S’évader avec Délice

Au Délice, à Lévis, tout incite au voyage dans ce décor aux accents exotiques, avec des bouddhas dorés, des projections lumineuses de vagues bleutées, des palmiers en pot, un groupe de luminaires tenant à la fois du banc de méduses et de la talle de champignons.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Au Délice, à Lévis, tout incite au voyage dans ce décor aux accents exotiques, avec des bouddhas dorés, des projections lumineuses de vagues bleutées, des palmiers en pot, un groupe de luminaires tenant à la fois du banc de méduses et de la talle de champignons.
C’est par une frisquette soirée de la fin de février que j’ai décidé d’aller découvrir la cuisine du Délice, un lieu qui avait piqué ma curiosité lors d’une précédente visite à Lévis. L’établissement comporte une section restaurant et une section bar de type lounge, plongeant tout de go dans une atmosphère dépaysante.

Si je voyage métaphoriquement beaucoup dans mes excursions gastronomiques, mon accompagnatrice est une authentique globetrotter qui a visité de nombreux pays pour se livrer à sa passion, l’ornithologie. Tout en trinquant au Segura Viedas Cava Reserva brut, la discussion se porte donc spontanément sur le voyage. Il faut dire que l’ambiance y est pour quelque chose.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir
 
En effet, tout incite au voyage dans ce décor aux accents exotiques, avec des bouddhas dorés, des lustres surdimensionnés, un plafond aux caissons évoquant les boîtes bento, des projections lumineuses de vagues bleutées, des palmiers en pot, un groupe de luminaires tenant à la fois du banc de méduses et de la talle de champignons…
 
J’opte pour une entrée toute en fraîcheur, avec six huîtres en coquille, une nouveauté au menu. On m’apporte une assiette où sont posées deux costaudes Caraquet et quatre mignonnes Raspberry Point. Les huîtres sont soigneusement nettoyées et bien détachées de leur coquille.
 
Ayant demandé qu’on me serve à part la petite sauce vinaigrée aux oignons verts, j’ai tout le loisir de n’en déposer que quelques gouttes sur chaque mollusque, préservant leur délicate salinité naturelle.
 
Dans un tout autre registre, le brie croustillant choisi par mon invitée est très réussi : le fromage soigneusement grillé est déposé sur une salade d’épinards colorée de piment peppadew, de poivrons et d’une brunoise de fraises. La vinaigrette miel et ail rôti complète admirablement la palette gustative ainsi déclinée. Nous terminons joyeusement nos verres de mousseux sur ces savoureuses entrées.
 
Le repas principal ne se fait pas attendre. Christine est contente de son osso bucco façon milanaise, servi avec linguine en sauce crémeuse tomate et basilic, ainsi qu’une belle tombée de légumes (chou-fleur, carotte, choux de Bruxelles et tomate cerise) croquants et assaisonnés en toute simplicité. Son pinot noir du Domaine Champs Perdrix assure une ronde complicité avec le veau bien tendre.
 
De l’autre côté de la table (et à des milliers de kilomètres, gastronomiquement parlant), trône mon pot en pot des îles de la Madeleine. Le minichaudron recèle une odorante chaudrée de homard, pétoncles, crevettes et petits légumes, surmontée d’un « couvercle » de pâte feuilletée dorée.
 
L’emblématique plat madelinot est servi avec une salade verte et des frites allumettes. Mon verre de Stoneleigh, un sauvignon blanc néozélandais de South Island, fait bien sûr merveille avec ce riche assemblage de crustacés.
 
Ayons l’audace de compléter ce tour du monde sur une touche sucrée. J’aborde donc, non pas au rocher Percé, mais au rocher nougat glacé, sorte de Ferrero Rocher maison fait de ganache au chocolat praliné et arachides, meringue au miel et noix caramélisées. Si j’envisage d’abord d’en rapporter une part à la maison, je me retrouve bientôt devant une assiette vide, conversation et thé vert aidant !
 
Mon invitée n’est pas en reste et se délecte de son dulce de leche. Le pot de délicieuse mousse à la crème caramel au beurre et ganache chocolatée trône joliment sur le bout de feuille de bananier placé dans l’assiette immaculée.
 
Si le niveau sonore commence à nuire un brin à la conversation — après tout, c’est vendredi soir et la section lounge est à proximité —, on peut dire que nous avons passé un très agréablement moment au Délice.

Le Délice

146, route du Président-Kennedy
Lévis
418 833-2221

Les plus : excellente variété de mets faisant la part belle aux spécialités d’ici et d’ailleurs. Service très courtois et ambiance sympathique.
 
Les moins : le niveau sonore augmente au fil de la soirée. Choisissez soigneusement le moment de votre visite si vous n’aimez pas la musique forte.
 
Coût du repas pour deux, nourriture seulement : 96 $.
 
Coût total du repas pour deux, incluant alcool, taxes et service : 173 $.