Un jardin d’exception

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Photo: Lise Gobeille Secteur du petit pêcheur, œuvre réalisée par Michel Giroux

En arrivant sur place, nous apercevons François Marcil qui nous attend à l’entrée, souriant et beau avec sa chemise rose et son petit foulard au cou. L’atmosphère est aussitôt agréable et le soleil est au rendez-vous pour la visite du jardin privé de cet homme d’affaires qui ne cherche pas à faire d’éclats, mais plutôt à partager son coin de paradis pour une bonne cause.

Il nous dit, au départ du parcours, avec humilité : « Je suis un autodidacte, j’ai appris par essais et erreurs. » S’il n’est pas un spécialiste, il est clair, dès les premiers pas dans le jardin, que ce philanthrope aime et connaît ses plantes et qu’il possède un don naturel pour l’aménagement.

C’est d’ailleurs avec enthousiasme qu’il nous guide et nous présente ses superbes plantations de pétasites, de pivoines, de lys, de roses, de persicaires, etc., qu’il nous explique que le myosotis (appelée en anglais forget-me-not, ce qui signifie « ne m’oublie pas »), fleur emblème de la maladie d’Alzheimer, pousse naturellement un peu partout dans le jardin, qu’il nous décrit les massifs de pommetiers, en fleurs au printemps, et qu’il nous informe qu’il y a plus de 500 lilas sur le site.

Photo: Lise Gobeille Les pivoines Karl Rosenfeld

« Né dans une ferme à Sainte-Clotilde de Châteauguay, déjà à cinq ans, j’étais sur le tracteur, et j’ai dû toucher à tous les métiers », explique-t-il. Des connaissances qui lui sont utiles, car il réalise la majorité des travaux avec les trois employés qui sont sur place six mois par année. C’est en 1990, lors d’une visite des Jardins des Quatre-Vents dans Charlevoix, dont les fonds amassés vont au centre écologique de Port-au-Saumon, qu’il envisage la possibilité d’ouvrir son jardin au public pour une cause. Touché par le décès, à 60 ans, de la mère du mari de sa fille des suites de la maladie d’Alzheimer, il choisit de soutenir la Société d’alzheimer des Laurentides.

Il entreprend alors sérieusement l’aménagement de l’ancienne ferme des Benoits, achetée en 1983, à Saint-Sauveur. Ses premières plantations, une centaine de rosiers, dont certains sont encore présents, sont inspirées d’un séjour à Ogunquit. On sent l’homme heureux et investi, le sécateur accroché à la ceinture, prêt à le dégainer pour tailler une branche ou se penchant pendant la conversation pour enlever l’indésirable dans la plate-bande.

 
Photo: Lise Gobeille Percée sur la rivière à Simon

Constitué de nombreuses sections, ce jardin vallonné de sept acres se révèle graduellement sous nos yeux avec ses immenses plates-bandes monochromes et ses végétaux matures et diversifiés. Au gré de la visite, on y découvre avec plaisir des sculptures merveilleusement intégrées, un joli pont couvert, une étonnante maison dans les arbres et bien plus encore. Sans oublier la rivière à Simon, qui se pointe ici et là, et qui rend la visite encore plus agréable. Bref, les lieux sont simplement… magnifiques. Pour connaître l’horaire des visites et faire une réservation, rendez-vous à jardindefrancois.com.

Au jardin

Attention, les scarabées japonais sont de retour ! Extrêmement voraces, ces coléoptères, reconnaissables à leur corps brun cuivré et à leurs élytres vert métallique, mesurent environ un centimètre. Parvenus à l’âge adulte, ils se nourrissent de feuilles, de fleurs et de fruits d’une multitude d’arbres, d’arbustes et de plus de 400 espèces d’herbacées. Si vous en voyez dans votre jardin, placez un bol d’eau savonneuse sous ces insectes et faites-les-y tomber. Il existe sur le marché des pièges à phéromones spécialement conçus pour lutter contre cet insecte. Toutefois, nos espaces de jardinage sont généralement trop petits pour que ceux-ci soient efficaces. Résultat : ces pièges attirent davantage cet insecte ravageur dans le jardin. La récolte à la main demeure alors la seule méthode efficace.

Arbres et arbustes fruitiers pour le Québec

Écrit par les propriétaires de la Pépinière ancestrale, ce livre est un excellent outil autant pour le néophyte que pour l’amateur passionné. Les recommandations y sont adaptées à notre climat et, selon votre projet, il vous aidera à faire le meilleur choix de fruitiers et à choisir les cultivars les plus résistants aux maladies. On y donne également de nombreux conseils pratiques pour la plantation, l’entretien, la taille, et des trucs écologiques contre les maladies et les ravageurs.

Marianne Baril et Nicolas Auger, Broquet, Saint-Constant, 2019, 256 pages

20e anniversaire du Festival International des Jardins de Métis

Fantaisistes et colorés, ces jardins, qui ont épaté des milliers de visiteurs, témoignent de la créativité et de l’imagination remarquables des architectes paysagistes, architectes et artistes du Canada et du monde entier. S’ajoutant aux cinq jardins créés l’année dernière sur le thème « Terrain de jeu », six nouveaux projets proposent des espaces imaginatifs où les familles peuvent se rassembler et jouer ensemble. Au total, le site du festival regroupe 28 installations. jardinsdemetis.com