Floride - Cap Canaveral: 50 ans de conquête de l’espace

Le programme Apollo qui a envoyé un premier homme sur la Lune, représente certes une période charnière de la conquête de l’espace du Centre spatial Kennedy.
Photo: Claude Morin Le programme Apollo qui a envoyé un premier homme sur la Lune, représente certes une période charnière de la conquête de l’espace du Centre spatial Kennedy.

La Floride touristique inclut nécessairement une visite au Centre spatial Kennedy du cap Canaveral. Chaque année, environ deux millions de visiteurs envahissent cette grande flèche sableuse de la côte est de la Floride, sise à une heure de voiture d’Orlando ou de Daytona Beach.

C’est à partir de l’un ou l’autre des quelque vingt pas de tir qu’ont décollé les diverses fusées des programmes Mercury, Gemini, Apollo ainsi que celui des navettes spatiales. L’année 2012 a été marquée par le cinquantième anniversaire du premier vol orbital de John Glenn (le 20 février 1962) et de la mise en service du Centre des opérations de lancement, renommé Centre spatial Kennedy après l’assassinat du président en novembre 1963. Un demi-siècle à transporter des astronautes dans l’espace, à lancer des satellites et des missions d’exploration ou à construire la station spatiale internationale.


Le programme de la navette spatiale s’est achevé en 2011, après 30 ans et plus de 130 missions. Les noms des 24 astronautes américains qui ont perdu la vie dans la conquête de l’espace sont gravés sur un mur de granite noir, en souvenir de ces tragédies souvent diffusées en direct à la télévision, dont l’explosion des navettes Challenger en 1986 et Columbia en 2003. Les navettes rescapées du programme sont aujourd’hui réparties dans divers musées des États-Unis. Ainsi, Atlantis sera intégrée au Centre spatial Kennedy à l’été 2013 tandis qu’Endeavour se retrouve au centre des sciences de la Californie à Los Angeles et Discovery au Musée national de l’air et de l’espace à Washington. Le prototype Enterprise, qui n’a jamais volé dans l’espace, sera exposé dans un musée new-yorkais.


Le cap Canaveral offre un tour d’horizon complet de la conquête spatiale américaine depuis le discours du président John F. Kennedy devant le Congrès en 1961, où il a fait sa célèbre déclaration : « Je pense que cette nation devrait s’engager à envoyer, avant la fin de cette décennie, un homme sur la Lune et à le ramener sur la Terre sain et sauf. » Le 16 juillet 1969, Neil Armstrong réalise l’exploit.


Cinq autres missions lunaires suivront et permettront à 12 hommes au total de marcher sur la Lune jusqu’à la dernière mission Apollo 17, en décembre 1972. Les décennies suivantes seront associées à l’ère des navettes, avec la construction des stations spatiales Skylab et de la Station spatiale internationale, où quinze pays ont apporté leur collaboration, dont le Canada.

 

Et l’espace... local

Aujourd’hui, le complexe des visiteurs du centre spatial Kennedy favorise une meilleure connaissance du milieu environnant de 65 km2 avec la Réserve naturelle nationale de Merrit Island, établie en 1963, et le Parc national des berges de Canaveral, créé en 1975.


Le terrain autour du Centre spatial Kennedy abrite plus de 500 espèces sauvages, dont 300 lamantins, 5000 alligators et des espèces vulnérables, comme le faucon pèlerin et le pygargue à tête blanche. Grâce à son rivage protégé, le cap Canaveral abrite l’une des plus importantes populations de tortues de l’hémisphère nord. Une preuve que la conquête de l’espace se fait d’abord les deux pieds sur terre.


 

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1 commentaire
  • François Dugal - Inscrit 20 décembre 2012 10 h 09

    Deutchland über alles

    Il faut remercier l'équipe allemande du Dr Werner von Braum qui a mis les américains «sur la carte». La fusée Saturn V a été son chef-d'œuvre.