Des tulipes en septembre?

Parmi les tardives, on trouve les généreuses tulipes Doubles qui ressemblent à des pivoines.
Photo: Lise Gobeille Parmi les tardives, on trouve les généreuses tulipes Doubles qui ressemblent à des pivoines.

Pour profiter de ces fleurs légendaires dès la fonte des neiges, il faut avoir pris le temps de mettre leurs bulbes en terre l’automne avant. Voici quelques questions auxquelles nous répondons dans ce billet.

Pourquoi les bulbes de tulipes doivent-ils être plantés à l’automne ?

Sous les températures fraîches et les pluies régulières de cette saison, les bulbes développent leur système de racines pour bien s’ancrer dans le sol. Ensuite, le froid de l’hiver les fait entrer dans une période de dormance indispensable à son cycle de vie. Avec l’arrivée du printemps et l’augmentation des températures, les bulbes convertissent l’amidon en sucre pour faire croître ses feuilles et sa fleur. Enfin, pour favoriser l’accumulation d’énergie dans le bulbe, les feuilles doivent jaunir sur le plant et on doit éliminer la capsule contenant les semences.

Quelles formes de tulipes pour votre jardin ?

Le Royal General Bulb Grower’s Association a créé quinze groupes dans lesquels sont classées les tulipes selon leur forme et leur période de floraison. Voici une brève description des plus courants. Parmi les hâtives se trouvent cinq groupes : ceux dits à fleur simple ; ceux à fleurs doubles ; et trois groupes dits botaniques, soit Kaufmaniana à fleurs étoilées, Fosteriana aux pétales émoussés et Greigii au feuillage ornemental.

Photo: Lise Gobeille Bulbes de tulipes botaniques prêts pour  la plantation.

Viennent ensuite cinq groupes de mi-saison : Triumph, aux fleurs spectaculaires de couleurs marbrées ; Darwin, aux grandes fleurs de couleur intense ; les Simples, aux hautes fleurs de couleurs brillantes ; les élégantes Fleur de lys aux pétales pointus ; et les Perroquets aux fleurs extraverties. Enfin, parmi les tardives se trouvent les Frangés, aux pétales effilés, très féminins, les artistiques Viridiflora aux lignes vertes, et les généreuses Doubles qui ressemblent à des pivoines.

D’où viennent les bulbes ?

Des Pays-Bas, évidemment ! Toutefois vous serez surpris d’apprendre qu’il n’y a aucune tulipe qui croisse naturellement dans ce pays. Elles sont indigènes de la Russie, du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, de la Mongolie et de la Chine. Néanmoins, les Pays-Bas sont le chef de file mondial de l’exportation de fleurs et de bulbes de tulipes, soit deux milliards de bulbes par année. Autres chiffres frappants : la moitié du territoire néerlandais serait consacrée à la production de bulbes, dont la moitié de cette moitié aux fleurs coupées de tulipes, selon Jane Eastoe dans son livre Tulips : Beautiful Varieties for Home and Garden. Puis, pour 100 000 hybridations réalisées, seulement 5 variétés atteindront le marché et ce cycle aura pris… 20 ans ! Quel travail, quelle patience ! De quoi nous faire apprécier celles que nous achetons.

Distribution de compost

La prochaine distribution de compost de la Ville de Montréal aura lieu le samedi 12 et le dimanche 13 octobre 2019, de 8 h à 16 h, au Complexe environnemental de Saint-Michel, 2235, rue Michel-Jurdant, à Montréal.

Au jardin

Au Québec, les bulbes sont plantés au cours du mois d’octobre. En règle générale, on les plante par groupes de 5, 9, 11, etc. de la même variété à différents endroits dans l’aménagement. Les nombres impairs et une telle répartition donnent un aspect plus naturel, plus relaxant. Il est recommandé de les planter à une profondeur de trois fois leur hauteur. Toutefois, pour déjouer les écureuils et le froid, on peut les planter plus creux. Pour être certain que les écureuils n’y ont pas accès, on peut également mettre un grillage métallique que l’on recouvre de terre. Ne négligez pas l’arrosage des conifères à l’automne, car ils doivent bien se gonfler d’eau avant l’hiver.

Dans la bibliothèque

Bonsaï | Penjing. Les collections du Jardin botanique de Montréal
Danielle Ouellette, Les Amis du Jardin botanique de Montréal, Montréal, 2019, 276 pages

Un livre sublime que l’on savoure avec énormément de plaisir. De magnifiques photos originales constituent le coeur de l’ouvrage. Près du tiers des quelque 350 spécimens du Jardin botanique s’y retrouvent. Associées à certaines images, des citations de maîtres de bonsaïs et de maîtres de penjing d’Asie et d’Amérique du Nord teintent la dimension artistique d’une touche philosophique. Au-delà du regard historique rendu par des témoignages de maîtres ayant participé à l’élaboration des collections sont proposés des repères esthétiques pour apprécier ces sculptures vivantes. Ce livre a été réalisé grâce à un don d’un amoureux des bonsaïs et ancien professeur de littérature à l’Université McGill, Michael Trevor Cartwright.