La Space Coast ou le côté mer d’Orlando

Cocoa Beach, avec sa lente et longue inclinaison, est parfaite pour les jeunes baigneurs.
Photo: Gary Lawrence Cocoa Beach, avec sa lente et longue inclinaison, est parfaite pour les jeunes baigneurs.

Orlando en famille, c’est bien, mais pour faire trempette, on repassera. En revanche, à environ une heure de route de la capitale mondiale de l’amusement familial, la Space Coast renferme une succession de plages plus qu’honnêtes et bon nombre d’activités sportives, spatiales et spéciales. Bienvenue dans le 321, indicatif régional de cette région aux nombreux comptes à rebours.

Space Coast — C’est à Cocoa Beach, à une heure d’Orlando, qu’est né et qu’a grandi Kelly Slater, 11 fois champion du monde de surf et star locale. Le souffle de son esprit et de ses victoires plane encore fortement sur les lieux puisque ce petit bled balnéaire sans chichis est devenu, au fil des ans, la capitale de l’Est nord-américain du surf.

 

Sur ses vastes plages doucement inclinées et constamment léchées par les vagues, tout néophyte de la planche à vagues peut y faire ses premières armes en s’inscrivant à l’une des nombreuses écoles, dont celle de la célébrissime boutique Ron Jon, véritable supermarché de la fringue et de l’équipement de surf. Si elle ne jouit pas de la notoriété de bien des villes balnénaires du sud floridien, Cocoa Beach demeure à tout le moins flanquée des plages les plus proches d’Orlando, en plus de garder un profil touristique plutôt bas, ce qui en fait une sympathique escale familiale, avant ou après les parcs d’attraction.

 

C’est aussi à Cocoa Beach qu’habitaient le major Nelson et Jinny, avant qu’ils ne prennent leur retraite du petit écran, comme le rappelle la I Dream of Jinnie Lane. Normal : la petite ville forme en quelque sorte la banlieue résidentielle du Kennedy Space Center, qui est situé à un jet de météorite de là.

 

Créé en 1959 pour propulser le programme spatial états-unien dans les hautes sphères lunaires, le plus célèbre complexe du genre au monde compte notamment un « bouquet de roquettes » (un éventail de fusées exposées en plein air), une fusée Saturn V à l’abri des regards dans son immense hangar, ainsi que le Vehicle Assembly Building, l’un des plus vastes immeubles au monde.

 

Le centre comprend également un lieu de rencontre pour papoter avec des astronautes (avec lesquels on peut aussi partager un dîner-conférence, sur réservation), d’impressionnants films IMAX en 3D (pour tâter le pouls de la Station spatiale internationale ou celui des navettes), un simulateur de vol (pour décoller virtuellement en navette, encore elle), de même qu’un tout nouveau pavillon dédié à Atlantis, qui y est déployée dans toute sa splendeur, toutes tuyères unies.

 

Non loin de là, au Merritt Island National Wildlife Refuge, A Day Away Kayak Tours propose aussi une incursion dans l’univers des étoiles… sous l’eau.

 

De mai à septembre, des sorties en kayak de mer permettent en effet de vivre une éblouissante expérience : l’observation de milliers de micro-organismes bioluminescents qui fourmillent dans les eaux du canal Haulover comme autant de lucioles subaquatiques. Mais on peut également côtoyer les lamantins et les dauphins ou glisser placidement sur les eaux de la réserve naturelle.

 

Enfin, toujours dans le registre des embarcations à pagaies, le zoo de Brevard, à Melbourne, a trouvé une façon pour le moins originale de partir à la rencontre de certaines de ses 550 bêtes, qui s’ébattent ici en semi-captivité : on laisse les visiteurs sillonner les canaux du zoo… en kayak.

 

Mais on peut aussi y emprunter des ponts de cordages suspendus dans la canopée pour aller saluer les singes tamarins, ou même survoler un bassin d’alligators en empruntant une tyrolienne. Après tout, la Space Coast ne forme-t-elle pas une destination aussi aérienne que terrestre ?

 

Collaborateur

L’auteur était l’invité de VisitFlorida et de la Space Coast.