Découvrir la nuciculture

Des gens procèdent à la récolte de noix de noyer noir au verger de Saint-Ambroise-de-Kildare.
Photo: Au jardin des noix Des gens procèdent à la récolte de noix de noyer noir au verger de Saint-Ambroise-de-Kildare.

Situé à Saint-Ambroise-de-Kildare, dans Lanaudière, Au jardin des noix est issu d’une idée originale d’Yvan et Alain Perreault pour conserver la terre familiale. En 12 ans, ils ont transformé 14 hectares en verger à noix, lequel porte tranquillement ses fruits. Une visite dans ce verger singulier permet de découvrir la nuciculture au Québec, de visiter sa jolie boutique-bistro ou, encore, de participer en septembre à des activités de récoltes.

En 2007, lorsque les parents d’Alain et Yvan Perreault leur ont demandé ce qu’ils souhaitaient faire de la terre, les deux frères se sont mis à réfléchir à un projet. « Les gens du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec nous suggéraient une pépinière ou une production de petits fruits, explique Alain Perreault, mais en consultant le Répertoire des arbres et arbustes ornementaux, d’Hydro-Québec, nous avons réalisé que nous pouvions faire pousser des arbres à noix indigènes en terre argileuse. Ce fut une révélation. Néanmoins, avant de nous lancer, nous avons creusé la question au niveau de la noix au Québec et consulté Bernard Contré, propriétaire de la Pépinière Lafeuillée [une pépinière spécialisée dans ce domaine] ».

Le programme de développement du verger est flexible et diversifié, mais il se concentre surtout sur deux types d’arbres : le noisetier et le noyer noir, lequel est utilisé comme porte-greffe pour des cultivars de noyers sélectionnés. Ces derniers proviennent du Nebraska et de l’Iowa, où, depuis plus de 100 ans, est réalisé un tri afin d’obtenir des noix à coque plus mince. Plus de 4000 arbres et arbustes ont été plantés depuis le début, dont plusieurs sortes de noyers et de noisetiers, mais également des chênes, des caryers et des châtaigniers.

Photo: Lise Gobeille Fruit du noyer noir

« Dans les grandes productions de noix en France et aux États-Unis, la production, la récolte et le cassage sont faits par des entreprises qui font de chacune des étapes une spécialité. Ici, tout est fait sur place, ça demande beaucoup d’équipement », spécifie Alain Perreault. La production de noix au Québec en est à ses débuts, mais elle gagne en intérêt actuellement.

Envie de tenter l’expérience de la nuciculture ? Si vous possédez un terrain de taille moyenne, vous pouvez y cultiver le noisetier, dont les dimensions sont de 3 m de haut sur 3 m de large et qui atteint son plein potentiel de production vers 10 ans. Alain Perreault recommande aussi le caryer ovale pour son port passablement étroit et sa noix au délicieux au goût de pacane. Celui-ci, qui atteint 23 m de haut sur 17 m de large, commence à produire après 12 ans. Le noisetier et le caryer ont des espèces ou des cultivars se cultivant en zone 3a-3b.

Photo: Lise Gobeille Noix de noisetier

Peu sujet aux maladies, sauf le noyer cendré qui peut-être affecté par un chancre, et aux insectes, les arbres à noix demandent peu d’entretien. Au jardin des noix, aucun pesticide n’est appliqué, et un processus a été enclenché en 2019 pour obtenir la certification biologique.

Ce verger pique votre curiosité ? Des activités d’autorécolte de noisettes auront lieu le 1er et le 7 septembre, tandis que des activités d’aide à la récolte des noix de noyer noir se tiendront le 21 et le 22 septembre. Cependant, sachez que le cassage de la coque du noyer noir est particulièrement difficile. Un casse-noisettes spécialisé est hautement recommandé pour en casser un lot. L’achat de noix décortiquées à la boutique est une bonne option, car il ne faudrait pas manquer l’occasion de goûter à cette noix à la saveur de fromage bleu.

Au jardin

Dès que les températures de nuit seront sous la barre des 12 degrés Celsius, il faudra penser à rentrer vos plantes tropicales. N’oubliez pas de les inspecter afin de ne pas faire entrer des intrus. Au besoin ou par prévention, vous pouvez les vaporiser avec du savon noir ou avec un mélange maison composé de 10 ml d’huile végétale dans un litre d’eau auquel on ajoute quelques gouttes de savon liquide non parfumé.

Un arbre pour mon quartier

Les résidents de la Ville de Montréal, ainsi que de certaines villes liées, ont jusqu’au 29 septembre pour profiter de la campagne automnale, Un arbre pour mon quartier. Vous pouvez vous rendre sur le site unarbrepourmonquartier.org ou contacter votre éco-quartier. Pour seulement 25$ pour un arbre ou 35$ pour un fruitier, vous pouvez vous procurer un arbre de 1,5 à 2 m.

À lire

La vie secrète des champignons n’est pas un guide d’identification, mais plutôt un livre qui dévoile une dimension cachée du monde dans un langage accessible. Il révèle la véritable nature de ces entités vivantes, qui prennent parfois des configurations inusitées. Un fossile récemment mis au jour a montré que les ancêtres des champignons pouvaient atteindre 6 m avec des troncs de 1 m de circonférence. Partenaires écologiques essentiels, les champignons vivent en symbiose avec près 90 % des plantes et sont d’infatigables décomposeurs de nos déchets. Excellent.