Bistro La Cohue: ambiance feutrée et plats antigrisaille

Si l’extérieur de La Cohue ne paie pas de mine, dès l’entrée, nous nous retrouvons dans un cocon évoquant le confort.
Photo: Francis Vachon Le Devoir Si l’extérieur de La Cohue ne paie pas de mine, dès l’entrée, nous nous retrouvons dans un cocon évoquant le confort.

L’arrivée de l’automne nous fait la grise mine depuis quelques jours. À défaut d’une réelle escapade sous des cieux plus cléments, tentons d’ensoleiller le tout au moyen d’un viatique gastronomique ! Suivant la recommandation d’une amie, je me rends au Bistro La Cohue en compagnie de ma maman.

Situé dans un carrefour commercial de l’arrondissement de Sainte-Foy, l’extérieur ne paie pas de mine. Or, dès l’entrée, nous nous retrouvons dans un cocon évoquant le confort.

Les banquettes et dossiers capitonnés, les reproductions noir et blanc surdimensionnées montrant des scènes du passé québécois, les poutres de bois vernies ; tout concourt à conférer une atmosphère chaleureuse et intime.

L’ardoise est restreinte, mais soignée. Sirotant un apéro, nous faisons bientôt notre choix.

Mon entrée de carpaccio de pétoncles s’avère plus que convaincante. Les fines tranches, disposées comme des pétales, sont surmontées d’un petit monticule de verdurette assaisonnée. Et le Porta 6 Fernao Pires, un vin portugais d’importation privée dont les cépages dominants sont l’arinto et le moscatel, s’accorde à merveille avec le délicat pétoncle.

Photo: Francis Vachon Le Devoir Si la joue de veau avait bien failli me convaincre, je me suis décidée pour la cuisse de canard.

La tarte aux tomates choisie par mon invitée est fort appétissante. Encerclées de pâte croustillante, lesdites tomates légèrement grillées sont juchées sur un appareil d’oignons caramélisés et de fromage 1608 dont les arômes donnent l’eau à la bouche. Du beau travail.

Loin de refléter son nom, le bistro, quoiqu’achalandé, bruisse gentiment de conversations. Heureux hasard, un duo de jazz se produit justement ce soir-là, ponctuant la soirée d’un agréable programme alternant standards et arrangements.

Pour poursuivre, Christine a choisi le boudin noir maison. Le boudin présente une texture fine et fort agréable, accompagné de purée de pommes de terre bien onctueuse, de légumes racines, d’asperges grillées, d’une compotée de pommes et mini-oignons, ainsi que d’une sauce relevée. Notre serveuse suggère l’Inka, un robuste cabernet sauvignon chilien, pour accompagner le plat. Heureux choix.

Si la joue de veau avait bien failli me convaincre, je me suis décidée pour la cuisse de canard. La chair confite, à point, se marie merveilleusement aux légumes du marché et aux pommes de terre dauphinoises, tandis que le Nuviana 2015, une IGP espagnole combinant tempranillo et cabernet sauvignon, lance ses beaux éclats rubis dans mon verre.

Toujours environnées par la voix feutrée de la chanteuse et par les arrangements de guitare du musicien, nous convenons que la soirée tire à sa fin… mais pas sans avoir d’abord goûté à l’un des desserts qui figurent au menu.

J’opte pour le bavarois de poires caramélisées à la fleur de sel et pacanes, une mignardise bien réalisée et équilibrée. L’auteure de mes jours a choisi le Bagdad café, un léger gâteau qui fleure bon le café, flanqué d’un léger coulis et de quelques fruits frais. Avec le thé, voilà une finale qui conclut très bien ce repas.


Les plus : cuisine impeccable dans une atmosphère de velours. Service attentionné. Stationnement gratuit, indéniablement un atout.

Les moins : il serait intéressant de mettre davantage en valeur les produits québécois en les identifiant clairement dans le menu.

Coût pour deux, nourriture seulement, avant taxes : 105 $. Coût total pour deux, y compris alcool, taxes et service : 164 $.

Légendes

★ Je regrette de devoir vous en parler
★★ Pas mauvais, mais on n’est pas obligés de s’y précipiter
★★★ Bonne adresse
★★★★ Très bonne adresse
★★★★★ Adresse exceptionnelle pour la cuisine, le service et le décor

$ Le bonheur pour une vingtaine
$$ Une quarantaine par personne
$$$ Un billet rouge par personne
$$$$ Un billet brun par personne
$$$$$ Le bonheur n’a pas de prix

Actualités culinaires de la région de Québec

Au Château Frontenac se tenait récemment l’événement gastronomique À la rencontre des grands chefs. Pour l’occasion, des chefs de 11 nations ont été jumelés à des chefs de Québec afin de créer des bouchées inspirées de la cuisine des Premières Nations. Quelle belle manière de créer de savoureux ponts entre les cultures ! L’événement reviendra sans doute l’année prochaine ; c’est donc à suivre.

Ouvert depuis le début de l’été, le resto Lio Festa connaît une popularité grandissante dans la région de la Capitale-Nationale. Spécialisé dans la savoureuse cuisine portugaise, il offre notamment l’emblématique poulet, préparé à la manière traditionnelle avec force paprika, la poutine (avec chorizo maison, poulet et sauce piri piri) et des desserts typiques, comme les tartelettes natas. On peut y manger sur place, commander pour apporter ou faire livrer chez soi.

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Les pizzas à croûte mince du Cosmos, soigneusement surgelées pour préserver la haute qualité des ingrédients, sont déjà offertes dans les quatre succursales et le seront bientôt dans plusieurs épiceries un peu partout au Québec. À défaut d’un voyage dans l’espace, voilà qui peut mettre des étoiles dans les yeux !

Bistro La Cohue

★★★★

3440, chemin des Quatre-Bourgeois, Québec, ☎ 418 659-1322