La Petite-Italie de la rue Saint-Louis

Le Bello Ristorante présente une ambiance généreuse et chaleureuse.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Le Bello Ristorante présente une ambiance généreuse et chaleureuse.

Pour m’être souvent baladée dans le Vieux-Québec, je suis passée à de nombreuses reprises devant le Bello Ristorante. C’est à l’occasion de la PoutineWeek de Québec que j’y suis enfin entrée, découvrant une ambiance généreuse et chaleureuse.

Par une pluvieuse soirée de début du printemps, nous nous attablons dans la section arrière du restaurant et débutons par un kir royal… au prosecco, comme il se doit dans un resto célébrant l’Italie.

La miche de pain à peine sortie du four, dont la croûte bien craquante parsemée d’origan vole la vedette à la mie fine et aérée, nous permet de calmer un peu la fringale en attendant nos plats.

Mais nous ne patientons pas longtemps : à peine le temps d’admirer un peu les chandeliers encagés et les murs de pierre, la discussion n’étant pas du tout compromise par la musique d’ambiance discrète.

Le parmesan à l’honneur

Au premier chef des incontournables de la cuisine italienne figure le célèbre parmigiano reggiano. Produit dès le XIe ou XIIe siècle, ce fromage à pâte cuite fait de lait de vache est pratiquement un emblème de la gastronomie italienne. Nos entrées lui feront une place de choix.

J’ai choisi la bresaola, une très généreuse assiette accueillant quelques tranches de viande des Grisons parsemées de câpres frites, de roquette et de copeaux de parmesan. Un filet d’huile d’olive complète le tout. Simple, frais, hyper savoureux.

Pendant ce temps, mon invité s’attaque à son appétissante croccantini parmigiana. Presque deux fois plus grosse que les fondues parmesan que l’on voit habituellement, sa panure croustillante recèle un centre affirmé, crémeux. La petite salade panachée au caramel balsamique apporte une belle fraîcheur.

La portion est, disons-le, réjouissante : si d’aucuns déplorent parfois les entrées trop congrues, ils seront en revanche ravis de celles proposées en ce lieu !

Carne, risotto et tutti quanti

Nous avons fixé notre choix sur des plats de riz : pour moi, le risotto alla guancia di vitello e al chianti ; pour lui, le risotto con costine di manzo. Je ne puis décidément résister à la poésie chantante de cette langue.

Quand on y pense, plusieurs des ingrédients majeurs de la gastronomie italienne, la tomate et le maïs notamment, proviennent d’ailleurs…

Connu depuis plus de 5000 ans en Asie, le riz n’a été adopté en Italie qu’au cours du Moyen Âge, où il a progressivement été intégré à la cuisine familiale.

Comme quoi les notions « d’authenticité » et de « terroir » sont toujours relatives, n’est-ce pas !

Je suis ravie par ce qu’on m’apporte. Le risotto présente une belle combinaison de textures, les dés de zucchini et de poivrons rouges assurant une contrepartie croquante à l’onctuosité du riz.

Les notes acidulées de la gremolata et des olives noires rehaussent admirablement la tendre bajoue de veau braisée au vin rouge.

Lorsque Dave a passé sa commande, le serveur a énoncé, sourire aux lèvres, un énigmatique « Ah, le Pierrafeu ! » avant de filer vers les cuisines. Interloqués, nous n’avons pas saisi ce dont il s’agissait. Nous le découvrons à présent.

Sur un lit de risotto au parmesan et au maïs est déposée la plus grosse côte de boeuf que nous ayons vue dans un restaurant ! La pièce de viande est pratiquement aussi volumineuse qu’une livre de beurre. Non, je n’exagère pas.

C’est spectaculaire. Flanquée de quelques traits d’une sauce capiteuse à la bière et au sirop d’érable, la viande se défait à la fourchette.

Même avec une immense volonté, mon compagnon n’en viendra pas à bout : il en rapportera une part pour son lunch du lendemain !

Bacchus n’est pas oublié. Le Santa Cristina, un robuste chianti toscan à la robe rubis, est parfait avec nos viandes braisées.

Zucchero

La carte des desserts est bien tentante, même si l’appétit n’y est plus. En hommage au Parrain, mon accompagnateur choisit les canolli au chocolat arrosés d’un espresso bien corsé.

Deux rouleaux de pâte bien craquante fourrés d’une décadente crème de chocolat sont déposés à côté d’un trait de coulis de fruits esquissant un B. Pour Bello, bien sûr. Jolie présentation.

Moins élégante à l’oeil, ma pizza à la poire flambée n’en est pas moins une belle trouvaille. La pâte légèrement salée offre un agréable contrepoint à la douceur des fruits. Je retiens l’idée.

La Sublime, une tisane bio de rose, camomille et citronnelle de chez Camellia Sinensis, permet de conclure de manière impeccable.

Le Bello Ristorante

73, rue Saint-Louis
Vieux-Québec
418 694-0030
 

Les plus : la nette impression d’avoir goûté au meilleur de la gastronomie italienne : chaque plat regorge de saveur.

 

Les moins ce n’est pas réellement négatif, mais les portions sont archi-généreuses, de l’entrée au dessert. À prendre en considération si vous avez l’appétit léger.

 

Coût du repas pour deux, nourriture seulement : 118 $.

 

Coût total du repas pour deux, incluant alcool, taxes et service : 215 $.

1 commentaire
  • Sylvio Le Blanc - Abonné 1 avril 2016 14 h 18

    Belle photo

    Mais je préfère celle dans le journal papier.