Les nouveautés 2012 de Sélection réserve naturelle

<em>Aloysia virgata</em> dégage un parfum enivrant.
Photo: Albert Mondor Aloysia virgata dégage un parfum enivrant.

Une initiative d’Albert Mondor, horticulteur bien connu au Québec, le programme Sélection Réserve naturelle vise à faire connaître des plantes d’ailleurs. Évaluées par un comité de professionnels, au Jardin botanique de Montréal, au Jardin Roger Van den Hende et au Jardin Daniel A. Séguin, ces espèces proviennent de différentes régions du monde. Sélectionnées pour leur floraison ainsi que pour leur feuillage décoratif, elles donneront une note singulière et audacieuse à vos aménagements !

Acalypha queue-de-chat (Acalypha hispida)


Une vedette en soi, cette plante doit être placée bien en valeur. Elle est originaire de la Malaisie, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et quelques autres îles d’Océanie. Dans son milieu naturel, elle peut atteindre jusqu’à 3 mètres de hauteur, mais ici sa taille maximum sera de 50 cm de haut et de 35 cm de large. Surnommées aussi « plantes chenilles », ces longues inflorescences rouges retombantes sont spectaculaires. En pot ou en pleine terre, au soleil ou à l’ombre légère et placée dans un endroit chaud, elle fleurira tout l’été. En septembre, on la met à l’intérieur, car cette plante tropicale n’aime guère les températures sous les 10 degrés Celsius. Dans la maison, elle poursuivra sa floraison tout l’hiver, un soutien moral pour les journées grises. L’acalyphase reproduit par boutures, car les longues chenilles ne sont portées que par les plants femelles. Mise en garde : tout comme le poinsettia, l’acalypha fait partie de la famille des euphorbiacées et son latex est irritant pour certaines personnes.

 

Aloysia (Aloysia virgata)


L’aloysia est prisée pour son parfum, un hybride entre le gardénia et le jasmin avec une légère note de muguet. Continuellement en fleurs, ce petit arbuste attire les papillons et les colibris. Originaire d’Amérique du Sud, il est présent principalement en Argentine, en Bolivie, au Brésil, au Paraguay et au Pérou. Dans son milieu d’origine, il atteint de 3 à 5 mètres, mais ici, on doit se contenter de 70 centimètres. Puisqu’il n’est pas rustique, on le cultive comme une annuelle. Il est recommandé de le cultiver en pot, au soleil dans un sol riche et drainé.

 

Russelia ou plante corail (Russelia equisetiformis)


Son feuillage retombant, léger et fin semblable à celui de la prêle est intéressant. Ses fleurs tubulaires rouges et riches en nectar attirent les colibris et les papillons. Indigène au Mexique, elle s’est naturalisée aux États-Unis, où elle croît dans quelques États du Sud, comme la Floride. Au Québec, on l’utilise comme une annuelle en combinaison avec d’autres plantes. Son port retombant est approprié pour la culture en pot, en jardinière ou en boîte à fleurs. Elle préfère un substrat bien drainé, tolère la sécheresse, mais pas l’humidité excessive. Elle donnera son plein rendement au plein soleil, où elle atteindra une taille de 30 cm par 45 cm.


Séneçon serpent (Senecioserpent, syn. Curio ficoides)


Décoratif, le séneçon a de jolies feuilles cylindriques d’un bleu grisâtre. Son aspect graphique convient particulièrement bien aux aménagements modernes. Originaire de l’Afrique du Sud, principalement de la région du Cap, il croît dans les fynbos, également nommés maquis. Cette région, sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, est limitée à une mince zone côtière et montagneuse, caractérisée par des sols pauvres, secs et souvent acides. On y trouve une biodiversité végétale remarquable. Le séneçon résiste bien à la sécheresse, aime le soleil, mais tolère la mi-ombre. Il se cultive en platebande dans tous les types de sol et est particulièrement mis en valeur en contenant. Il dépasse rarement 30 cm de haut et s’étale sur 40 cm. À l’automne, il produit de petites fleurs blanches. Heureux à l’intérieur, on le rentre avant les gels et lui dédie une place au soleil préférablement.


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Ces espèces sont en vente aux endroits suivants :


Jardinière Saint-Louis

2083, chemin Saint-Louis, Saint-Lazare, 450 455-5608, jardiniere.ca


Le Cactus fleuri

1850, rang Nord-Ouest, Sainte-Madeleine, 450 795-3383, cactusfleuri.com


Les Introuvables

5944, route Sainte-Geneviève, Québec, 418 845-9950, bernard.dominic1920@bell.net

(sur rendez-vous seulement)


Marché du printemps au Jardin Daniel A. Séguin

18, 19 et 20 mai 2012, 3211, rue Sicotte, Saint-Hyacinthe, itasth.qc.ca/jardindas


Les trouvailles champêtres du Jardin botanique Roger-Van den Hende

10 juin 2012, Université Laval, pavillon de l’Envirotron, local 1227, 2480, Hochelaga, Québec, 418 656-3742, www.jardin.ulaval.ca


Rendez-vous horticole du Jardin botanique de Montréal

25, 26 et 27 mai 2012, 4101, rue Sherbrooke Est, Montréal, 514 872-1400,
www2.ville.montreal.qc.ca/jardin


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AU CALENDRIER

PlantCatching


Vous avez des plantes à donner, vous recherchez des bulbes, des vivaces ou des semences ? Consultez le nouveau site Internet PlantCatching. Il a été conçu pour mettre en lien les gens qui aiment jardiner et qui désirent partager et acquérir des plantes. Simple d’utilisation, on inscrit notre don sur le site en indiquant le type de végétaux, l’ensoleillement requis, la couleur des fleurs et le type de don. Puis, vous étiquetez la plante, qui est ainsi prête à être donnée. Il y a trois façons de procéder ; la façon publique : vous déposez la plante, par exemple devant la maison, et vous n’avez pas de contact avec l’acquéreur ; la façon semi-publique : l’acquéreur suit les instructions du donateur pour avoir accès à la plante ; enfin, la façon privée permet la rencontre entre les individus. L’idée derrière ce site est de créer un réseau de jardiniers dans son quartier pour fraterniser, économiser et partager. Le succès de cette initiative dépend du nombre d’utilisateurs : plus il y aura d’offres, plus le site deviendra intéressant.

 

Toits et murs verts : constat et perspectives


Le 31 mai prochain aura lieu le colloque annuel de la Société québécoise de phytotechnologie, dont le thème sera « Toits et murs verts : constat et perspectives ». Des experts internationaux se joindront aux spécialistes d’ici afin de jeter un regard à la fois lucide et réaliste sur le sujet. En complément au programme de conférences, des visites virtuelles en direct de toits verts en Suède et à Chicago sont aussi prévues. Le colloque se déroulera à l’amphithéâtre Henry Teuscher du Jardin botanique de Montréal.


Pour inscription et programme complet : phytotechno.com/colloque2012


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Petits arbres


Voici un bel ouvrage sur les bonsaïs qui démystifie cet art séculaire né en Chine et développé au Japon. Il saura vous guider dans votre apprentissage ainsi que dans le choix d’un bonsaï et son entretien. Il est agréable à consulter, sa présentation graphique est belle et aérée. De plus, l’utilisation du caractère gras et de nombreux tableaux permet de trouver l’information rapidement. Il comporte d’excellentes photos explicatives et des dessins représentant les différentes formes d’arbres. On y explique comment arroser, fertiliser, contrôler les maladies et les insectes, et bien plus encore. Et si la création de votre propre bonsaï vous intéresse, les différentes étapes nécessaires pour y arriver y sont clairement abordées. Très pratique, le dernier chapitre est consacré aux fiches techniques qui expliquent l’entretien des espèces les plus courantes. Excellent petit livre qui plaira autant au néophyte qu’à l’amateur.

 

Les bonsais

Variations jardin, L’Ami des jardins, éditions Solar, 94 pages