À chacun sa variété de tomate

La diversité de ce qu’on trouve sur le marché est grande.
Photo: Lili Michaud La diversité de ce qu’on trouve sur le marché est grande.

Prendre le premier plant de tomate qui se présente à nos yeux n’est pas toujours judicieux, car la diversité de ce que l’on trouve sur le marché est grande. Le goût, le mode de culture et l’utilisation sont quelques-uns des critères à prendre en considération, le cas échéant. Mieux vaut, puisque vous chérirez la plante une saison complète pour manger ses délicieux fruits, faire le bon choix dès le départ.

Selon Lili Michaud, qui a écrit le livre de référence en la matière, La tomate de la terre à la table, plus de 15 000 variétés de tomates ont été recensées à travers le monde. On répète : 15 000 ! D’ailleurs, au cours des dernières années, la diversité offerte sur le marché québécois s’est multipliée pour le grand plaisir des amateurs.

Voici quelques questions à vous poser pour vous assurer de cultiver celle qui vous convient le mieux. Votre tomate, vous l’aimez sucrée ou acide ? Vous aimez sa chair ferme, fondante ou juteuse ? Quelle couleur vous plaît le plus ? Les rouges et les roses, les jaunes et les oranges ou les pourpres et les noires ? Pour la grosseur, vous les aimez immenses, format pomme ? Ou petite : cocktail, cerise ou mini ? Les jumbos peuvent peser plus de 1 kilo, les poids plume, moins de 5 grammes. Une tranche de la première accommode un sandwich, tandis que les minis se dévorent comme des bonbons. Elles sont parfaites pour les enfants. Si leurs formes vous parlent, il y a les rondes, les aplaties, les ovales, les cylindriques, les petites en forme de coeur, de poire ou de prune, sans oublier les belles grosses côtelées qui, une fois tranchées, ressemblent à une fleur.

Tout l’été durant

Pour une longue saison de récolte, plantez des variétés hâtives, des variétés de mi-saison et des variétés tardives. Ainsi, vous mangerez vos premières tomates vers la mi-juillet et vos dernières vers la fin septembre. Toutefois, si vous vivez dans les régions froides, ne plantez que la hâtive, car votre saison sera trop courte. Si vous cultivez en pot, choisissez des variétés à croissance déterminée, car elles arrêtent de croître à une certaine hauteur, ce qui est préférable pour ce mode de culture. Également, prenez de grands pots, car la tomate demande un bon volume de terre, et ne négligez pas la qualité du sol. Achetez un terreau à légumes qui contient du compost, sinon ajoutez-en. Comme la tomate boit beaucoup, utilisez des pots qui ont une réserve d’eau. Et comme cette plante est gourmande, vous devrez la fertiliser régulièrement.

Pour l’achat de vos plants, allez en jardinerie ou au marché local, vous serez mieux conseillé et vous aurez de la qualité. Sur quelles bases choisir votre plant ? Son feuillage doit être vert foncé, la tige costaude et les entre-noeuds courts. Quand le planter ? Seulement une fois que la température de nuit sera au-dessus de 10 °C. Avant, le plant ne fera que stagner. Où ? Idéalement au plein soleil, sinon le minimum est de huit heures d’ensoleillement.

En association, on plante le basilic et le persil, qui aiment les mêmes conditions, ainsi que des tagètes LittleGem, qui éloignent les nématodes, et des capucines, deux délicieuses fleurs comestibles.

Festival Cultiver Montréal

Jusqu’au 8 juin 2019, le festival Cultiver Montréal, vitrine de l’agriculture urbaine et de l’alimentation saine propose dans quatorze quartiers à travers Montréal des conseils pour bien commencer la saison.

40 plantes médicinales dont 12 aromatiques pour la pharmacie familiale et la table

Avec rigueur, passion et générosité, Diane Mackay partage 30 ans de connaissance accumulés dans ses jardins à Saint-Didace dans Lanaudière sur la culture et la transformation de 40 plantes médicinales, dont 12 aromatiques. Chacune est présentée en six rubriques : historique, botanique, jardinage, usages, en cuisine et précautions. Un excellent livre qui vous aidera à vous garder en santé.

Diane Mackay, éditions Colloidales, Saint-Didace, 2019, 240 pages

Au jardin

Les bourgeons de certains végétaux prennent du temps avant d’éclore au printemps. Ces végétaux donnent l’impression d’être morts, par exemple les hibiscus vivaces débourrent rarement avant juin. Il est donc préférable avant de tailler ou d’arracher une plante, de faire un test tout simple, soit de gratter l’écorce avec son ongle pour voir si les tissus en dessous sont verts. Si c’est le cas, il y a de l’espoir. Au potager dès que possible, on sème : bette à carde, betterave, carotte, épinard, mesclun, panais, navet et pois.