Soins médicaux et cours de langue

Taipei —Pour beaucoup d'Occidentaux, faire du tourisme à Taiwan est d'un intérêt secondaire. Ils viennent ici d'abord pour se faire soigner, étudier le mandarin ou enseigner l'anglais. Dans la course aux médico-dollars des Occidentaux, Taiwan propose une très haute technologie médicale, une absence d'attente et des tarifs jusqu'à quatre fois moins élevés qu'aux États-Unis. Les hôpitaux y sont moins luxueux qu'en Thaïlande mais les services médicaux sont au moins d'un aussi haut calibre.

«Nos techniques et nos pratiques sont identiques à celles du Canada», explique Wang Jih-Shiuan en me faisant passer une électrocardiographie. Le Dr Wang a fait de la recherche à l'université McGill. Il est aujourd'hui directeur adjoint du Taipei City Hospital Heart & Vascular Care Center.

Une batterie de tests

Pendant trois heures, je passe une batterie de tests qui évaluent précisément l'état de mon système cardiovasculaire. On me remet tous les résultats sur papier et sur CD, où je peux voir mon coeur battre et observer des coupes de mes artères... Des tests aussi complets et aussi précis coûtent près de 700 $ à Taipei, mais ce serait quatre fois plus cher aux États-Unis et on ne les ferait tout simplement pas au Canada.

«Tout le monde devrait passer ces tests mais ils coûtent trop cher pour les services médicaux gouvernementaux», note le Dr Wang. Il me recommande de revenir dans deux ans, «pour voir s'il y a des changements».

Apprendre le mandarin

Contrairement à Pékin, on se débrouille facilement en anglais partout à Taipei et les étrangers y vivent bien à l'aise; en fait, ils passent presque inaperçus. C'est une des raisons pour lesquelles tant d'Occidentaux vont apprendre le mandarin à Taipei.

«Apprendre le mandarin est plus facile que je m'y attendais. À Taipei, je vis en immersion chinoise dans un milieu très hospitalier», dit James Clark, 26 ans, d'Ottawa. Il a fait une maîtrise en études chinoises à l'université McGill et gagné une des neuf bourses annuelles d'étude du mandarin décernées par le ministère de l'Éducation de Taiwan.

Des milliers d'Occidentaux viennent aussi enseigner l'anglais à Taiwan. Tous les jeunes Taiwanais veulent — doivent! — parler l'anglais, au moins un peu. Son enseignement est donc une énorme industrie. Même pas besoin de diplôme pour y enseigner (à environ 20 $ l'heure). Il faut seulement détenir un diplôme universitaire et fournir la preuve qu'on parle bien l'anglais.

Il est aussi possible d'enseigner le français, surtout à des groupes de jeunes femmes qui rêvent d'étendre leurs horizons culturels grâce à notre belle langue au romantisme mythique...