Le Green Spot de Saint-Henri

Le Green Spot, qui existe depuis les années 40 et qui est ouvert tous les jours de la semaine 24 heures sur 24, rappelle que la gastronomie, ce sont aussi de petits plaisirs simples.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le Green Spot, qui existe depuis les années 40 et qui est ouvert tous les jours de la semaine 24 heures sur 24, rappelle que la gastronomie, ce sont aussi de petits plaisirs simples.

J’imagine déjà ceux qui diront : Mollé est parti où ? Y connaît ça, lui ? Eh bien oui, et cela fait plusieurs années que j’ai découvert cet endroit mythique de la rue Notre-Dame à Montréal, qui réunit cols bleus et cols blancs désirant la mê me chose : manger un bon burger, un bon grilled cheese ou un bon hot dog steamé, avec de bonnes frites servies dans un cornet en papier brun. En clair, on appelle ça de la nostalgie.


On ne va pas au Green Spot comme on va au Toqué de Laprise. Même si l’expérience mérite un détour, oubliez le romantisme amoureux, la tranquillité ou la réflexion intellectuelle. On va au Green Spot avant tout pour s’alimenter.

 

Les menus


Les clients se retrouvent dans ce qui reste encore une cantine, si j’ose l’appeler ainsi, ou un resto de quartier avec son comptoir et les tabourets rouges installés devant et pris d’assaut dès midi.


Les menus, qui diffèrent et s’échelonnent à n’en plus finir, offrent tout ce qu’un resto du genre doit offrir : poutines, club sandwichs, macaronis, burgers, spéciaux du jour, frites maison…


Et un coke avec ça. Oui, sûrement, car avec de la bonne viande fumée de chez Lester, un cornichon, de la salade de chou et des frites, cette boisson est appropriée.


On aime ou on déteste le Green Spot du quartier Saint-Henri, avec ses banquettes de skaï rouge qui imite le cuir. On y retrouve encore les petits juke-box installés au-dessus des tables, qui semblent sortis d’un siècle égaré. On se croit revenus dans les années 50.


Il ne manque que les bel les voitures américaines devant le resto pour s’y croire totalement. Le club sandwich (pain blanc précisé) est bon, juteux avec les tranches de bacon, la salade et les tomates. Il est seulement dommage que l’on nous serve une mayonnaise commerciale avec les patates frites maison.


Les restaurants com me le Green Spot, qui résistent à la verrine de saumon, au foie gras ou encore au tataki de boeuf, me réjouissent.


Cela démontre que Montréal offre sur le plan alimentaire un choix digne des grandes capitales du monde.


Certes, on sert encore le café au pichet, un café qui parfois reste trop amer en bouche.


Oui, on retrouve des classiques démodés, parfois des côtes de porc trop cuites, mais il faut passer par-dessus cela pour apprécier ces lieux inédits, qui font partie de la vie de tous les jours et qui, en début d’année, me réconcilient avec la vie.


Cette institution, qui existe depuis les années 40, ouverte tous les jours de la semaine et 24 heures sur 24, me rappelle que la gastronomie, ce sont aussi de petits plaisirs simples.


À en croire les habitués, le Green Spot est encore là pour longtemps, et c’est tant mieux.


Des brunchs et des petits-déjeuners sont aussi proposés. Aucun alcool n’est disponible.

 

Prix payé: pour deux personnes le midi, avec soupe du jour, hot dog et club sandwich, accompagnés d’eau et de café, avant taxes et service : 22,75 $.

Plus: un endroit mythique de Montréal où la constance est au rendez-vous.

Moins: il ne faut pas rechercher l’intimité dans ce genre d’établissement.


 

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