Livre - 100 ans de recettes ferroviaires canadiennes, Partikian et Viaud

La restauration rapide ne portait pas encore ce nom et n’existait pas encore sous la forme qu’on connaît, mais déjà, lors des trajets de train que les Européens faisaient en Amérique du Nord, ils étaient frappés par la rapidité avec laquelle les Américains engloutissaient leur repas. Quinze minutes top chrono, entre le moment où ils s’asseyaient à l’hôtel et ils repartaient. « Le Nord-Américain valorise la rapidité et le pragmatisme, l’Européen — et dans une certaine mesure le Canadien anglais — recherche la qualité et prend son temps. » C’était à une époque à la mi-temps du XIXe siècle, où le train ne roulait pas la nuit et faisait escale dans les buffets et les restaurants de gare, le temps de sustenter les passagers et repartir. Le boom ferroviaire dans l’Ouest a transformé la restauration en route, les voitures-restaurants rivalisaient avec les meilleurs restaurants des grandes villes, et une gastronomie en route s’est déployée. C’est à travers les recettes des chefs sur les routes du Canadien Pacifique, du CN et de Via Rail que le musée Exporail a tiré le livre 100 ans de recettes ferroviaires canadiennes. Agrémenté d’une section revenant sur l’histoire de l’alimentation dans les trains, le livre de recettes permet de recréer dans nos cuisines les repas servis dans les élégantes voitures-restaurants. On présente pour chaque recette le chef et l’année où elle a pris les rails. Mais bien plus qu’un livre de recettes — et c’est le principal attrait du livre créé par un musée —, plusieurs photographies de vaisselle servie à bord, de lettres de passagers, d’affiches et d’illustrations historiques nourrissent l’escapade et rendent le trajet encore plus enrichissant.
 

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