Lanaudière - Réglé comme du papier à musique !

Le Festival de Lanaudière se tiendra, cette année, du 4 juillet au 2 août. On parle souvent des grands rendez-vous de fin de semaine à l'amphithéâtre. On oublie un peu que le festival se déploie quasiment en continu pendant quatre semaines.

Le Festival de Lanaudière se déroulera pour la première fois sans la présence de son fondateur, le père Fernand Lindsay, décédé en mars dernier. Le dernier spectacle dans son cher amphithéâtre aura été le Requiem, de Verdi, sous la direction de Kent Nagano.

L'OSM et son chef viendront conclure l'édition 2009 avec un autre Requiem, celui de Brahms. Ce sera le samedi 1er août, au retour du chef de son festival d'opéra à Munich.

Le lendemain, dimanche 2 août, le vrai point final sera donné dans l'allégresse, avec le swing boogie-woogie des Moonlight Girls. C'est là le point commun de tous les dimanches après-midi à Lanaudière: un concert de détente musicale. La série sera inaugurée le 5 juillet par les Petits Chanteurs de Laval. Se succéderont ensuite Michel Donato et ses amis jazzmans, Alexandre da Costa et l'Ensemble Canimex, dans un programme dominé par les oeuvres de Kreisler, puis Roby Lakatos et son ensemble tzigane.

Soir après soir

Comme les dimanches, d'autres jours sont réglés comme du papier à musique, avec une grande constance. Le mercredi, par exemple... jour de relâche! Mais tous les mardis, à l'amphi, le cinéma est gratuit... Les quatre films fort éclectiques projetés cette année sont La Mélodie du bonheur, de Robert Wise, L'Élève de Beethoven, d'Agnieszka Holland, Faubourg 36, de Christophe Barratier, et Mamma Mia!, la comédie musicale sur les chansons du groupe Abba. Au même moment, des solistes se produiront dans les églises de la région. C'est une constante: les lundis, mardis et jeudis se tiennent les soirées plus intimes du Festival de Lanaudière. Que nous réservent-elles cette année?

Lors de la première semaine, les 6, 7 et 9 juillet, nous retrouverons deux pianistes déjà présents l'année dernière: Inon Barnatan et Valentina Lisitsa. Le premier accompagnera, le lundi 6 juillet à Joliette, la violoncelliste Alisa Weilerstein dans la 1re Sonate, de Brahms, les sonates de Britten et de Chopin et la Suite populaire espagnole, de Manuel de Falla. Le lendemain, à L'Assomption, Valentina Lisitsa jouera la Sonate Hammerklavier, de Beethoven, et la 1re Sonate, de Rachmaninov, avec, en «respiration», un Prélude et fugue, de Chostakovitch, et un Impromptu, de Schubert. Jeudi, à Saint-Jean-de-Matha, le quintette Alliage proposera des transcriptions pour saxophones et piano d'oeu-vres célèbres.

En deuxième semaine, le lundi 13 juillet à Berthierville, Catrin Finch, virtuose de la harpe, proposera sa transcription des Variations Goldberg, de Bach. Pour les habitants de Québec et de sa région, signalons qu'elle aura joué la même oeuvre au Domaine Forget, le samedi précédent. Le lendemain, à Saint-Sulpice, Nareh Arghamanian interprétera la 2e Sonate, de Rachmaninov, qu'elle vient d'enregistrer pour Analekta, ainsi que Carnaval, de Schumann, une transcription de Casse-Noisette, de Tchaïkovski, et les Variations sérieuses, de Mendelssohn. Le jeudi de cette semaine-là sera une journée de repos.

Les 20 et 21 juillet, c'est la spectaculaire violoniste Rachel Barton-Pine qui aura la parole. Le 20, à Repentigny, ce sera un récital pour violon seul, comprenant quelques partitions spécifiquement écrites pour cette artiste charismatique. Le lendemain, à Saint-Alphonse-de-Rodriguez, accompagnée par un pianiste, Rachel Baron-Pine présentera la Sonate en fa majeur, de Mendelssohn, la sonate de Corigliano et une adaptation d'une Rhapsodie hongroise, de Liszt. Le jeudi 23, à Sainte-Mélanie, le Studio de musique ancienne s'attaquera aux Larmes de Saint-Pierre, chef-d'oeuvre de Roland de Lassus.

La dernière semaine se déroulera avec la claveciniste Blandine Rannou, à Saint-Calixte, le lundi 27, le pianiste Jonathan Biss, le 28 à Lavaltrie — dans la sonate Les Adieux, de Beethoven, et Kreisleriana, de Schumann — et, le jeudi, une autre harpiste, Valérie Millot. Voilà donc les chemins de traverse d'un festival qui démarrera le 4 juillet sous les auspices d'un concert très attendu, qui réunira Yannick Nézet-Séguin et Alain Lefèvre dans Gershwin et proposera, toutes les fins de semaine, les fameux concerts de l'amphithéâtre.

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Collaborateur du Devoir

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