Horticulture à la page

Photo: Agence Reuters Alessia Pierdomenico

Les livres sont d'excellents outils, et comme une binette ou une truelle, ils sont essentiels à l'horticulteur. On y retourne souvent et ils deviennent nos références. Le choix est grand et on en trouve de tous les genres: encyclopédies, livres d'art, guides, etc. En voici trois: une bible et deux guides.

Guide de l'eau au jardin
Lili Michaud, avec la collaboration d'Edith Smeesters
Éditions Multimondes
2011, 149 pages, 18,95 $

Ce livre suscite une réflexion nécessaire sur la consommation de l'eau en horticulture. Dans le premier chapitre, «L'eau, une richesse à préserver», on parle de la disponibilité, de l'utilisation et de la gestion de l'eau en général. Ensuite, Edith Smeester aborde le rôle de l'eau chez les plantes et explique comment en minimiser les besoins.

Puis, on fait le tour des récupérateurs d'eau commerciaux et on donne des techniques simples pour s'en fabriquer un soi-même. Enfin, le livre contient des conseils judicieux pour une utilisation adéquate de l'eau, autant au jardin que chez soi.

Lili Michaud est agronome spécialisée en pratiques écologiques urbaines. Après Le Jardinage écologique, Tout sur le compost et Mon potager santé, elle propose cet excellent guide sur la gestion de l'eau au jardin.

Edith Smeesters, diplômée en biologie, est porte-parole pour Équiterre et membre du prestigieux Cercle des Phénix. Elle a écrit plusieurs livres sur l'horticulture écologique et sa renommée dépasse largement nos frontières.

La Bible des vivaces du jardinier paresseux

Tome 1
Larry Hodgson
Édition Broquet
2011, 624 pages, 39,95 $

La philosophie de Larry Hodgson est de rendre le jardinage moins exigeant et moins éreintant. Il prêche l'autocompostage et recommande uniquement des vivaces faciles d'entretien et résistantes aux maladies. Dans la section 1, il donne des conseils sur l'utilisation des vivaces, puis explique comment réaliser une platebande d'entretien minimal. On renseigne sur la multiplication des vivaces, sur leur culture en pot et sur les maladies et insectes les plus courants.

Dans la section 2, on présente d'abord les vivaces vraiment sans entretien, ensuite les vivaces à entretien minimal, puis celles à floraison prolongée. Pour chacune, on trouve un tableau qui donne en un coup d'oeil les informations de base sur ce genre, puis un texte descriptif et informatif. On y présente aussi, pour chaque genre, des espèces et leurs cultivars. Le livre est très bien illustré, sa facture graphique est belle. Il est bien documenté et facile à consulter.

Larry Hodgson est journaliste horticole autodidacte. Il signe plusieurs chroniques, entre autres dans le quotidien Le Soleil de Québec, et il a écrit plus de 30 livres. Il tient aussi des chroniques horticoles à la radio de CKIA FM et à Radio Ville-Marie.

Jardins d'eau. Projets étape par étape
Guide Réno
Éditions Broquet
2010, 112 pages, 16,95 $

Pour réussir l'installation d'un jardin d'eau, mieux vaut avoir un bon guide, et celui-ci expose clairement chaque étape en détail avec des photos à l'appui. D'abord, on voit la planification de l'étang et on présente les différents matériaux disponibles. Puis, on montre la réalisation d'un étang, d'une cascade ou d'un ruisseau. On y parle aussi des fontaines, de l'éclairage et de la fabrication de ponceaux. Le contrôle de la qualité de l'eau, qui est un sujet crucial, est bien couvert. Finalement, on décrit l'entretien saisonnier et on suggère une sélection de poissons et de plantes pour aménager le plan d'eau. Ce guide est pratique et clair. Son défaut, c'est sa facture graphique un peu désuète.Aux petits soins de ses tomates

Afin de favoriser le mûrissement des tomates, quatre semaines avant le premier gel, on élimine les grappes de fleurs dans le haut du plant. Pour les tomates cerise, on peut attendre encore un peu, car elles mûrissent plus vite. Certains plants de tomates sont très affectés par les maladies fongiques actuellement. Les conditions climatiques saisonnières et le dépérissement naturel des vieilles feuilles en sont les causes. Par chance, les maladies foliaires en fin de saison sont peu inquiétantes.

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Aux petits soins de ses tomates

Afin de favoriser le mûrissement des tomates, quatre semaines avant le premier gel, on élimine les grappes de fleurs dans le haut du plant. Pour les tomates cerise, on peut attendre encore un peu, car elles mûrissent plus vite. Certains plants de tomates sont très affectés par les maladies fongiques actuellement. Les conditions climatiques saisonnières et le dépérissement naturel des vieilles feuilles en sont les causes. Par chance, les maladies foliaires en fin de saison sont peu inquiétantes.

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Conseils du jardinier

Au cours de l'été, on relaxe, on admire les platebandes et on fait le minimum d'entretien. Mais à partir de maintenant, c'est fini, le farniente! Les températures sont idéales pour jardiner et les nuits fraîches favorisent l'enracinement; voilà donc un bon temps pour les travaux horticoles.

Au potager

Semis

On peut encore semer les épinards et la mâche, une verdure peu connue, au goût agréable. De plus, elle contient une grande quantité de vitamines C et E et de la béta-carotène, tous des antioxydants. Une verdure intéressante pour contrer le vieillissement! Elle est également riche en vitamine B9, en fer et en oméga 3.

Cucurbitacées

En ce moment, on remarque beaucoup de blanc et d'autres maladies foliaires sur les cucurbitacées (citrouilles, concombres, courges, etc.). Le réseau d'avertissement phytosanitaire explique que, lorsque le fruit a atteint sa taille optimale et qu'il commence à mûrir, le feuillage meurt de façon naturelle. À ce stade, il devient moins utile au développement du fruit.

Si vos plants de cucurbitacées sont fanés malgré la pluie ou l'arrosage, ils sont atteints d'une maladie nommée flétrissement bactérien. Cette maladie est transmise par la chrysomèle rayée. Il n'y a malheureusement rien à faire.

Quand récolter la courge poivrée?

La couleur de la courge au point de contact avec le sol est un bon indice visuel. Lorsque la courge est mature, cette zone prend une teinte orangée.

Crucifères et céleri

Dans le cas des crucifères (chou vert, brocoli, chou-fleur, etc.), surveiller les larves de la piéride du chou et de la fausse teigne et vaporiser au Bt (Bacillus thuringiensis) au besoin. Pour obtenir un pied de céleri blanc et tendre, on doit butter celui-ci 15 jours avant la récolte.

Au jardin

Pivoines

De septembre aux premières gelées, on divise et transplante les pivoines. Mais le plus tôt est le mieux, car la plante aura le temps de bien s'implanter avant l'hiver. On obtient une meilleure floraison si les pivoines sont plantées au soleil; à la mi-ombre, les tiges auront aussi tendance à être moins rigides. Le sol doit être profond, bien drainé, et avoir une bonne quantité de matière organique. On creuse un trou de bonne dimension et on ne met pas plus de 5 cm de sol sur les bourgeons dormants, sinon on n'obtient que du feuillage.

Vivaces

On divise les vivaces qui montrent des signes de dépérissement, celles dont le centre de la talle est vide ou dont la floraison est moins vigoureuse. On en profite pour multiplier les vivaces et en faire des rappels ailleurs dans les platebandes. On obtient ainsi un effet harmonieux.

Arbres et arbustes

La fin de l'été et l'automne sont une excellente période pour la plantation des arbres et des arbustes. Mais on n'oublie pas: le bon arbre au bon endroit, hauteur, largeur, rusticité, etc., plusieurs facteurs doivent être considérés.

Calendrier

Le samedi 27 août, de 14h à 16h: une conférence sur la préparation et l'utilisation de solutions biologiques pour contrer les ravageurs au jardin, par Jean-Claude Vigor, horticulteur. Entrée libre et gratuite.

Au jardin thématique Culture amérindienne, 1850, rue Saint-André, organisé par Sentier urbain.