Entretenir et préserver les orchidées

Larry Hodgson
Collaboration spéciale, dujardindansmavie.com
Placez votre orchidée dans un endroit où elle reçoit un bon éclairage toute la journée, avec quelques heures de soleil, surtout le matin.
Photo: iStock Placez votre orchidée dans un endroit où elle reçoit un bon éclairage toute la journée, avec quelques heures de soleil, surtout le matin.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Vous venez d’acheter une orchidée. La voilà trônant dans votre salon, avec ses belles fleurs si colorées. Vous en êtes très content, mais voilà que le doute vous assaille. Les orchidées ne sont-elles pas des plantes capricieuses, difficiles à entretenir ? Serez-vous capable de la conserver ?

Pas de panique. Les orchidées, et surtout l’orchidée papillon ou Phalaenopsis, celle qui est la plus couramment vendue, sont en fait très faciles à conserver. Bien plus que la plupart des autres plantes d’intérieur. Et imaginez : sa belle floraison peut durer deux mois, voire trois !

Les bons gestes

 

Votre orchidée, comme toute autre plante vivante, a besoin de lumière, sa seule source d’énergie. Placez-la dans un endroit où elle reçoit un bon éclairage toute la journée, avec quelques heures de soleil, surtout le matin.

La meilleure façon d’arroser une orchidée consiste à la faire tremper dans l’eau. La plupart des orchidées sont vendues dans un pot de culture transparent muni de trous de drainage, lequel est placé dans un cache-pot ornemental sans trous. Tous les 7 à 10 jours, sortez la plante ainsi que son pot du cache-pot, et laissez-les tremper 10 à 30 minutes dans un bol d’eau tiède. Imbibez toute la motte ! Après, faites bien égoutter la plante et replacez le pot dans son cache-pot : c’est aussi simple que ça ! Après quelques minutes, assurez-vous bien qu’il n’y a pas d’eau résiduelle dans le cache-pot.

On voit parfois la recommandation d’arroser avec des glaçons. Une habitude à proscrire, puisque ça ne fait que stresser la plante.

Quant à la température, ne vous inquiétez pas. Celle de votre maison est parfaite. Une forte humidité atmosphérique est intéressante, mais évitez la vaporisation, qui laisse des taches sur les feuilles et peut provoquer la pourriture. L’utilisation d’un humidificateur dans la même pièce pendant les mois d’hiver suffira pour lui donner l’humidité nécessaire.

Fertilisation ? Seulement du printemps à la fin de l’été et très, très peu. Un engrais tout usage suffira.

Une orchidée mature produira une nouvelle feuille de temps en temps… et en perdra une ancienne, qui jaunira. Arrachez la feuille jaunissante, tout simplement. Quant à ces bizarres racines aériennes qui vont dans tous les sens, laissez-les tranquilles. Leur présence est tout à fait normale.

Pour stimulerune deuxième floraison

 

Quand la dernière fleur tombe, vous avez deux choix. Vous pouvez essayer de forcer une mini-floraison sur la même tige florale en la coupant juste au-dessus du 2e ou 3e noeud à partir de sa base, ou couper toute la tige à sa base, ce qui assurera une floraison plus tardive, mais plus abondante.

Normalement, votre orchidée fleurira une fois par année, environ à la même date que la première fois. Donc, si vous l’avez achetée en fleur en avril, attendez-vous à une floraison printanière. En août ? À la fin de l’été, etc.

La floraison survient quand la plante est prête : aucun traitement spécial n’est nécessaire.

Le rempotage

 

Après deux ou trois ans, le terreau de votre orchidée commencera à dégénérer, devenant mou et pourri. Il faut alors rempoter la plante, idéalement à la fin de l’hiver. Il vous faut un terreau spécial pour orchidées, qui ne contient pas de véritable terre, mais plutôt des morceaux d’écorce et de la sphaigne. Faites tomber l’ancien terreau, puis coupez au sécateur toute racine morte, pourrie ou abîmée (elle sera brune ou molle). Ajoutez un peu de substrat humide dans le fond du pot. Centrez la plante dans le pot en répartissant bien les racines. Vous pouvez enterrer en tout ou en partie les racines aériennes. Puis, ajoutez du terreau à travers les racines en tassant pour que la plante soit solidement assise. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Et voilà ! La culture de l’orchidée en quelques mots. Pas si sorcier, n’est-ce pas ?

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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