bouleversera notre vision de la préhistoire », annoncent les services de presse du ROM, intégrant notamment les toutes dernières découvertes de fossiles dans l’Ouest canadien, en 2012, par une équipe comprenant un conservateur du ROM.

 

Les schistes argileux de Burgess dans le parc national Yoho, en Colombie-Britannique, ont notamment livré le fossile du plus ancien vertébré connu à ce jour sur la planète, et donc l’ancêtre de tous les vertébrés, êtres humains compris.

 

Pour financer cette minicure de jouvence, le ROM lance une campagne de financement de 15 millions de dollars intitulée « Pour l’amour du ROM ».

 

Parmi les autres manifestations ponctuelles qui marqueront cette année du centenaire, les coulisses du musée seront exceptionnellement ouvertes aux visiteurs les 2 et 3 mai prochains.

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