Un saut au Galopin

Le Galopin, pour s’accorder un espace-temps de sérénité dans une ambiance feutrée.
Photo: Francis Vachon Le Devoir Le Galopin, pour s’accorder un espace-temps de sérénité dans une ambiance feutrée.

Il est arrivé, ce temps de l’année où les fins de semaine tendent à se surcharger, entre les obligations habituelles, la préparation du terrain pour l’hiver (arrivé rudement vite), le début des partys de bureau…

Pour m’accorder un espace-temps de sérénité, j’aspire à un repas en tête-à-tête dans une ambiance feutrée. Ce sera le Galopin.

L’accueil du personnel est affable et chaleureux. Installés confortablement sous l’éclairage tamisé, nous débutons par un apéro. Amatrice de kir, je suis ravie d’essayer une variante inhabituelle, à la mandarine. Mon homme, qui connaît ses classiques, opte pour le Long Island Iced Tea.

Photo: Francis Vachon Le Devoir Installés confortablement sous l’éclairage tamisé, les clients peuvent débuter par un apéro.

C’est en « rompant le pain », oint d’un peu d’huile infusée d’ail et de basilic, que nous examinons le menu. La formule table d’hôte est retenue.

Une touche de crème

Les tartares sont l’une des spécialités du Galopin. On m’a déjà parlé avantageusement de celui au cerf et canard fumé, mais j’ai envie de simplicité. J’y vais donc pour le saumon, tandis que le boeuf sourit à mon compagnon.

Crémeux, finement coupé et rehaussé d’un mélange d’aromates où la moutarde est adroitement dosée, ce tartare de saumon fait honneur à la réputation du resto. Le bovidé est traité avec autant d’égards, assaisonné de mini-dés de cornichons bien croquants, évitant le piège du vinaigre trop envahissant auquel on a souvent affaire ailleurs.

Le potage compris dans la table d’hôte lors de notre passage au Galopin est une crème de brocoli lisse et veloutée. Encore ici, une maîtrise évidente a présidé à la préparation de ce potage à la fois raffiné et réconfortant.

Galoper ou giguer ?

En guise de plat principal, Dave a choisi le médaillon de cerf rouge, accompagné de légumes vapeur et, surtout, d’une cassolette de poireaux et pommes de terre grelots au camembert. Le cerf est tendre, légèrement rosé et accompagné d’une riche sauce. Une assiette très bien réalisée et équilibrée, parfaite pour contrebalancer la froidure du noroît qui souffle dehors.

Je ne suis pas particulièrement friande d’agneau, dont la saveur et la texture me conviennent rarement, alors c’est avec hardiesse (et un brin de circonspection) que j’ai choisi mon plat. On est en mission ou on ne l’est pas !

Ma gigue d’agneau à la moutarde me convainc pourtant dès la première bouchée. Les spätzles et le fromage de chèvre émietté accompagnent très bien la viande ultratendre, cuite sous vide puis passée au grill et nappée de jus réduit. C’est très réussi.

De l’importance des vins

Je me dois d’ouvrir une parenthèse sur le choix du vin. Malgré la gentillesse et l’empressement de notre serveur, je n’ai pas l’impression d’avoir été bien orientée pour sélectionner ma liqueur de Bacchus ; au-delà du nom d’un plat ou la lecture de ses quelques ingrédients de base, il est bien difficile de deviner à l’avance toutes les subtilités (les herbes et épices de la sauce, par exemple) dont il faudrait tenir compte.

La carte des vins aurait avantage à être rajeunie et construite de manière à correspondre étroitement aux mets. Une sélection (idéalement au verre) pourrait alors être proposée d’emblée en accord avec la quinzaine de belles propositions du menu.

Finale en douceur

Une petite touche de douceur, pour terminer cette escapade « galopine » ? J’opte pour une crème brûlée à la vanille, dont la surface bien craquante et dorée révèle un agréable arôme de rhum. Mon homme est très heureux de sa verrine de mascarpone, crumble et fines juliennes de pomme verte.


 

Les plus Un service impeccable et des plats extrêmement bien maîtrisés. Une expérience à cheval entre le confort et la sophistication.

Les moins Une carte des vins qui aurait besoin d’être renouvelée et, surtout, bien arrimée aux plats proposés. Le menu ne convient pas aux végétariens.

L’addition Repas pour deux, nourriture seulement, avant taxes et service : 108 $.

L’addition totale Repas pour deux, incluant alcool, taxes et service : 208 $.

Actualités culinaires de la région de Québec

Ricardo Boutique + Café a ouvert ses portes cet automne aux Galeries de la Capitale, à Québec. Le nouveau commerce compte une boutique offrant des produits gourmands, des accessoires de cuisine et autres agréments de l’art de la table. Un restaurant de 90 places assises propose un menu tiré des quelques milliers de recettes élaborées par l’équipe de Ricardo. En saison estivale, une vaste terrasse sera également ouverte.

Le Saint-Amour, célèbre restaurant gastronomique du Vieux-Québec, souligne son quarantième anniversaire de savoureuse manière. Le chef propriétaire Jean-Luc Boulay a créé un appétissant menu où se côtoient notamment les escargots persillés en espuma d’ail doux et les aiguillettes de canard au jus émulsionné au foie gras… Ce menu est offert à prix exceptionnel de 40 $ du dimanche au jeudi, jusqu’au 20 décembre 2018.

Légendes

★ Je regrette de devoir vous en parler
★★ Pas mauvais, mais on n’est pas obligés de s’y précipiter
★★★ Bonne adresse
★★★★ Très bonne adresse
★★★★★ Adresse exceptionnelle pour la cuisine, le service et le décor

$ Le bonheur pour une vingtaine
$$ Une quarantaine par personne
$$$ Un billet rouge par personne
$$$$ Un billet brun par personne
$$$$$ Le bonheur n’a pas de prix

Le Galopin

★★★

3135, chemin Saint-Louis, Québec ☎ 418 652-0991, $$$ 1/2