La formule tapas axée sur les produits de la mer

Le restaurant Boca Iberica, à Montréal, propose une découverte culinaire des plus intéressantes.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le restaurant Boca Iberica, à Montréal, propose une découverte culinaire des plus intéressantes.

Il nous a fait faire de belles découvertes au Vintage. Aujourd’hui, il est de retour au Boca Iberica, sur le Plateau Mont-Royal. Manuel Martins revient avec un concept tapas, dans un décor résolument moderne qui repose l’âme et s’attarde à séduire l’homme.

Un grand bar traverse la salle et une terrasse, souvent prise d’assaut quand le temps le permet, attire les amateurs de produits de la mer.


Le Portugal a bien d’autres atouts que le porto. Les produits de la mer dont dispose ce pays sont d’une grande variété et la visite des marchés en montre toute la richesse, sans oublier le petit cochon grillé, les charcuteries ou encore les soupes, comme le caldo verde, la célèbre soupe aux choux que tous les Portugais confectionnent à la maison.


Mais ceux-ci ne pourraient se passer de la tout aussi célèbre morue, que l’on con somme salée ou fraîche de façon quotidienne.


Chez Boca Iberica, de belles tables de bois brut nous accueillent, mon ami Jorge, originaire de Lisbon ne, et moi-même, pour une découverte culinaire des plus intéressantes.


Ça commence avec le pain de maïs, un produit bien prisé des Portugais, mais assez mal connu de la communauté québécoise, dont le goût et la texture sont agréables.


Puis arrive un choix de tapas joliment présentées, dont du foie de lotte poêlé, arrosé au final d’une touche de vinaigre balsamique qui réveille le tout.C’est tout simplement divin.


Il y a aussi, bien sûr, du chorizo grillé et flambé, de petits calmars farcis, ainsi que des pétoncles rôtis qui sont tout aussi délicieux. Les calmars, tendres et goûteux, sont d’une grande finesse et on perçoit le goût du safran et celui d’autres épices qui se mêlent harmonieusement.


La carte des vins propose bien sûr un certain nombre de vins choisis du Portugal (du Douro, mais aussi de l’Alentejo), qui sont l’occasion de belles découvertes, mais aussi d’ailleurs.


Le crabe farci est, avec le porc, l’une des nombreuses spécialités proposées par la maison. Rien à voir avec les crabes farcis de la Martinique, de la Louisiane ou de la Floride. Le crabe est cuit puis désossé, et la chair, assaisonnée et épicée, est remise ensuite dans sa carapace.


L’ensemble est servi avec un petit verre de bière que l’on mélange avec un peu de crabe à la toute fin, avant de boire le tout.


Le mélange est réellement d’une grande finesse et se laisse apprécier jusqu’au nettoyage complet de la carapace.


Côté desserts, les flancs aux oeufs et certaines pâtisseries, comme les natas, qui demeurent un classique sans surprise, achetés dans le quartier portugais aux Anges gourmets, constituent des valeurs sûres, surtout lorsqu’ils sont frais et servis tièdes avec un café portugais.


Le père et le fils se retrouvent désormais en cuisine. Les tapas portugaises côtoient celles de l’Espagne. Mais, après tout, les deux pays sont bien côte à côte dans la péninsule Ibérique, alors pourquoi pas au restaurant ?


Voilà un resto où il fait bon s’évader, surtout lorsque le soleil tarde à se montrer.

 

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Plus : un cadre sympathique et une cuisine très agréable axée sur les produits de la mer.


Moins : un manque d’originalité du côté des desserts et la difficulté de trouver un endroit où se garer le soir.


Prix payé le midi pour deux personnes, avant taxes et service, avec une bouteille de vin et du café : 112 $.