Raftman : pour vivre en toute quiétude

Émilie Corriveau Collaboration spéciale
Photo: Fournies

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

En quête d’un mode de vie sans grandes responsabilités, de plus en plus de baby-boomers québécois font chaque année le choix de vendre leurs grandes maisons pour devenir locataires. Très conscient de cette tendance, le développeur immobilier Maître carré a récemment décidé de se lancer dans l’univers du marché locatif. Son premier projet du genre, le Raftman, a été conçu pour répondre aux besoins d’une clientèle avide de quiétude et de liberté.

C’est à Sainte-Catherine en Montérégie, sur le boulevard Marie-Victorin, que sera construit le projet Le Raftman. Situé sur les berges du Saint-Laurent, il sera aménagé dans un cadre idyllique.

« Le terrain est vraiment très bien situé », souligne d’entrée de jeu Mélanie Quintal, directrice du marketing chez Maître carré.

« Il est sur le bord de l’eau et il est ceinturé d’arbres, poursuit-elle. Il est à quelques pas de la piste cyclable. Il est aussi tout près du RécréoParc et de sa magnifique plage. C’est vraiment un endroit très pittoresque. »

Comprenant 48 logements locatifs modernes, le Raftman sera construit en une seule phase. Il se déclinera en deux bâtiments qui s’élèveront respectivement sur trois et quatre étages. Ceux-ci seront réunis par une passerelle de verre qui se déploiera sur deux niveaux.

« On ne voulait pas que l’immeuble forme un gros bloc massif, alors on a décidé de créer deux îlots réunis par une passerelle, explique Mme Quintal. Le soir, l’effet sera super intéressant, parce que ça créera un corridor lumineux. »

Les appartements du Raftman sont de dimensions variables. Les plus petits, qui ne comprennent qu’une chambre, se déploient sur 700 pi2, alors que les plus grands, qui comptent 4 ou 5 pièces, ont des superficies d’au moins 900 pi2. Tous seront dotés d’un grand balcon ou d’une terrasse.

L’endroit comptera peu d’espaces communs. Au sous-sol, un atelier d’entretien pour les vélos sera aménagé, de même qu’un espace lave-auto. Des bornes de ravitaillement y seront également installées pour permettre aux résidants de charger leur voiture électrique. Une cour intérieure accessible à tous s’ajoutera à l’ensemble.

« On voulait s’éloigner du concept de condos avec plein d’aires communes, signale Mme Quintal. On a préféré miser sur la qualité de vie et le confort des appartements. »

Même s’ils ont été conçus pour plaire aux baby-boomers en quête de liberté et de quiétude, les appartements du Raftman n’accueilleront pas que des locataires aînés.

« Au départ, on visait vraiment une clientèle de 55 ans et plus, parce que beaucoup de gens de cet âge souhaitent quitter leur grande maison pour aller habiter dans des appartements plus petits, sans pour autant compromettre leur qualité de vie. Rapidement, on s’est aperçus que notre clientèle serait plus diversifiée que ce que nous avions prévu. En fait, depuis qu’on a lancé le projet, on a des demandes de gens de différents groupes d’âge. Ce qu’ils ont tous en commun, c’est de rechercher la quiétude. Ils veulent tous vivre dans un endroit vraiment calme, neuf et sans tracas », confie Mme Quintal.

Fait intéressant, les animaux de compagnie seront acceptés au Raftman. Des aménagements particuliers leur seront même réservés.

« Beaucoup de gens aiment avoir un chat ou un chien, relève Mme Quintal. C’était important pour nous de respecter ça, d’autant plus que plusieurs de nos locataires vivront seuls. […] Pour répondre à leurs besoins, on va aménager un espace canin au sous-sol. Ça permettra aux locataires de nettoyer les pattes de leur animal après leurs promenades. On va aussi installer des distributeurs de sacs pour s’assurer que les propriétaires de chiens puissent ramasser les besoins de leur animal en tout temps autour du bâtiment. »

Coûts et échéancier

Louer un 3 ½ au Raftman coûtera au minimum 950 $ par mois. Pour ce prix, les locataires auront aussi droit à un espace de stationnement intérieur. Les 4 ½ seront pour leur part offerts à partir de 1250 $. Les premiers locataires pourront emménager dès juillet.


Pourquoi Le Raftman ?

Si Maître carré a fait le choix d’appeler son nouveau projet locatif Le Raftman, c’est qu’il souhaitait rendre hommage à Aimé Guérin, un personnage important de Sainte-Catherine. Né en 1832, ce dernier exerçait le métier de draveur. Il était si habile à descendre les rapides du Sault-Saint-Louis que son nom était connu de tous dans la région. Parce qu’il était le cageur le plus expérimenté et le plus respecté de son temps, il s’est mérité le surnom de Vieux prince. Pour évoquer son histoire, Maître carré a choisi d’utiliser le terme raftman qui, à une autre époque, était largement utilisé pour désigner les draveurs. Dans le même esprit, pour illustrer son projet, le développeur a adopté un logo représentant un flotteur de bois. Celui-ci sera reproduit dans le hall d’entrée de l’immeuble locatif.