Singapour - Changi, une verte aéropolis

Un immense mur vert surplombe l’aire de récupération des bagages au terminal 3 de Changi.
Photo: Changi Airport Group Un immense mur vert surplombe l’aire de récupération des bagages au terminal 3 de Changi.

Ils servent de rampes de départ pour voler vers d’autres cieux de par le monde. Ils sont les ports de transit qui nous propulsent dans les points les plus cool et les plus chauds de la planète... Ou encore, ils sont les zones d’accueil lorsqu’on rentre au bercail, repus de rencontres, de découvertes, de souvenirs. Mais au-delà de leur extraordinaire fonctionnalité, les aéroports sont devenus de véritables milieux de vie socioculturels. Des lieux où l’on doit, d’ailleurs, égrener de plus en plus d’heures. Aussi bien que ce soit de façon agréable. Et de première classe.


Magasiner ? Se fai re bichonner au spa ? Aller au cinéma ? Tout ça est possible à Changi, quoiqu’on puisse aussi y tuer le temps en prenant un bain… de nature. Nous y invitent ses microparcs intérieurs, ses oasis extérieures et son mur végétalisé, autant d’éléments qui humanisent des lieux normalement ô combien abrutissants.


Sur le toit du T1, par exemple, on trouve un jardin de cactus, un autre espace de détente tout aussi charmant appelé Lily Pad Deck (un clin d’oeil à ses parasols en forme de feuilles de nénuphar), et jusqu’à une piscine où prendre un bain… de soleil. Au T2, trois jardins intérieurs sont consacrés aux orchidées, aux fougères et aux bambous. Sur le toit, un jardin de tournesols avec vue sur les pistes ravit les planespotters. Il paraît que le soir, ses diverses installations, dont le mobilier public, s’illuminent pour créer un jardin de lumière du plus bel effet.


Enfin, au T3 et sur deux éta ges, place à la pièce maîtresse des espaces verts de Changi : un jardin à papillons, du jamais-vu dans un aéroport ! Des centaines de spécimens volettent de-ci, de-là, des plantes carnivores à une grotte d’où jaillit une cascade.


Toujours au T3, les volets « ailes de papillon » (con cept !) du plafond laissent pénétrer le soleil. C’est aussi esthétique que bien pensé, car avant de s’ensardiner dans un Airbus pour les 19 heures que compte l’envolée sans escale vers Newark, cette lumière naturelle, tout comme les écrins de verdure de cette aérogare, sont les bienvenus.


Bon à savoir : rares sont les aéroports internationaux qui encouragent les passagers en transit, une clientèle captive, à sortir de leurs murs. Changi est de ceux-là, qui offre des visites guidées de Singapour de deux heures aux gens dont le temps d’attente est d’au moins cinq heures.


En plus, c’est gratuit, tout comme l’accès Wi-Fi d’ailleurs. Et si jamais vous teniez à magasiner, aux T1, 2 et 3, cap sur les boutiques Charles Keith, l’Aldo singapourien.


Trafic passagers : 50 millions par année.


 

Collaboratrice