Les meilleurs cafés de Montréal (3)

Le grand bar du Café Cherrier à Montréal accueille chaque jour les habitués du steak tartare, du bagel au saumon ou du plat du jour, lequel change de façon régulière.<br />
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le grand bar du Café Cherrier à Montréal accueille chaque jour les habitués du steak tartare, du bagel au saumon ou du plat du jour, lequel change de façon régulière.

Durant six semaines, je vous fais part de mes coups de cœur pour des cafés de quartier où il est possible de prendre un bon petit-déjeuner ou de manger simplement, et à peu de frais, une soupe, une salade ou, bien souvent, un bon plat du jour. Cette semaine: le Café Cherrier.

J'aime ce café-bistro à proximité du square Saint-Louis et de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec qui existe depuis 1983.

Dans les faits, bien que portant le nom de café, l'établissement ressemble beaucoup plus à une brasserie parisienne qu'à un réel café, même si l'on y sert brunchs et petits-déjeuners depuis le début. Les cretons maison et la compote de pomme et rhubarbe sont d'ailleurs des classiques du p'tit-déj' au Cherrier.

Point de décor pompeux ici. Le grand bar de service accueille chaque jour les habitués du steak tartare, du bagel au saumon ou du plat du jour, lequel change de façon régulière.

La salle rappelle les cafés ou bars de la Belle Époque, sans toutefois les miroirs peints ni les plafonds colorés.

Une terrasse agréable


Comme il est agréable de s'attabler à la terrasse du Cherrier et de contempler la rue qui passe! Dès le printemps, elle se garnit de verdure et de fleurs et donne une impression d'évasion en plein centre-ville.

Ce midi-là, le temps presque estival permettait le rosé de l'Orpailleur, qui accompagnait le hareng mariné et la brandade de morue. Celle-ci aurait gagné à être un peu plus chaude, bien qu'elle puisse dans certains cas, comme à l'apéro, se consommer froide ou à la température ambiante.

Le filet de hareng, quant à lui, était comme d'habitude; son sel disparaît avec les pommes à l'huile qui l'accompagnent.

D'autre part, j'aime ce plat qu'on retrouve trop peu souvent sur les menus et qu'on nomme, par défaut, poulet de Cornouailles.

Il s'agit d'un croisement entre la poule white rock et le poulet Cornish. Abattu à 30 jours, il est, comme ici, en crapaudine, aplati en forme de crapaud, d'où le nom qu'on lui donne.

Bien grillé et servi à ma demande avec des frites maison, il constitue un excellent repas, qui peut, comme ce fut le cas pour nous, être partagé à deux.

Il s'agit d'une recette éprouvée qui me réconcilie avec la gent volatile. De bonnes frites croustillantes, pas grasses du tout, accompagnaient agréablement le poulet.

Enfin, quoi de mieux, dans un café, que de terminer le repas avec un vrai bon café, ni amer, ni froid?

Le Café Cherrier fait preuve d'une constance exemplaire, sans prétention, qui témoigne du respect de l'établissement pour ses clients.

On y sert une cuisine simple, mais dont la table d'hôte varie tous les jours.

Et le pain est bon et toujours frais. Par ailleurs, le service y est toujours aimable, presque amical, et les clients l'apprécient depuis 25 ans.

Prix payé pour deux personnes le midi, avec 500 ml de vin rosé et deux cafés, avant taxes et service: 72 $.

Plus: une constance qui dure depuis 25 ans.

Moins: il faut souvent jongler pour trouver du stationnement.

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Collaborateur du Devoir
1 commentaire
  • Gilles Dufour - Abonné 30 mars 2012 17 h 35

    Café Cherrier

    C'Est bon