Clin d'oeil - Autour de Tunis

Le premier pôle touristique tunisien est Nabeul-Hammamet, suivi des agglomérations Sousse-Monastir et Djerba-Zarzis.

Ce n'est pas étonnant: la côte est magnifique, plusieurs plages ont encore un petit côté «sauvage», du moins en basse saison, Hammamet et Sousse possèdent d'impressionnantes enceintes fortifiées tandis que Djerba et ses célèbres potiers sont des plus pittoresques.

Ajoutons à ces stations balnéaires les possibilités d'excursions dans le désert et voilà, le portrait du pays est complet. Vraiment? Et Tunis, Carthage, Sidi Bou-Saïd, alors?

La capitale nickel

Ville d'accueil des Jeux méditerranéens l'automne dernier, Tunis a subi pour l'occasion une cure d'embellissement. Résultat: la capitale de deux millions de Tunisois reluit. Il faut voir les belles façades des demeures s'alignant sur l'avenue Habib-Bourguiba, qui traverse la ville jusqu'à la place de l'Indépendance et se prolonge, par l'avenue de France, jusqu'à l'entrée de la médina.

Ville traditionnelle dans la ville moderne, la médina et son dédale de venelles abritent des mosquées, dont celle de la Zitouna, la deuxième plus grande du pays après celle de Kairouan, et une vingtaine de souks, dont ceux des parfums, de l'argent et des chechias (coiffes masculines de laine cardée).

Comme dans tout souk, il y a bien sûr des rabatteurs. Ici, ils vous abordent gentiment d'un: «Vous me reconnaissez? Je travaille à votre hôtel!» Jouez le jeu, suivez l'un d'eux et vous aboutirez vraisemblablement chez un marchand de tapis, tel au Palais d'Orient, dont la terrasse sur le toit offre une vue incroyable sur la ville blanche. Comme quoi faire preuve de curiosité réserve de ces surprisesÉ

En ces thermes

Voisine de Tunis, Carthage, ancienne colonie phénicienne, fut jadis une puissante cité que Rome éventuellement détruira. Il en reste tout de même de très beaux vestiges, soit les Thermes d'Antonin, qui font face au Cap Bon et témoignent encore du raffinement de l'époque.

Sur ce site, les Carthaginois ensevelissaient aussi leurs fils aînés, qu'ils offraient en sacrifice. C'est du moins ce que les Romains prétendaient, peut-être pour discréditer leurs ennemis, car quelle logique aurait bien pu pousser une société à sacrifier sa future élite? Les petites tombes donnent néanmoins le frissonÉ

Enfin, à une quinzaine de kilomètres au nord de Tunis s'agrippe à une falaise le hameau de Sidi Bou-Saïd. Après une flânerie dans ses ruelles fleuries, on sirotera un thé à la menthe et fumera le narguilé au légendaire Café des nattes, ancien camp de base duquel on se préparait jadis pour aller à la MecqueÉ à dos de chameau!

Tunis, Carthage, Sidi Bou-Saïd: voilà assurément trois visites qui s'imposent avant de prendre la route de la plage ou du désert.

Pour plus d'info : www.tourismtunisia.com

Carolyne Parent était l'invitée d'Air France et de l'Office national du tourisme tunisien.