Vivre en ville comme dans un jardin

Alice Mariette Collaboration spéciale
Photo: Devmont

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Un parc, six bâtiments résidentiels d’une dizaine d’étages, une tour de bureaux et un hôtel remplaceront bientôt l’ancienne usine Armstrong. Le vaste projet Westbury, à la croisée du secteur Le Triangle et de Mont-Royal, devrait voir le jour d’ici 2022 au coeur de ce quartier en pleine expansion.

Avec une surface de 370 000 pieds carrés et un coût évalué à 250 millions de dollars, le projet Westbury est actuellement le plus grand projet de revitalisation à Montréal, selon Marc Lefort, vice-président aux ventes et au marketing du promoteur Devmont. Déjà à l’origine des deux complexes Rouge Condominiums et Côté-Ouest dans le même quartier, Devmont a assuré la conception de ce nouveau projet, qui prend place sur le terrain de l’ancienne fabrique de planchers Armstrong, fermée en 2010.

Un secteur en pleine effervescence

« Les gens viennent ici pour la qualité, mais aussi parce qu’ils savent que, pour leur investissement, ils auront une augmentation de la valeur des propriétés », pense M. Lefort. Il voit d’ailleurs l’ouverture prochaine du Royalmount — qui devrait abriter un centre commercial, des bureaux, des hôtels, des salles de cinéma et de spectacle — ainsi que la revitalisation de l’ancien hippodrome d’un très bon oeil. Pour lui, ces changements majeurs dans le quartier vont donner au projet Westbury beaucoup de valeur.

« Il s’agit d’un quartier semi-établi, détaille le vice-président. Avec ces nouveaux développements, le mieux est de venir investir maintenant, car une fois que le quartier sera établi, la prise de valeur va exploser. » Le projet Westbury prévoit en plus des épiceries, des pharmacies ou encore des garderies, et M. Lefort indique qu’il est actuellement en négociation avec une clinique privée. « Il sera donc possible d’être proche de tout, ce qui manque actuellement à ce quartier », ajoute-t-il.

Photo: Devmont

Un autre atout de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce que chérit le promoteur est sa mixité culturelle. « On me demande souvent quel est notre type de clientèle, mais je dois toujours répondre que nous n’en avons pas vraiment, explique M. Lefort. Nous avons des clients d’âges divers et d’origines différentes, des Québécois, mais aussi des gens de partout dans le monde : d’Asie, d’Amérique latine, d’Europe, d’Afrique… Un beau mélange de culture, qui représente bien Montréal. »

Urbanité et nature

Les 112 condos de la première tour, Primma Condominiums, seront mis en vente dès le 22 avril lors d’une soirée VIP, puis le 6 mai auprès du grand public. Phase initiale du projet, sa construction devrait débuter fin 2017, après la démolition de l’ancienne usine. La livraison de ces premières habitations est prévue pour début 2019. Puis, les phases suivantes s’enchaîneront, avec une seconde tour similaire de 112 unités et deux autres de 150 appartements chacune, pour un total de 550 condos. La livraison du tout, incluant l’hôtel, les bureaux et commerces, est prévue pour la fin de l’année 2022.

Du studio de 500 pieds carrés au penthouse de 1600 pieds carrés, Marc Lefort indique qu’il y aura des appartements « pour tous les goûts ». Plusieurs 3 ½ , 4 ½ et 5 ½ seront aussi offerts, avec des surfaces variables. Les prix vont de 190 000 $ pour un studio à près de 700 000 $ pour les penthouses avec terrasse. « Nous avons aussi plusieurs unités de 200 000 $ à 300 000 $ », précise-t-il.

Pour ce projet, Devmont a souhaité mettre l’accent sur les espaces verts, afin de pouvoir « vivre en ville dans un jardin ». Avec un parc de 40 000 pieds carrés et des dizaines d’arbres en plein coeur du projet, il y aura un maximum de verdure dans cet espace très urbain, situé près de grands axes routiers. « L’idée est de faire une grande place de rassemblement, pour que, quand les gens sortent de leur bureau ou de leur condo, ils puissent se promener ou se détendre dans le parc », décrit M. Lefort.

Cet espace vert est en fait le noyau du projet, puisque tout le design s’est dessiné autour de lui. « Nous voulions vraiment montrer que l’on peut avoir une vie urbaine tout en gardant des espaces verts, précise M. Lefort. Une fois la taille du parc décidée, en accord avec la Ville, nous avons fait pousser nos tours autour. »

Par ailleurs, Devmont prévoit de réserver les deux derniers immeubles pour des logements sociaux et abordables. « Il y a aussi un besoin pour des gens qui ne souhaitent pas acheter », affirme M. Lefort, en précisant qu’il ne possède que peu d’information sur ce sujet pour le moment. Par ailleurs, une entente a déjà été signée avec une chaîne d’hôtels très connue, tandis que la location des bureaux n’a pas encore commencé.