Bière Guinness - La crème de la broue

Mark McGovern, porte-parole de la compagnie Diageo, propriétaire de la marque, explique le phéno mène de la montée rapide des bulles d’azote à la Guinness Storehouse de Dublin.
Photo: Carolyne Parent Mark McGovern, porte-parole de la compagnie Diageo, propriétaire de la marque, explique le phéno mène de la montée rapide des bulles d’azote à la Guinness Storehouse de Dublin.

Dublin — Avant d’être la stout la plus vendue au monde - 10 millions de verres au quotidien dans 150 pays -, la Guinness est surtout la bière de choix des Irlandais. Même que tenter de trouver au pays un pub n’affichant pas le logo de la mar que, une harpe celtique, équivaut à chercher un trèfle à quatre feuilles !


« Près d’une pint sur deux bues quotidiennement en Irlande est une Guinness, et à [la brasserie] St. James’s Gate, nous en produisons trois millions par jour », dit Mark McGovern, porte-parole de la compagnie Diageo, propriétaire de la marque.


Fondée en 1759 à Dublin par Arthur Guinness, St. Ja mes’s Gate abrite aujour d’hui l’attrait touristique le plus populaire de la capitale : la Guinness Storehouse, qu’un million d’amateurs de bonne broue ont visitée l’an dernier.


Disneyland à la gloire de la bière noire, l’ancienne usine de fermentation comprend plusieurs aires d’exposition de vieilles affiches publicitaires et de matériel brassicole ; des pubs et des restaurants où l’on sert des plats à base de bière ; et le Gravity Bar, d’où on a une vue panoramique sur la ville. L’a trium surprend également : s’y élève une pint de verre haute de sept étages.


Dans la salle de dégustation, on est invité à humer la bière et à en apprécier la « robe », avant de se l’envoyer derrière la cravate. « La Guinness se déguste comme le vin, dit M. McGovern. Elle est faite d’eau, de levure, de houblon et d’orge torréfié, ce dernier ingrédient lui donnant sa couleur et sa saveur caractéristiques. »


On peut aussi apprendre à tirer une pint pression dans les règles de l’art, un procédé qui prend presque deux minutes. Étonnamment, la bière est d’abord d’un beige café latte avant de tourner progressivement au noir rougeâtre.


Ce phénomène est dû à l’injection d’azote, qui produit des microbulles et donne à la boisson son col crémeux et sa douceur. Ne reste plus qu’à porter un toast à la santé de ce cher Arthur en gaélique irlandais : la bière aidant, on y parvient sans trop de difficulté même si « santé » s’écrit sláinte et se prononce slawncha !

 

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En vrac

Le saviez-vous? C’est un ex-directeur de Guinness qui a eu l’idée de créer un ouvrage recensant annuellement les records du monde. Son but ? Offrir aux clients des pubs d’Irlande et de Grande-Bretagne un outil de référence internationalement reconnu qui leur permettrait de trancher lors de leurs discussions. La première édition du Livre Guinness des records fut publiée en 1955.

Où lever le coude à Dublin? Dans les pubs de Temple Bar, le quartier des oiseaux de nuit. Une autre option vraiment sympa si on peut suivre les tirades de Vladimir, d’Estragon et al en english : le Dublin Literary Pub Crawl. Au fil des pubs visités, des guides-acteurs interprètent des extraits d’œuvres de célèbres auteurs dublinois, tels Samuel Beckett, James Joyce et Oscar Wilde.

Où trinquer sur fond de musique irlandaise trad? Au pub historique O’Donoghue’s, absolument!

Où lancer des slawncha bien sentis, demain à Montréal ? Au Vieux Dublin, rue Cathcart, bien sûr. Il devrait y avoir de l’ambiance…

Une pint, c’est un demi-litre, alors qu’une pinte correspond à 1,13 litre.

Renseignements: guinness-storehouse.com, ireland.com/fr-ca.


Carolyne Parent s’est rendue à Dublin avec la collaboration de Vacances Transat.
Collaboratrice

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