Un mur végétal dans son salon, est-ce possible?

L’aspect esthétique et décoratif des murs végétalisés est indéniable. En plus, ils ont la capacité d’épurer l’air, d’augmenter le pourcentage d’humidité dans nos maisons particulièrement sèches en hiver, d’exploiter des espaces restreints et d’améliorer la qualité de vie et le bien-être des occupants.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir L’aspect esthétique et décoratif des murs végétalisés est indéniable. En plus, ils ont la capacité d’épurer l’air, d’augmenter le pourcentage d’humidité dans nos maisons particulièrement sèches en hiver, d’exploiter des espaces restreints et d’améliorer la qualité de vie et le bien-être des occupants.

En vogue actuellement, les murs végétalisés sont de plus en plus présents dans les institutions, les entreprises et les aéroports. Or, est-ce possible d’en avoir un à la maison ou sont-ils le privilège des lieux publics à cause de leur coût et de leur complexité ? Tour d’horizon.

Vous en rêvez depuis longtemps, voici la réponse : oui, il est possible d’aménager un mur végétalisé chez soi. Toutefois, ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Et le coût varie énormément selon le type de structures utilisées, ou si on fait appel à un professionnel. Cependant, si on fait le choix d’investir dans un tel mur, on en tire plusieurs bénéfices.

D’abord, leur aspect esthétique et décoratif est indéniable. En plus, ils ont la capacité d’épurer l’air, d’augmenter le pourcentage d’humidité dans nos maisons particulièrement sèches en hiver, d’exploiter des espaces restreints et d’améliorer la qualité de vie et le bien-être des occupants. Si vous craignez les risques d’écoulement d’eau et d’éclaboussures, sachez que les systèmes proposés sont maintenant munis d’un bac collecteur pour l’eau et que la plupart ont un système d’irrigation intégré.

Le faire soi-même ou le faire faire ? D’après Antoine Trottier, de la Ligne verte, une entreprise montréalaise qui en réalise depuis six ans, « si on est bricoleur, on arrive à le monter seul, mais il est difficile d’obtenir un résultat beau et durable ».

On ne saurait le contredire puisque l’installation du système demande non seulement des aptitudes, mais une connaissance essentielle des végétaux. Pour ne pas être déçu du résultat, M. Trottier recommande de commencer petit, d’essayer des choses et de voir le projet comme un projet d’aquariophilie. « Il y a plusieurs similarités avec les matériaux utilisés pour ce loisir : la pompe, la minuterie, les tuyaux et les plantes », explique-t-il.

Plusieurs approches de murs végétalisés sont possibles. Le plus simple à installer reste le meuble autoportant, car les plantes sont simplement cultivées en pots de 10 cm sur des tablettes inclinées. Il n’y a donc pas de transplantation, et le remplacement s’effectue facilement.

Autre avantage du meuble autoportant, comme les plantes sont matures lors de la réalisation, vous obtenez immédiatement un beau mur. La ligne verte fabrique le sien, tandis qu’on trouve le Versa Wall chez Planterra pour 4000 $.

Vient ensuite le mur en culture hydroponique sur feutre. Plus complexe à mettre en place, il dépend entièrement de son système d’irrigation et requiert des connaissances en fertilisation. « Dans un nouveau bâtiment où l’on a planifié sa réalisation, il s’installe passablement facilement et, à long terme, il demande moins d’entretien », affirme M. Trotttier. Aucun ensemble n’est cependant disponible sur le marché.

En guise de dernier modèle, d’une grande simplicité, vendu 4000 $ chez Planterra, le mur autoportant de Florafelt est composé de pochettes dans lesquelles on plante les végétaux.

Enfin, quelles plantes utiliser ? Les tropicales de sous-bois sont à privilégier pour ces projets, sinon un éclairage devra être ajouté. D’ailleurs, ce sera nécessaire si vous voulez cultiver des fines herbes ou des laitues. Oubliez les tomates, vous n’obtiendrez pas de succès. Découragé par le prix ? Optez pour les tableaux végétaux plus accessibles.

Belles plantes - Le guide complet pour chouchouter ses plantes d’intérieur

Un livre sur les plantes d’intérieur dans le style nouvelle tendance, largement illustré et aéré, qui contient des explications simples et claires, mais qui malheureusement fournit peu d’information sur chaque plante. Il comblera cependant les besoins d’un néophyte qui cherche à comprendre les substrats, les fertilisants, la lumière, etc.
 

Lauren Camilleri et Sophia Kaplan, Hachette Nature, Vanves, 2019, 254 pages

Au jardin et cours

Eh oui, nous sommes déjà en période de semis pour de nombreux légumes ! Saupoudrer des graines sur de la terre semble d’une simplicité enfantine, mais en réalité, le stade plantule est délicat, et semer au bon moment est important. N’hésitez donc pas à faire des lectures pour mieux en comprendre les principes ou à participer à un cours. D’ailleurs, je vous recommande celui donné par les Semences du Portage : Les semis intérieurs, sans peur et sans reproche, le 24 mars. Puis, pendant que nous y sommes, je vous recommande aussi : La planification et l’organisation du jardin écologique le 4 avril au matin et en après-midi, Le sol vivant et la fertilisation. Les cours sont donnés au Resto Végo à Montréal par Yves Gagnon, horticulteur expérimenté, auteur de plusieurs livres et excellent communicateur. semencesduportage.com/categorie-produit/ateliers-a-montreal