Un écran de verdure

Un écran végétal
Photo: Lise Gobeille Un écran végétal

Vous aimez vos voisins, mais vous aimeriez un peu d’intimité ou voudriez délimiter votre espace : l’écran en branches de saules et la haie de saules sont deux options tout à fait appropriées. Original, l’écran forme une clôture ajourée qui peut être installée autant sur un balcon qu’au jardin. Quant à la haie, peu coûteuse et peu sensible aux maladies et aux insectes, elle atteint incroyablement presque deux mètres en un an.

Le plaisir avec l’écran et la haie, c’est qu’ils sont faciles à réaliser soi-même. Voici comment on s’y prend. D’abord, pour l’écran, on doit préparer le terrain de plantation ou le bac, car les tiges doivent être plantées dans les 48 heures après leur réception. Sinon, la reprise risque d’être compromise. Ensuite, la technique de montage est passablement simple. En bref, on plante des tiges de plus gros calibre aux extrémités qu’on relie avec un fil de fer. Entre les deux tiges, on enfonce en angle, tous les 20 cm, une fois vers la droite, une fois vers la gauche deux tiges de saules. Puis, on les entrecroise à partir du bas jusqu’à la hauteur désirée et on les taille. Au besoin, on utilise des attaches pour solidifier le tout. Enfin, une fois par année, à l’automne, on taille les branches à 3 cm de la tige principale. Pour ceux qui préféreraient l’acheter tout fait, l’écran végétal se vend en bac dans certaines jardineries, mais il faudra y mettre le prix.

Pour la haie, à la différence de l’écran, on plante des boutures. Donc, si le lit de plantation n’est pas prêt à la réception, on peut facilement les réfrigérer. La plantation se fait sans effort, car on enfonce simplement les boutures aux trois quarts, bourgeons vers le haut, à une distance de 30 cm sur le rang et à 15 cm entre les rangs. Afin d’obtenir une haie dense, Mario Allard, des Écrans verts, conseille de receper la haie les premières années pour favoriser la ramification des branches. Il recommande également l’utilisation de l’espèce Salix miyabeana, car elle est peu sensible aux maladies et aux insectes.

Photo: Les Écrans verts Une clôture tressée

Deux points importants : d’abord, ces projets se réalisent au printemps seulement, parce qu’on travaille avec des tiges et des boutures ; enfin, on doit pouvoir arroser amplement et régulièrement et planter les saules au soleil, sinon ils ne seront pas, disons, heureux. Voilà ! Maintenant que vous savez comment faire, vous vous demandez sûrement où vous procurer des tiges ou des boutures. Dans la région de Montréal, on en trouve aux Écrans verts. Dans la région de Québec, rendez-vous à Enviro-saule. Bon projet !

À lire

Des fraises, des framboises, des poires, des kiwis et des gojis cultivés en ville, en pot ou dans le jardin, voici le sujet du dernier livre, Le jardin fruitier, de Bertrand Dumont. Avec clarté, il guide le jardinier à travers les différentes étapes et techniques de sa culture et propose des cultivars adaptés à notre climat. Pour le contrôle des insectes et des maladies, il encourage la biodiversité à s’installer au jardin et suggère des produits naturels. Quant à la taille, parfois vue comme un casse-tête, il l’explique et la simplifie pour la rendre accessible. Son message en résumé : cultivons dans le plaisir des fruits succulent et frais pour la maisonnée.

 

Le jardin fruitier. Facile et naturel
Bertrand Dumont, Multimondes, Montréal, 288 pages

Une sortie au Château

Le Château Ramezay, dans le Vieux-Montréal, vous invite à découvrir ses jardins du passé et à explorer comment vous pouvez contribuer à verdir votre environnement. Les ateliers interactifs Vert le Vieux-Montréal sont offerts gratuitement tous les samedis jusqu’au 26 mai de 13 h à 16 h. Beau temps, mauvais temps.

Au jardin cette semaine

Le printemps, c’est le bon moment pour déplacer la vivace qui n’est pas au bon endroit, l’arbuste rendu trop gros ou le petit arbre tout coincé dans le fond de l’aménagement. Vous voulez donner une division de votre vivace préférée à votre belle-fille, c’est aussi un excellent temps pour le faire, sauf pour les pivoines, les iris barbus et les pavots, qui eux préfèrent qu’on les divise au mois d’août.

 

Planète Jardin


Planète Jardin est une nouvelle revue réalisée au Québec pour les jardiniers du Québec. Elle est magnifique, je l’adore et la dévore aussitôt que je la reçois. Je vous la conseille fortement.