Jardin: la piscine naturelle et l’étang de baignade

L’avantage premier d’une piscine naturelle ou d’un étang de baignade est la qualité de l’eau, s’accordent à dire leurs fabricants.
Photo: Symbiose paysage L’avantage premier d’une piscine naturelle ou d’un étang de baignade est la qualité de l’eau, s’accordent à dire leurs fabricants.

La piscine naturelle et l’étang de baignade donnent la sensation au baigneur de s’immerger dans un lac. Odeur d’eau fraîche, sensation de douceur, paysage verdoyant. Quel rôle y jouent les plantes ? Comme dans un lac, elles filtrent et oxygènent l’eau afin de la garder limpide. En plus, ce joli espace de baignade s’intègre avec harmonie au jardin et crée un écosystème agréable à observer.

Comment s’organise et fonctionne cet espace ? En bref, on y retrouvera trois ou quatre zones. En premier lieu, il y a une zone pour la baignade, qui sera plus ou moins profonde selon votre budget, mais dont le minimum de profondeur sera un mètre. On y trouvera, comme pour une piscine classique, une écumoire, un filtre de sable ou un filtre biologique composé de roches et de micro-organismes.

Vient ensuite la zone de filtration, qui est l’équivalent d’un marais filtrant, où entrent en jeu les plantes. Dans cette partie moins profonde, l’eau circule lentement afin que les plantes épuratives puissent faire leur travail. C’est avant tout grâce aux milliers de bactéries accrochées aux racines de ces plantes que l’eau est purifiée. Ces micro-organismes absorbent les résidus organiques, les transforment en éléments nutritifs qui sont assimilés par les plantes.

En troisième lieu, on trouve une zone d’oxygénation de l’eau, généralement créée par une cascade et/ou une chute. Précisons que les plantes, grâce à leur système racinaire, jouent également un rôle à ce niveau.

Enfin, la dernière zone, celle de régénération, est facultative. C’est une aire de plantation favorisant l’intégration de l’espace de baignade à son environnement. On y plante, par exemple, des plantes décoratives, comme les nénuphars qui apporteront de l’ombre au plan d’eau.

Avantages et inconvénients

Jean Brûlé, d’Aquadesign (étang de baignade), et Guy Gosselin, de Symbiose Paysage (piscine naturelle et étang de baignade), sont du même avis, l’avantage premier est la qualité de l’eau. Une eau vivante, sans produit chimique, donc sans risque pour la santé et, à la limite, que l’on peut boire. Le deuxième est la création d’un écosystème qui favorise la présence de la faune locale : oiseaux, libellules, grenouilles… Et le troisième est le peu d’entretien que cela requiert. On nettoie les plantes au cours de la saison, on les taille à l’automne et, au besoin, on couvre le bassin d’un filet pour récolter les feuilles. Pour la préparation hivernale, il suffit de vider les tuyaux de filtration.

Photo: Symbiose paysage

Quant aux inconvénients, le premier est le maintien d’une température d’eau plus fraîche, autour de 24 °C, qui ne plaît pas à tous. Le second est l’apparition à l’occasion, lors de périodes de canicule, d’épisodes d’algues qui se contrôlent néanmoins facilement. Enfin, le dernier inconvénient est la cohabitation avec la faune, telles les grenouilles, qui incommodent certains baigneurs.

Coût

La piscine naturelle est un produit de luxe, explique Guy Gosselin. « Pour une piscine de béton avec marais filtrant, on doit compter 75 000 $ et plus, mais les étangs reviennent à un prix beaucoup plus raisonnable. » À ce propos, voici une estimation de Jean Brûlé : « La réalisation d’un étang de 4,5 mètres sur 4,5 mètres, de 1 mètre de profondeur, incluant les chutes et le marais, tourne autour de 16 000 à 17 000 $, soit environ le prix d’une piscine creusée. » Et, ajoute-t-il du même souffle, « oui, une piscine classique peut être transformée en piscine naturelle ».

Au jardin

Si vous remarquez que votre pelouse a quelques zones dégarnies, ne les négligez surtout pas. Entre la mi-mai et la mi-juin, c’est la période idéale pour faire un semis et ainsi empêcher les indésirables de s’installer sur votre pelouse. Si vous souhaitez plus d’information pour l’entretien de votre pelouse, je vous recommande le site Pelousedurable.com. Quelques jardineries vendent encore des arbres et des arbustes à racines nues. Économiques et faciles à transporter, ces végétaux sont offerts uniquement maintenant, car ils doivent être plantés avant le débourrement des bourgeons. Profitez-en !

Suggestion de lecture

Difficile de trouver un livre plus complet sur la culture en pot, qui deviendra, je n’en doute pas, l’outil de référence pour la culture des légumes, des fines herbes et des fleurs comestibles sur les balcons et les terrasses. Aéré et pourvu de nombreux encadrés et de pastilles d’information ainsi que d’une multitude de photos, il est agréable et facile à consulter. Pots de culture, terreau, rotations, parasites et récoltes : rien n’a été négligé, et on trouve en plus une cinquantaine de fiches pour les légumes les mieux adaptés pour ce mode de culture.

Le potager en pot
Bertrand Dumont, Éditions Multimondes, 2019, 288 pages

Distribution de compost à Montréal

Les Montréalais sont invités à se présenter, pelle et contenants en main, les samedi 11 et dimanche 12 mai 2019, de 8 h à 18 h, au Complexe environnemental de Saint-Michel, au 2235, rue Michel-Jurdant. Une preuve de résidence doit être fournie.